|
L'En Dehors et vous
![]() Crée le 18 mai 2002 Pour nous contacter : endehors(a)no-log.org Comment publier un article sur le site ? Comment publier un commentaire à un article ? Charte du site D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Nos références ( archives par thèmes ) Pour vos agrégateurs: Flux RSS 651.504 lecteurs en 2006 804.265 lecteurs en 2007
Moteur de recherche interne
avec Google
Soutien
Vous pouvez aider à régler les frais d'hébergement sur le serveur, en commandant nos brochures :
Les éditions de L'En Dehors
Rubriques
Actualité
Culture Ecologie Economie F Haine International L'En Dehors d'Armand Le privé est politique Nouvelles du site Pour comprendre Projets alternatifs Social Technique Vidéos et audios colonies et communautés anarchistes
Zone Autonome de Traductions
La page des traducteurs et traductrices
Green anarchy en français Anaïs sa dernière traduction : La raison pour laquelle la misère aime la compagnie Blackjack sa dernière traduction : La loi de profilage idéologique de 2007 Borogove sa dernière traduction : De l'indépendance d'Indymédia Flugute sa dernière traduction : Le Féminisme comme le Fascisme par Bob Black Gallizour sa dernière traduction : Un conte personnel de Gaza, Le terrorisme et Importants Médias Gast sa dernière traduction : L'anarchisme et la question sexuelle klaptomèdre sa dernière traduction : Emma Goldman : L'hypocrisie du puritanisme Lazy cat sa dernière traduction : Jouez farouchement ! Nos vies sont en jeu ! Mouton sauvage sa dernière traduction : De la neutralité de la technologie Provisoire sa dernière traduction : Brian rencontre le F.P.J. sur le Forum Rokakpuos sa dernière traduction : Mais quelle supposée faiblesse ? Satya sa dernière traduction : Silence de John Zerzan Stéphanie sa dernière traduction : Les victimes de la Morale (Emma Goldman) Totof sa dernière traduction : Fracasser la boîte de Petri Zaphod sa dernière traduction : L' Autoroute de Roswell Autres traducteurs et traductrices
Liens
![]() Pour écouter Radio libertaire en direct, cliquez ici ![]() Ephéméride anarchiste ![]() Cathy Ytak, le blog Divergences La presse anarchiste Autres liens
Session
|
![]() Provos
Lu sur La presse anarchiste :
"A Amsterdam, avril 1965, « le mouvement provo démarra avec quelques étudiants et ouvriers anarchistes… nous voulions créer un mouvement dirigé vers ce que nous appelâmes plus tard le provotariat, qui comprend tous les étudiants, artistes, beatniks, mods, rockers, … qui sont déjà en révolte à leur façon mais qui n’ont pas encore de conscience politique, donner cette conscience politique était notre tâche. A partir d’avril 1965, Provo est monté en flèche de façon stupéfiante. Nos principes d’organisation sont entièrement anarchistes : aucune hiérarchie, seulement la spontanéité ; tous ceux qui rejoignirent le mouvement l’influencèrent un peu avec leur personnalité et leurs nouvelles idées. Je pense que c’est cet aspect qui a rendu Provo aussi attrayant aux jeunes de toutes sortes. » (Martin Lindt).Dans l’éclosion assez prolifique de groupes provos, à la suite de celui d’Amsterdam, on peut discerner les constantes suivantes : le provo-isme, la provocation, le provotariat : – « Provo considère l’anarchisme comme la source d’inspiration de sa résistance. Provo désire rénover l’anarchisme et le répandre parmi les jeunes. […] Le comportement de Provo constitue selon nous la seule issue acceptable dans cette société. Grimper à l’échelle sociale et avoir une situation signifie contribuer à la prochaine destruction atomique, collaborer au capitalisme et au militarisme, cela signifie collaborer avec les autorités et leur habile attrape-nigaud qu’est la télé. […] L’asocial Provo est le seul rayon d’espoir. Son activité consiste à mettre des bâtons dans les roues du train “progrès” qui file à une telle allure que l’on n’aperçoit pas la bombe qui se trouve sous ses rails […]. Nous propageons le provo-isme comme une résistance à cette société. Nous espérons qu’il deviendra clair au PROVO que son job le dégrade en le rendant simple rouage de cette bombe à retardement qu’est la société. Nous préconisons la provocation à plein temps. Nous voulons promouvoir une évolution de la formule « Provo égale beatnik provocateur » à la formule « Provo égale anarchiste, dangereux pour l’Etat ». […] Notre seule norme est : que chacun lutte jusqu’au bout contre le monde extérieur au nom de sa propre existence » (Roel van Duyn). – « La provocation, avec ses petits coups d’épingle, est devenue notre seule arme, imposée par la force des choses. C’est notre dernière chance de frapper les autorités aux endroits sensibles et vitaux. Par nos provocations, nous devons forcer les autorités à se démasquer. […] Les autorités devront ainsi se manifester en tant qu’autorités réelles et véritables. […] C’est notre dernière chance, la crise des autorités provoquées » (Appel au provotariat international). – « Ceux qui ne désirent pas faire carrière, ceux qui ne mènent pas une vie régulière, ceux qui se sentent inadaptés à cette société – Le Provotariat est une foule d’éléments subversifs » (Appel au provotariat international). Ce que recouvre le mot « provotariat » (qui rappelle à certains égards les « en-dehors » du début du siècle) se retrouvera dans le « dropping out » des Américains. Il est aisé de déceler tout ce qu’il peut y avoir de sympathique là-dedans. Cependant à Amsterdam, le « mouvement » provo portait en lui sa décomposition à venir. Le critère le plus important est son option pour le fragmentaire. Cédant au dualisme traumatisant : négatif-positif, « Nous essayons d’être aussi positifs que possible, en trouvant des solutions – les projets blancs – pour les choses contre lesquelles nous sommes (les bicyclettes blanches pour l’usage de chacun, la police en uniforme blanc qui n’utiliserait pas la force mais aurait seulement un caractère social, les cheminées blanches, les "femmes blanches" qui donneraient des conseils au sujet de la sexualité, …) » (Irene van der Weetering). Leur réformisme leur vaut la sympathie d’un certain public dont ils flattent l’esprit de démission (l’élection de Bernhard de Vries au conseil municipal d’Amsterdam n’est qu’une mystification de plus de la représentativité), dont ils flattent les sentiments rancuniers (manifestations au sujet du mariage de la princesse Béatrix avec l’ex-membre des jeunesses hitlériennes Claus von Amsberg), etc. Au fragmentaire s’ajoute l’idéologie du provotariat, « dernier facteur de révolte dans nos pays développés » face au prolétariat. Cette renonciation est l’expression d’un « individualisme » de refoulement. L’asservissement du prolétariat est-il une raison suffisante pour désespérer de transformer la totalité (désespoir à l’origine du provotariat) et pour désespérer de ses forces (désespoir à l’origine de la Provocation) ? Cependant Provo a fait tache d’huile en Europe comme en Amérique. Avec les hippies, nous retrouvons bien des éléments communs aux provos. Cette éclosion exprime, en Europe comme en Amérique, de la part d’une génération, une tentative de dépassement de sa révolte spontanée contre la défaite de la génération précédente – cette dernière étant cloisonnée dans l’univers mensonger de la chute du mouvement révolutionnaire. Le problème est de savoir si cette tentative de dépassement se cloisonne dans un univers semblable ou si elle recherche la cohérence. Anarchisme et non-violence n°11/12 (janvier/février 1968) Mis en ligne par libertad, le Dimanche 3 Février 2008, 22:00 dans la rubrique "Pour comprendre".
Repondre à cet article
Commentaires :
|
à 15:41