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L'En Dehors et vous
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Mais que font les organisations anarchistes et le mouvement libertaire ?
Si Sarkozy a bien compris le danger que représentent les anarchistes pour le pouvoir, il semble bien que les organisations qui relèvent de ce courant n'ont pas encore pris la mesure des enjeux de la situation actuelle. En effet que constate-t-on ? Ces organisations continuent a fonctionner comme si la situation sociale n'avait pas changée : elles font des communiqués, séparément, avec une petite phrase en plus, avec un petit truc qui va les distinguer des autres, elles sortent des tracts et c'est à peu près tout. Alors que les organisations réformistes du Parti radical de gauche à la LCR ont compris qu'il fallait s'unir pour tenter de donner une réponse politique à la crise sociale, les anars et libertaires continuent leur train-train habituel. Or le mouvement social a besoin de réponse politiques, d'une alternative : ce ne sont pas les réformistes qui peuvent leur donner car à part "voter pour nous, on rasera gratis" ils n'ont rien à dire. Mais les anarchistes et libertaires que disent-ils ? Rien qui corresponde à la situation réelle. Ils se contentent de ressortir la sempiternelle "grève générale" et c'est tout. En fait il n'y a pas besoin de se creuser beaucoup car le mot d'ordre de "la grève générale" sert à toutes les occasions à tel point qu'il n'est plus l'apanage des anarchistes mais également de FO qui en fait un mot d'ordre incantatoire. Or à quoi sert de crier "grève générale" quand l'écrasante majorité des salariés est encore incapable de faire une journée de grève? Car il ne faut pas se leurrer sur l'état de conscientisation de la masse, si elle ne suit pas massivment les mots d'ordre de grève interprofessionnelle ce n'est pas parce que les syndicats ne proposent pas le grève générale mais uniquement pour ne pas perdre une journée de salaire. Nous anarchistes ne nous faisons pas d'illusion sur l'état de conscience de la masse des salariés : leur cerveau est lobotmisé par la télé, ils vivent dans un état de passivité crasse qui fait qu'ils n'ont même pas idée qu'ils pourraient être les acteurs de leur vie. Au mieux la masse délègue la lutte à ceux qui font grève et manifestent et soutient le mouvement à travers les sondages : c'est la lutte par procuration mais concrêtement ils ne font rien. La grève générale est aujourd'hui inadaptée à la situation actuelle. Ce qui ne veut pas dire bien qu'elle le sera dans 8 jours ou dans un mois, nous n'en savons rien mais les anarchistes doivent être pragmatiques pour comprendre le monde réel et ne pas lancer des formules incantatoires ou magiques, comme si le fait de les dire allait modifier le réel. Le mouvement étudiant comprend bien d'ailleurs la situation du monde réel et ne se leurre pas sur les capacités des salariés à lancer une grève générale. La discussion chez les étudiants et lycéens est à l'heure actuelle : comment bloquer la machine économique en trouvant d'autres formes d'actions. Car compter sur un mouvement spontané de grève générale comme le font la plupart des anarchistes est un leurre qui risque de tuer le mouvement. Les réformistes s'organisent pour conduire le mouvement anti CPE dans une impasse, les anars et libertaires organisés ne proposent rien de concrêt, sinon les habituelles incantations. Alors que du mouvement étudiant commence à émerger une réponse et une direction politique ( voir les appels émanant de Rennes, l'appel de Raspail ) qui pourrait tout à fait constituer une amorce d'alternative anarchiste, les organsations anarchistes restent chacune dans leur coin et ressassent leur vielles idées sans prises sur le réel ( ce qui ne veut pas dire que les militants anarchistes ne s'investissent pas dans le mouvement qu'ils soient organisés ou non ). Plusieurs questions se posent donc avec urgence : - A quand des réunions unitaires des anarchistes et libertaires pour proposer des réponses politiques face aux réformistes ?
- Quand les médias dont diposent ces organisations vont-elles se mettre au service du mouvement social et donner des contre-informations aux médias dominants : Pourquoi Radio libertaire ne devient-elle pas une libre antenne et de débat du mouvement social, y consacrant l'essentiel de ces programmes ? Quand les sites internet régionaux des différentes organisations vont-ils donner des informations plus rapidement qu'une fois par mois ou par an ?
- Quand des rencontres vont-elles avoir lieu avec les étudiants les plus radicalisés pour définir des perspectives d'action ?
Une chose que les organisations n'ont pas encore compris, c'est que lorsque qu'une crise sociale se présente, le temps n'est plus le même et que si l'on est pas capable de réagir avec cette accélération du temps, on se condamne à l'impuissance. Bien sur on pourra toujours dire, c'est la faute des réformistes. C'est la solution de facilité que l'on emploit souvent. Espérons un réveil salutaire. Libertad Lire aussi : Le mythe de la grève générale et la réalité des opérations de blocage
Mis en ligne par libertad, le Samedi 1 Avril 2006, 13:06 dans la rubrique "Actualité".
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Commentaires :
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Kel
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Pourtant, la situation est limpide.. Vivement que les jonctions se fasent, en effet. Il est temps !
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kiffinkos
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"C'est reculer que d'être stationnaire"...
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Anonyme
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Libertad pose des bonnes questions... mais peut-être n'est-il pas en mesure d'apporter des
réponses, justement parce qu'il n'est pas organisé (pure supposition de ma part)...
S'il l'était il comprendrait mieux la
difficulté à être aussi "réactif" qu'il voudrait que nous soyons!
Passer sa vie dans des manifs (hier soir soir à Paris manif sauvage jusqu'à 5 heures du matin), animer des AG d'étudiants ou de salariés sous sa casquette syndicale, tout en produisant une
expression (tracts, affiches, autocs, journaux, web, communiqués, etc.) sans
relâche depuis deux mois... avec un nombre de militants limité...
Ce texte de Libertad est généreux et bien balancé, mais par certains côtés il est un peu à côté de la plaque.
Seul truc positif que je vois, c'est sont appel à l'unité libertaire. Il y
aurait peut-être des initiatives à prendre effectivement. Le mouvement libertaire est trop divisé en orgas différentes, entre lesquelles il n'y a pas vraiment de différences (ou alors des différences d'ordre tactique, mais rien de contradictoire...). Il y aurait des initiatives à prendre, mais c'est, en soi, un combat!!
Un militant d'Alternative libertaire
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libertad
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Pour répondre au copain d'Alternative libertaire sur le fait que je serais "inorganisé", c'est exact sur le fait d'appartenir à une organisation libertaire : j'ai démissonné récemment d'une des organisations anars justement à cause des critiques que j'émet dans mon texte et qui pouvaient déjà être faites auparavant ( pour la révolte des banlieues par exemple ). Si je suis inorganisé c'est parce que de mon point de vue les organisation libertaires n'ont pas renouvellé leurs discours et pratiques qui datent du siècle dernier et ne sont plus en phase avec la société telle qu'elle est aujourd'hui. Sinon je ne suis pas inorganisé syndicalement puisqu'à mon boulot je suis adhérent à un syndicat Sud et que localement je participe à la construction d'une union Solidaires, je connais donc bien les questions qu'il évoque, en particulier les tracts, manifs etc... Je crois que la question n'est pas ma situation personnelle qui n'a que peu d'intérêt mais la question politique : quand les libertaires se décideront-ils à devenir une alternative politique et à peser sur le réel ? Je ne crois pas qu'il faille botter en touche.
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Anonyme
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Militant d'AL:
-la question n'est pas de mettre en cause l'activité des anarchistes et de les accuser de roupiller.
-Répondre sur la personne de libertad, c'est pas très approprié, d'autant plus que ça fait partie des "arguments" bateau dès qu'un inorganisé critique les organisations.
-On est pas au PCF ici, on a pas a se lancer des fleurs . Encore qu'un peu d'autocritique ça ferait pas de mal de temps en temps, il y a toujours cet air d'autosatisfaction qui me laisse perplexe "on a fait ce qu'on a pu, on pouvait pas faire mieux".
-Quand on lit ce que l'anarchisme organisé produit en ce moment on est en droit de s'inquièter un peu, ça va des appels à la grève générale (avec des textes dont on croirait que c'est toujours les memes depuis 50 ans) à quelques textes de politique edulcorée "à la LCR".
"Il y aurait des initiatives à prendre, mais c'est, en soi, un combat!!"
Je t'approuve entièrement, et j'ajoute : ce combat il faut le mener.
Sofa
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Anonyme
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Je ne désirais pas botter en touche, et encore une fois je le dis : ton texte pose les bonnes questions et il a la grande qualité de n'être ni haineux, ni sarcastique, ni cynique (ce qui plombe souvent les textes anars).
Et comme en plus tu fais du travail syndical, je suppose dans le sens d'une organisation des travailleurs pour la lutte, on parle le même langage (ma supposition erronnée tenait à la référence du site "L'En-dehors" au courant individualiste).
Honnêtement, le mouvement anti-CPE accapare vraiment l'énergie de tout le monde à l'AL, et en même temps les camarades s'efforcent de n'être pas lenez dans le guidon jusqu'à en devenir aveugles. ça parle stratégie aussi, le plus souvent en rapport avec les gesticulations (jusqu'ici infructueuses) de la future néo-gauche plurielle. AL évite l'appel incantatoire à la grève générale, et c'est tant mieux (à part dans son dernier tract fédéral au titre un tantinet gauchiste à mon goût), parce que le meilleur moyen de décourager les salariés de se mettre en grève, c'est bien de les assomer sous des mots d'ordre qui ne correspondent pas à leur niveau de mobilisation (ce n'était pas le cas en 2003 par exemple).
Après sur ton analyse que "les organisation libertaires n'ont pas renouvellé leurs discours et pratiques qui datent du siècle dernier", je suis OK si tu parle du 20e siècle. Mais si tu parles du 19e, alors là je pense que ce n'est pas juste du tout (je pourrais développer si tu veux).
Après, sur que faire pour incarner une vraie alternative politique? J'ai l'impression qu'on se posera cette question quand on aura fini le mouvement, car la victoire ou la défaite conditionneront pas mal de choses. Il y a une réflexion permanente là-dessus à AL. Je sais qu'il y a une réflexion également à la CGA, et peut-être qu'il y aurait des choses à faire ensemble. La CGA semble parfois hésiter entre le doctrinarisme anar, et l'envie d'avoir une vraie démarche ouverte, c'est à dire en se posant la question : "comment intervenir politiquementet pas seulement pour témoigner que les anars existent?"
Mais pour conclure, je pense que là nous sommes dans le temps de la lutte, et qu'après viendra le temps de la proposition pour continuer la lutte. A mon sens les organisations libertaires sont trop faibles aujourd'hui pour tout faire en même temps, surtout dans la mesure où les débats stratégiques, pour être démocratiques, doivent prendre du temps... Mais ton texte pose de bonnes questions, c'est évident. Peut-être pourras-tu voir où AL en est de sa réflexion dans le numéro de mai du mensuel.
Le camarade d'AL
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Anonyme
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Pour répondre à Sofa,
- effectivement j'ai été médisant pour Libertad, et je retire mon argument. Son texte n'était pas agressif,ilne méritait pas cette réponse un peu condescendante de ma part.
- sur le "on a fait ce qu'on a pu, on pouvait pas faire mieux", je suis d'accord avec toi, mais dans ce cas, et toujours dans l'idée de ne pas se lancer des fleurs, il faut argumenter dans le sens contraire, en nommant ce qu'on aurait pu faire de mieux, et en démontrant qu'on en était capables. Je rappelle quand même que la plupart des anarchistes dans ce pays ne sont pas organisés, et baissent les bras devant le boulot de constrcution d'une véritable force politique libertaire dans ce pays... donc effectivement les organisations font avec leurs moyens!
- et sur "ce que l'anarchisme organisé produit en ce moment", je dirais idem : il faut nous expliquer ce qu'on aurait dû dire de plus intelligent, et là on pourra discuter... Parce que sinon la critique, même amicale, risque d'être un peu sèche...
- "et ce combat, il faut le mener", d'accord aussi. On commence quand?
le camarade d'AL
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libertad
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Camarade d'AL, quand je parlais que les anars n'avaient pas évolué, je parlais bien sur par rapport au 20ème siècle... qui commençais quand même en 1900 :-) Là où je ne suis plus d'accord c'est lorsque tu dis il faut attendre la fin du mouvement pour donner une alternative politique car on n'a pas le temps. Celà me semble la pire des critiques que l'on puisse faire aux organisations libertaires ou anarchistes : dans une lutte sociale elles ne serviraient à rien car leurs militants sont trop occupés : autant se dissoudre alors ! Car à quoi servira de proposer une altenative juste, lorsqu'elle n'aura plus aucune chance d'être mise en oeuvre ? Et c'est justement l'un des gros reproches que l'on peut faire aux organisations anarchistes, c'est de bien fonctionner quand il ne se passe pas grand chose et d'être quasi muettes en cas de crise sociale, il y a un truc qui ne marche pas. Je ne suis pas non plus d'accord avec toi car tu laisserais entendre que lorsque l'on a le nez dans le guidon, parce qu'on est complètement immergé dans la lutte on ne peut plus proposer d'alternative politique. Or les faits montrent le contraire : à Rennes les étudiants qui luttent depuis le plus longtemps sont capables de produire une analyse politique qui fixe des perspectives. Reflexion et action ne sont donc pas incompatibles, il me semble plus que c'est la volonté politique qui manque. Manque de volonté qui provient surtout du fait que nous avons une culture minoritaire et que nous ne croyons pas nous même à la pertinence de notre alternative. Or l'histoire nous donne en ce moment des responsabilités et une capacité de peser sur les faits, chose que nous n'avons pas eu depuis longtemps.
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Anonyme
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Pas d'accord du tout avec toi, encore une fois. Nulle dilution ni dissolution dans le mouvement :-)
Je ne parle pas pour les autres, vous l'aurez compris, je n'évoque ici que le cas de mon organisation.
Dans un mouvement social aussi important, AL (même si ce n'est pas toujours facile j'en conviens) s'efforce de "marcher sur ses deux jambes". C'est-à-dire d'articuler le travail "de masse" (construction et animation de la lutte sur des bases radicales et autogestionnaires, par le biais syndical dans 90% des cas) à une expression et une proposition révolutionnaire (portée cette fois en tant que militants politiques).
Si tu vas sur le dossier "CPE" sur le site www.alternativelibertaire.org, tu constateras que l'orga n'a pas vraiment été muette dans le mouvement. Affiches, autocollants, et quasiment un tract fédéral par semaine, évolutif en fonction de l'actualité... Au contraire, elle tourne à plein régime, à tel point que nous avons un peu de mal à suivre également les autres combats qui font l'actualité du moment (CESEDA, EPR...).
Et pour finir sur Rennes, je suis content que tu prennes cet exemple, car il démontre justement l'importance que des organisations autogestionnaires et libertaires existent. A Rennes, l'Unef a été totalement marginalisée. Et SUD-Etudiant (qui localement est plutôt influencée par l'AL), est totalement en phase avec le mouvement, avec les caractéristiques radicales que tu évoques.
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Lucilie Imperatore
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Nous, nous sommes entrain de monter un collectif indépendant, pour réflèchir consruire... et mettre en place des actions concrêtes, significatives.... tout ça pour sortir du cadre bien sage des coordinations et surtout des syndicats.... pour arrêter ce "mimétisme bureaucratique".... Mais surtout pas pour desunifier le mouvement. C'est unifier le plus grand nombre de personne de tout horizon confondus, pour dénoncer un système injuste qui se construit sur la misère des gens. C'est s'unifier, dans l'amitié, dans la solidarité, dans la lutte, dans la Liberté, dans l'égalité.... C'est proposer quelque chose de différent que tout ce que nous avons pu voir depuis le début du conflit....c'est aussi élargir les revendications. Et enfin essayer de construire quelque chose qui continuera après .... Avis aux amateurs, nous sommes seuleuement dans une mise en place aujourd'hui.... mais nous sommes déjà 50.... et nous avons besoin de vous tous, mais sans couleurs ni drapeaux.... réunis pour essayer de changer ce qu'on pourra à notre échelle... une révolution ? je sais pas... une révolution des esprits déjà plus. lucilieimperatore3(a)hotmail.fr Remplacer le (a) par @ note de l'En Dehors
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libertad
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Mon propos n'est pas de dire bien sur que les organisations ne font rien mais de dire qu'il faut au minimum associer les forces de toutes les organisations pour mettre au point une alternative, les communiqués des orgas qui se distinguent par une virgule ou un point en plus ou en moins, l'histoire les renverras à la poubelle. L'heure n'est plus aux communiqués de 5 ou 6 orgas anars mais à une alternative politique crédible et audible ( loin des slogans sempiternels ) et à la rencontre avec les éléments les plus avancés des étudiants et lycéens. Quand même les réformistes réussissent à se réunir et nous non, il y a quand même un problème et le problème vient que chaque organisation espère bien grossir, pour dire " nous avons raison" alors que le mouvement social n'a pas besoin de ça mais d'une politisation et de perspectives que chaque orga séparément ne peut donner.
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lanarko
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Désolé, j'arrive un peu tard dans la discussion...J'aimerais toutefois soulever deux points sur le texte de Libertad : la question des "masses" et celle des orgas, et plus largement de l'influence anarchiste.
Concernant les masses, je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
"(...)ne nous faisons pas d'illusion sur l'état de conscience de la masse des salariés : leur cerveau est lobotmisé par la télé, ils vivent dans un état de passivité crasse qui fait qu'ils n'ont même pas idée qu'ils pourraient être les acteurs de leur vie."
La "masse" n'est pas une réalité. C'est une manière de fractionner le réel afin de le comprendre : en somme une simplification. Etape nécessaire mais à laquelle il ne faut certainement pas s'arrêter. Ainsi, en premier lieu, la réalité de la masse est évolutive : il ne s'agit pas d'une constante. Pourquoi est-elle une variable ? Car elle n'est que l'image collective d'une collectivité d'invidus donnés. De plus, chaque individu composant la masse ne correspond pas exactement aux critères de celles-ci. Ainsi, un individu a un cerveau (plus ou moins) lobotomisé, vit (plus ou moins) dans un état de passivité crasse qui fait qu'ils n'ont (peut-être) pas idée qu'ils pourraient être les acteurs de leur vie. De fait, sa situation n'est pas désespérée et ON PEUT conscientiser les masses dans leur individualité.
Ensuite, je partage ton analyse des orgas. C'est vrai qu'elles ne servent pas à grand chose dans la crise actuelle. Et, à mon avis (d'acteur, je précise avant que l'on ne me demande), elles ne sont pas appelées à jouer un rôle d'importance. Ce pour deux raisons que nous dirons "conjoncturelles" socialement. Tout d'abord, le "mouvement" est traversé par une énorme défiance (au moins passive) vis-à-vis des orgas : politiques et syndicales toutes tendances confondues. je prendrais pour exemple un constat visuel : les multiples autocollants distribués par les multiples orgas se voient fréquemment amputés de leur référence à l'orga. je n'irais pas jusqu'à dire que c'est majoritaire mais cela est constatable en manif. Ensuite, cette défiance n'est finalement que l'effet final des valeurs dominantes de la société actuelle : à savoir l'individualisme capitaliste. De sorte qu'à un niveau plus ou moins conscient, les individus et la masse qu'ils composent sont naturellement défiants face à l'action collective organisée.
A mon humble avis (et là, je vous promet, ce n'est pas qu'une formule), l'action anarchiste doit aujourd'hui s'axer sur la conscientisation de la masse justement. Il ne s'agit pas pour l'heure de proposer un modèle de société prêt à l'emploi. Le rôle de "l'avant garde" se situe dans la conscientisation de la masse, car c'est à la masse de définir elle-même ce qu'elle désire. Le rôle de cette élite est de provoquer cette conscientisation et d'essayer de l'orienter. Car l'anarchie restera une illusion tant qu'on essayera de l'imposer à des individus incapable de la comprendre.
P.S : Je ne discrédite pas complètement l'action des orgas : elles ont leur utilité. Mais laissons cela aux orgas et occupons nous du réel.
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libertad
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Lanarko, loin de moi l'idéede considérer que la masse des salariés ne pourra être conscientisée et je te rejoins pour dire que c'est une tâche essentielle des anarchistes ( et peut-être surtout des individualistes qui ne croient pas qu'un mouvement social peut par magie changer les mentalités mais que c'est un long processus ). Non mon constat était à l'heure J aujourd'hui : pour dire que la masse n'attend pas un mot d'ordre révolutionnaire de grève générale pour se mettre en ordre d'action et que les réformistes les empêcheraient d'agir en les cantonnant à des journées d'action. Non la grande masse des salariés est aujourd'hui amorphe et ne bouge pas son cul : son cerveau est relié à TF1 : chaque jour Le Lay nous l'a dit d'ailleurs : il utilise du cerveau disponible. Donc la masse des salariés, pour le moment reçoit sa dose quotidienne de passivité, de servitude volontaire, est piquée quotidiennement à ce sérum d'apathie, elle regarde les manifs à la télé et trouve que c'est bien : ils se battent pour nous. Bien sur nous devons organiser la dissidence, contre informer et puis reste la possibilité d'une trainée de poudre, d'une étincelle mais c'est aléatoire : de toute façon la grève générale ne se décrête pas. Elle nait spontanément ou pas et le rabacher ne sert pas à grand chose.
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Anonyme
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lanarko : "Car l'anarchie restera une illusion tant qu'on essayera de l'imposer à des individus incapable de la comprendre." Imposer l'anarchie ??!! Je peux te garantir que le moins qu'on puisse dire c'est que les anarchistes n'essaient d'imposer rien du tout. Promène toi dans une grande ville ou il y a quand meme un certain nombre d'anarchistes (paris par exemple) et interroge 1000 personnes dans la rue en leur demandant si les anarchistes ont déjà essayer de leur imposer quelque chose, 999 te répondront qu'à part dans les livres jamais elle n'ont vu un anarchiste. En ce qui me concerne j'aimerais bien que les anarchistes proposent beaucoup plus et à beaucoup plus de monde, et beaucoup plus souvent ! Quand à l'idée que ce sera aux gens eux-memes, le moment venu, de etc.etc. Ouais, en attendant pourquoi ne pas leur proposer quelques idées , et meme quelques projets (!! terrible mot) pour vois ce qu'ils en pensent... L'anarko : tu as dit "A mon humble avis" et bien justement ... je te crois ! Les anarchistes aujourd'hui sont trop humbles , trop modestes, comme si parfois ils avaient honte de leurs idées, comme si ils étaient compléxés. J'ai envie de dire Stop ! Avant, dans un temps que personne ici n'a connu (a moins qu'il n'y ai des centenaires sur le site :-)) les anarchistes n'avancaient pas seulement avec le drapeau noir dans la main mais aussi avec des idées sur les lèvres, avec cela il faut renouer, et vite (enfin le vite possible). Militant d'AL : vous etes tous centrés sur l'action. C'est devenu le credo : il faut agir ! Oui, mais il faut reflechir aussi, et faire partager ses reflexions, (et pas qu'en famille). Quelque part, c'est un peu con de dire ça, mais finalement le spectateur qui connait l'anarchisme par l'intermediaire de TF1 ou A2 finit par avoir une idée qui n'est pas que 100 % fausse "ah oui les anarchistes on les voit, ils sont là avec leurs drapeaux, y ne ratent pas une manif...mais qu'est-ce qu'ils proposent exactement ?" ........Et en gros "notre" réponse serait de lui dire : mais on ne propose rien c'est à toi de te réveiller et de faire tes propositions... Je caricature un peu... mais... Lucillie : j'ai pas très bien pigé ton message. C'est quoi l'idée des 50 ? Sofa
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lanarko
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Libertad : je reste quand même d'accord avec toi sur l'utilisation du terme de grève générale. Juste pour rire : dans le lycée où je travaille, les élèves ont voté en AG. Au départ, ils voulaient voter le blocage du lycée. Le proviseur leur signale que c'est interdit et ces nouilles change l'objet du voite. ils ont donc voté ... la grève générale ! Touchant de candeur.
Sofa : Quand je parle d'imposer l'anarchie, je ne parle pas au sens littéral. Je me réferrais au fait que si l'on délaisse la conscientisation, on impose un modèle de valeurs, si ce n'est dans la forme au moins dans le fond. Pour ce qui est de proposer des projets, je suis bien évidemment d'accord a
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kiffinkos
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"Or à quoi sert de crier "grève générale" quand l'écrasante majorité
des salariés est encore incapable de faire une journée de grève? Car il
ne faut pas se leurrer sur l'état de conscientisation de la masse, si
elle ne suit pas masivment les mots d'odre de grève interprofesionnelle
ce n'est pas parce que les syndicats ne proposent pas le grève générale
mais uniquement parce qu'ils ne veulent pas perdre une journée de
salaire." Alors que la plupart des lycées/facs sont en lutre contre le CPE/CNE et la loi sur l'égalité des chances (pour ne prendre que cet exemple), combien de grévistes dans lycées professionnels et CFM ? Pourtant, tout ce qui est dénonçable aujourd'hui leur est applicable dès demain, ils sont en première ligne lorsqu'une réforme (loi) propose (impose) aux jeunes une nouvelle direction à prendre avec plus ou moins de concession sur les acquis socials. Pourtant, rien ne se passe... y'a t-il eu création d'organisations spontanées régionales (ou nationales) par et pour les apprentis (apprentissage à 14 ans, travail de nuit à 15 ans, CPE), les stagiaires ? Pas à ma connaissance et je ne pense pas que ce soit dù au fait que les syndicats (réformistes ou non) soit en déclin depuis des lustres. A part les appels à la journée de grêve générale, que leur propose les syndicats ? A part le blocage du LP ou CFM, que leur propose les organisations/syndicats d'étudiants ? Si salariés ni étudiants : délaissés. Pour l'unité anarchiste et libertaire, il faudrait déjà envisager une unité (pour ne pas dire solidarité) globale de et à la base.
Avant de s'impliquer en tant qu'anarchiste dans ce mouvement de contestation, il est impératif d'avoir (selon moi) une alternative concrête pour ne pas s'engluer dans une radicalisation (sectarisation ?) au sein des mouvements anti-CPE. Libertad pose les bonnes questions et s'est à nous tous d'y répondre.
"Libertad : je reste quand même d'accord avec toi sur l'utilisation du
terme de grève générale. Juste pour rire : dans le lycée où je
travaille, les élèves ont voté en AG. Au départ, ils voulaient voter le
blocage du lycée. Le proviseur leur signale que c'est interdit et ces
nouilles change l'objet du voite. ils ont donc voté ... la grève
générale ! Touchant de candeur." C'est comme ce qu'on m'a rapporté, l'appel à la grève générale de FO entre 10H et 12H. Comme l'indiquait la citation du Monde Libertaire "Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n'ont jamais avancé d'un seul pas" Bakounine.
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anonyme
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L'utopie ce n'est pas l'irréalisable, mais l'irréalisé.
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Anonyme
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pardon pour le coté rabat joie :
On peut prendre acte de certaines choses, mais en meme temps personne n'a vraiment d'illusions sur le fait que le mouvement anarchiste puisse en quelques semaines seulement évoluer.
Le mvt actuel (en France) va durer encore quelques semaines tout au plus. Les perspectives possibles sont limitées pour le moment. (éventuellement il peut y avoir une chute du gvt, pour les objectifs a court terme, et c'est loin d'etre gagné, et sans grand interet qui plus est)
Par conséquent ce qu'il faudrait c'est que DES l'accalmie le mouvement anarchiste entre en ébullition interne,et une ebullition continue, afin de saisir cette opportunité fournie par l'histoire pour se mettre à jour , à ses yeux d'abord, aux yeux des autres ensuite.
Sofa
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Zigili
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Libertad, Je suis bien d'accord avec ton analyse (sauf peut-être la première phrase qui est un peu prétentieuse: je ne pense pas que les anarchistes soient en mesure de faire peur à Sarkozy ou à qui que ce soit). Je me dis souvent que si les anars mettaient autant d'énergie à lutter contre leurs vrais ennemis qu'à dénoncer les manquements à la «doctrine» de leurs camarades, on n'en serait peut-être pas là. Mais il est permis d'espérer, puisqu'on semble aller vers une réunification des CNT: http://www.ainfos.ca/fr/ainfos05834.htmlMais plus que tout, c'est sur les propositions, ou mieux, sur les réalisations, qu'on attend les anars. On connaît par cœur la critique du capital et de l'État, mais dès qu'un camarade s'avise de formuler une proposition et de la mettre en pratique (je pense par exemple au Parecon) on le taxe de réformisme. Tous ensemble ! ¡ Hasta la victoria siempre !
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lanarko
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PAS d'accord avec ton pessimisme Sofa : le mouvement va durer encore quelques semaines, allons-y à fond ! Quelles que soient nos optiques, nos stratégies, nos sensibilités. La chute du gouvernement n'est pas inutile je pense : réaffirmer que c'est la rue qui doit gouverner est symboliquement primordial. Montrer que la lutte est possible, que le combat n'est pas vain, faire exploser le fatalisme ambiant. Je ne pense pas que cela soit négligeable. D'autre part, je pense que si on laisse le mouvement s'arrêter au CPE (voire au CNE), ce serait un échec. Ce ne serait qu'une contestation formelle (sur les textes) et non institutionnelle (sur ceux qui les produisent). Dans ce cadre là, tes mouvements anarchistes pourraient toujours entrer en ébullition, il sera trop tard !
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FABRICE
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Je comprends fort bien les interrogations de libertad. À chaque manifestation que j'ai faite, toujours sous le drapeau noir, le petit nombre que nous étions nous rendait quasiment inexistant. Mais est-ce là l'important ? Je me permettrai de répondre par des questions, simples de prime abord : L'état de conscience (!) de notre société actuelle est-il en mesure d'entendre la parole libertaire ? Qui de nos jours est prêt à accepter les principes du fédéralisme ? et qui en connaît réellement les fondements ? Parce qu'il faut revoir de fond en comble le fonctionnement économique et social !! Qui est disposé à abandonner l'idée de : Propriété ? Les idéologies poliitques et leur éclatant échec donnent toute validité à la pensée anarchiste et confirment la pertinence de ses analyses, voire prospectives. Enfin, au risque d'en faire bondir certains et certaines "la propagande par le fait" qui est à même d'en intégrer la possibilité à l'heure où chacun y va de sa litanie pseudo-humanitaire ? Et pour finir, j'ai souvent entendu autour de moi cette question : Que font les anarchistes, etc… Ce à quoi, je réponds à chaque fois : Et vous, que faites-vous ? Cette question est fréquemment suivi d'un long silence ponctué d'un : Qui ? Moi ? Cette réaction est en soi suffisamment éloquente…
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Laur dit "maurice"
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j ai lu, ou plutôt survolé, faute de temps, les differentes reactions au texte initial de libertad.
la chose principal ressortant de ces articles etant l eternel probleme de l unite anarchiste et libertaire. Cette unite, que tout le monde semble souhaiter, se fera, et ce n est que mon humble avi, autour d une veritable (re)prise de consciense de se que peut etre la pure ideologie anarchiste, hors les differentes orgs evoquee, auxquelles vous appartenez, ne sont elles pas, dans leurs actes et revendications, a mille lieux des volontes premieres de l anarchie, celle de proudhon et bakounine. A ceux qui disent que les idees anarchistes n ont pas bouges depuis un siecle, je reponds qu il faudrait qu elles n est pas bougees depuis 150 ans...
les organisations anars ne cessent de se "rougir" au fil du temps; pour une vraie unité, les veritables libertaires doivent laisser les syndicats tel que la CNT aux neo-marxistes et autres trotsko.
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libertad
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Fabrice, quand je dis que font les anarchistes organisés ? je dis celà non pas pour constater qu'ils ne font rien mais parce qu'ils font des choses inadaptées à la situation actuelle alors qu'ils pourraient peser sur le cours des événements. Mais par certitude de ne pouvoir être entendu ils continuent leurs habitudes. En effet les organisations ont encore la culture militante du goupe minoritaire qui prêche dans le désert et ne peut être entendu, c'est un discours qui ne tient plus aujourd'hui : nous ne sommes pas entendu parce que nous ne disons rien, c'est différent. Nous ne sommes pas entendu parce que nous rabachons les mêmes mots d'ordre déconnectés du réel du genre : "grève générale expropriatrice". Nous nous comportons comme si nous vivions encore dans les années 70-80 avec un PCF très fort avec une extrème gauche influente. Aujourd'hui le PC ne représente presque plus rien, le maoisme est mort, le trotskysme n'a plus rien à proposer et devient réformiste. La seule altenative c'est nous, mais le pire est que nous n'y croyons pas. Bien sur si c'est pour dire "révolution libertaire", les gens ne nous suivrons pas mais si c'est pour s'inscrire dans un mouvement et lui fournir des perspective politiques, on peut être entendu et compris, au moins de la fraction la plus avancée. Mais pour celà il faut sortir de la culture militante minoritaire et croire en sa capacité de proposition, ne plus se contenter de faire des communiqués à 5 ou 6 orgas pour dire pratiquement la même chose, c'est inaudible ( en plus quand on voit le temps de réaction pour pondre un communiqué, ça fait peur ) Pour la fusion des CNT, d'après ce que j'ai compris, il s'agit de la CNT-AIT et de la CNT-Tour d'Auvergne, même si c'est positif, c'est tout de même assez marginal, on en est pas encore à une réunification avec la CNT-F
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croquemitaine
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Je réagis un peu tard mais je suis un peu débordé en ce moment et internet passe après la lutte sur le terrain. Je trouve la critique des orgas libertaires bonne mais un peu dure, je suis présent sur Rennes où la fac de sciences humaines/lettres est bloqué depuis 8 semaines par la pression de Sud/CNT/SLB qui ont débordé largement dès le 7 février l'unef. 5 000 personnes ces AG monstrueuses, cette continuation du blocage ne sont pas issues de la volonté d'une minorité mais de tous ces gens. En plus de l'occupation que s'est il passé ? La mise en place de commission ouverte à tous comme la commission action qui ont permis la mise en place de pratique interressante. Ici s'est dévellopé par ce fonctionnement des formes d'actions moins traditionnelles allant du peinturlurage aux barages des axes routiers. De plus les étudiants et lycéens ont pu rencontrés d'autres luttes, d'autres personnes (action de solidarité avec les intermittents par exemple). Anti-capitaliste le mouvement s'est organisé, la création d'un journal à prix libre (le 69.3) allait aussi dans ce sens, devant le parlement d'autres ont mis en place un village autogéré, ... Dans tous cela les libertaires ont pris place. Qu'en est il de la conscientisation des "masses" ? Lorsqu'il y des blocages, des occupations les gens parlent, échangent pour certains de façon nouvelles, lors de période de cours cela est moins vrai, les débats sont moins présents moins larges difficiles à soulever. Avec la lutte on se donne le temps, la possibilité de voir que celui-ci nous échappe, les gens en lutte ne pensent pas qu'ils se réaliseront par leur travail, et pour beaucoup cela s'élargit au tenants et motivations de celui-ci l'argent. Pour autant ils y en a d'autres, plus nombreux c'est certain, qui ne lutte pas, qui sont apathique et noyés dans la pensée de soumission. Cela qui pense concurrence, qu'ils croient qu'il faut démontrer ses talents, qu'il faut etre le/les meilleurs, élitistes et sujets ne réflechissant jamais, qui se contente d'agir sans réflechir jamais à la portée de leur action, qui attendent les paroles de prophètes que délivreront ceux qui ont réussis, ceux qui ont le pouvoir, la gloire, la richesse, ... La question est comment conscientisé un passif ? Le peut-on ? La "variable" individuelle est à prendre en compte bien entendu, pour convaincre toute la "masse" il faut convaincre tous les individus un par un, le pourra t-on avec succès ? C'est fort peu probable "l'individu noyé" celui qui ne réflechis pas mais croit réflechir ; c'est là la première difficulté, il s'imagine, en s'appropriant des arguments déversés par les serviteurs de la classe dominante, de l'aristocratie gouvernante, par la meme qu'il pense, et souvent est persuadé de le faire de façon libre (sans contraintes aucunes). Exemple : une personne quelquonque discute avec une autre, elles parlent d'un sujet dit d'actualité * premier problème qu'est ce qu'un "sujet d'actualité" ? qui décide de ce qu'est l'actualité ? * la première personne enonce un argument qu'elle croit sien pour donner son avis mais *en fait "l'argument" vient de l'exterieur mais elle l'a assimilé (principe de l'assimilation)* la seconde le lui fait remarqué disant que c'est ce que disant les journaux * l'autre nie ou pratique une technique de consensus visant à ne pas "perdre la face" mais finalement se bloque et ne se laissera pas convaincre par l'arumentation inverse*. Je souhaite en arriver à un point précis on ne pourra convaincre la "masse" par une propagande du meme nom, mais on ne pourra pas non plus rallier individu par individu tous les gens à nos théories, nos idées politiques. Comment la CNT en espagne (bien que pas toujours libertaire) et les idées anarchistes ont pu se propager et avoir l'ampleur qu'on leur connait ? Je n'ai pas de réponses mais j'ai fait des suppositions qui me viennent à en poser une autre en forme d'hypothèse : comment les intégristes ont put construire des pouvoirs populaires dans de nombreux pays ? Role central de l'entraide, et d'une société "parralèle" mutualiste et non-agressive, non ?
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libertad
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Merci de toutes tes précisions Croquemitaine, ma critique des organisations anarchistes et libertaires ne vaut pas pour un groupe à Rennes par exemple mais pour l'apparition de tous les groupes au niveau de l'hexogone et de l'incapacité de tous ces groupes à définir une altenative politique globale. Chaque groupe essaye de se démarquer des autres, pond son petit communiqué, son tract, sort son journal en espérant que le mouvement social va lui ramener des militants qui vont le faire grossir et montrer ainsi qu'il avait la bonne ligne politique par rapport aux autres. C'est suicidaire et débile politiquement car les groupes sont trop restreints pour peser et avoir une réflexion politique globale, chaque groupe a des qualités et des défauts qu'il n'arrive pas à surmonter car il ne représente qu'une partie de la mouvance et des actions libertaires. Je considère que la diversité peut être une bonne chose si elle ne s'associe pas avec l'incapacité à définir une alternative politique. Si les organisations anarchistes et libertaires au sens large ( car j'y inclus les CNT ) étaient capables de définir collectivement une alternative elles pourraient peser politiquement mais en continuant leur ronron groupusculaire, elles ne représentent rien alors qu'il y a un manque cruel de perspectives politiques. Ce que tu racontes de ce qui se passe à Rennes conforte mon propos : il devrait y avoir convergeance et discussion entre les orgas libertaires et les les militants les plus en pointe du mouvement étudiant et lycéen.
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sebiseb
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C'est bien de le dire, mais c'est mieux de le faire ?
J'aime pas trop le mot s'unir (ça ressemble à uniformiser), je lui préfèrerais fédérer. Mais pour fédérer les orgas, il faut des fédérateurs, c'est à dire un réseau de personnes qui fassent le lien entre les orgas sans à priori, pour les aider à mener des actions communes !?
Il faut bien voir que les drapeaux noirs (ou rouge et noir) dans les manifs ne sont pas la couleur qui ressort le plus. Et du côté de la presse, les anars sont ceux qui foutent le bordel ; c'est eux qui font des ag's bidons (c'est à dire anti-démocratique, où la parole de tous ceux qui sont hostiles aux blocages est bayonnée) pour bloquer les universités et les lycées, mais aussi "les casseurs". Les anars doivent utiliser la société de leur temps, et s'approprier la parole dans les médias. Il y a du travail, quand on voit ce que l'on peut lire dans Marianne..
Il ne s'agit plus de prôner la révolution, et de se mettre en bataille rangé contre les crs, mais de gagner le terrain du débat médiatique. Le seul terrain sur lequel ils ont une chance de gagner, parce que la violence, elle, sera réprimée (nous ne faisons pas le poids, et personnes ne nous suivra), c'est celui des médias !
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detred
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"je prendrais pour exemple un constat visuel : les multiples autocollants distribués par les multiples orgas se voient fréquemment amputés de leur référence à l'orga. je n'irais pas jusqu'à dire que c'est majoritaire mais cela est constatable en manif. Ensuite, cette défiance n'est finalement que l'effet final des valeurs dominantes de la société actuelle : à savoir l'individualisme capitaliste" pas d'accord, je pense plutôt que cette défiance est dûe au dégoût vis-à-vis des politiques, mêmes ceux des bords d'extrêm gauche...au sin des manifestants, ils sont beaucoup à critiquer la présence massive des logos et autres signes d'orga de gauche ou extrême, et beaucoup trouve les slogans exécrables, surtout quand ils sont proposés par les orgas genre celui : "villepin t'es foutu, les étudiants sont dans la rue", et ses variantes... ceux qui se rappellent, c'est le même rythme mou que le slogan en vogue en 2002 "le pen t'es foutu, la jeunesse est dans la rue" samedi d'avant, des libertaires l'ont entonné, et environ une cinquantaine de manifestants sans-étiquete ont préféré se barrer ailleurs : en effet, ça faisait 3/4 qu'on l'entonnait, ça devenait chiant enfin bref tout ça peut paraitre bien futile, mais l'exemple peut rejoindre les propos de Libertad quand il dit que nos orgas ont vraiment du mal à se renouveler, et bien sachez le, ça en dégoute beaucoup mais bonne nouvelle : la lutte avance toujours!
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libertad
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Detred, ton post n'a rien à voir avec le sujet de ce texte, je l'ai enlevé
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lanarko
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"pas d'accord, je pense plutôt que cette défiance est dûe au dégoût vis-à-vis des politiques, mêmes ceux des bords d'extrêm gauche...au sin des manifestants, ils sont beaucoup à critiquer la présence massive des logos et autres signes d'orga de gauche ou extrême, et beaucoup trouve les slogans exécrables, surtout quand ils sont proposés par les orgas"
En fait, j'avançais une explication qui, à mon avis, est à prendre comme une parmi d'autres. Je suis completement d'accord avec toi pour ce qui est des slogans...Perso, en général, je défile avec une dizaine de personnes de mon entourage et on défile surtout pas avec les anars, mais avec des cortèges étudiants classiques et en gueulant nos propres slogans... Ca fout la merde, ça choque, ça interpelle, et c'est même repris parfois !
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Anonyme
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Croquemitaine : La mise en place d'une société parallèle suppose que cette société soit définie. Prend Espagne ou Ukraine à l'"époque" :-) il y avait une configuration et par rapport à cette confioguration les anarchistes avaient un projet, et ce projet ils le faisaient connaitre. Le paysan espagnol d'il y a 90 ans savait ce que l'anarchisme avait à lui proposer.
Je rejoins bien libertad sur le fait que l'anarchisme vit encore comme si les léninismes écrasaient encore le champ politique.
Je rejoins aussi "maurice" sur le rougissement (relatif ) de l'anarchisme organisé. J'irais encore plus loin dans la "parano" : un des objectifs principaux des infiltrations dont l'anarchisme fait l'objet est de le réduire au silence (politique) de l'empecher le plus possible d'avoir ses propres positions. Et on en voit, très clairement, les effets.
Pardon l'anarko pour ce que tu as perçu comme du pessimisme, ce n'en était pas, je suis autant convaincu du fait que c'est une question de semaines que du fait qu'il ne peut en etre autrement (pour le moment) et du fait qu'il s'agit d'un mouvement de la plus haute importance. Mais pour parler boutique , je répète qu'il serait souhaitable que l'anarchisme saissise cette opportunité pour une remise à plat de certaines questions. (mais ca peut etre fait après la retombée)
Sofa
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detred
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Libertad, surtout que tu n'étais pas d'accord avec mes propos, ça évitait un débat fort ennuyeux n'est ce pas
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detred
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Lanarko, ce que tu dis me fais bien plaisir! jme suis amusé une fois a entonné "nation" de LSD, jsais pas si tu connais...ça cartonne bien! tu défiles sur Paris? y aurait de chouette compos à se faire ;)
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critique
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Samedi 1 avril à Montpellier, le groupe "un autre futur" de la CGA à appeler à une rencontre de toutes les orga libertaires et des individus qui se sentent proches des idées libertaires. La volonté était de rassembler les diverses sensibilités et de débattre ensemble pour avoir une meilleure visibilité..... Résultat : 10 personnes maxi!!!!!!! Pourtant lors de la dernière manif, il y avait plus de 250 personnes derrière les drapeaux noirs.
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detred
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Libertad, je dois t'avouer que je deviens parano, et même si je n'ai pas (trop) l'habitude de crier au complot, j'ai l'impression que dans des débats où je tiens des positions tranchés, tu essayes tout pour ke je ferme ma gueule (Cf. le végétarisme, Cf. le christianisme et le nazisme avec Onfray, Cf. les banlieues) et maintenant tu vires un de mes messages qui n'avait rien d'insultant envers personne, seulement en contradiction avec tes opinions le pire, c'est que ce que je disais dans ce message, n'était en soit pas tellement tellement grave j'ai également noté que kan j'avais des débats avec toi, mais en anonyme, ça se passait bien (je ne dirais pas quand, ce ne serait pas drole, disons que tu étais "carrément d'accord avec toi, cher anonyme"...ahah) Donc, si tu as un problème avec mon image, mon pseudo ou autre, je te proposes de m'écrire sur mon mail, et on en débat tranquillement sans pourrir les fils de l'en-dehors punque_is_dead(a)hotmail.fr
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detred
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Critique, J'ai mon opinion là-dessus (sur les rencontres entre orgas libertaires) A mon avis, si elles ne se font pas, c'est pas de la faute des libertaires en générale, mais de certains en particulier, ce que j'appelle "l'élite", dont un surnom mieux appropriés, encore entendu au manifs d'ailleurs, est "les influents" C'est à dire des mecs et des nanas au sein des orgas qui en général ont des postes importants, parfois non, et qui luttent + pour leur orga que pour la cause commune, et j'y vois la dedans un vieux fond de soif de pouvoir Pour illustrer mon propos, regardez ou re-regardez "la Vie de Brian" des Monty Python, qui caricature (il y a toujours une grosse part de vérité dans les caricatures) les groupes politiques résistants face à l'occupation romaine en Judée. Il ya le front populaire de libération de Judée, le front judéen de libération populaire, etc...qui passent plus de temps à se foutre sur la gueule qu'à chasser les Romains....et qui envoient chier régulièrement ce pauvre Brian quand celui ci propose d'agir contre...les Romains!
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croquemitaine
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Juste pour dire que sur Rennes si les pratiques sont satisfaisantes on en est pas encore à créer une commune "anarchiste", par exemple sur mon bahut le blocage d'une semaine a été rejeté pour un blocage mardi qui semble assez inutile et pour beaucoup une invitation à ne pas se bouger (de plus c'est un peu la bagare à cause d'une direction autoproclamée issue du CAL dangereusement autoritaire). De plus les premières actions de peinturlurages ou du meme style était vu comme de la casse par les bons petits manifestants (en général les lycéens qui se mettaient à chanter "les casseurs dégagé") qui s'offusquaient d'attaques contre des biens privés. A propos d'un rassemblement des libertaires je suis tout à fait d'accord avec Detred sur l'idée de "d'élites" dans les organisations et que celles ci souhaitent d'abord la survie/propagation de leur orgas et de leur influences personnelles.
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macn
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On aurait pû penser qu'un anar il est épris de liberté (enfin moi c'est l'idée que j'aime bien ! ) Eh bah non c'est pas çà apparemment... L'anar d'aujourd'hui il s'inquiète de ce que la pub des orgas elle disparaisse des autocollants (merci nologo au passage !), il s'inquiète de ce qu' "un individu a un cerveau (plus ou moins) lobotomisé" (çà c'est bien !), mais en même temps il se trouve que c'est pas mal parcequ'il faut le "conscientiser" et autant dire que c'est plus facile d'en mettre à l'intérieur quand y en a pas avant ! Et pis après çà marche tout seul comme un robot, il suffit juste que l'élite appuie sur le bouton, "provoque cette conscientisation et essaye de l'orienter" et pis "la masse définit toute seule ce qu'elle désire" .. Ben dit donc t'as le cv pour rentrer à Publicis avec çà ! Un conseil : raisonne avec les individus autour de toi, comprends les, essayes de les convaincre, un par un (eux les individus ils ont des désires pas "la masse"), ne crois pas que tu sois "une élite", reste humble oui, et parfois même tu apprendras des choses ;-)
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lanarko
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Je te remercie d'avoir éclairé mon propos en vulgarisant le vocabulaire, des fois j'ai du mal à le faire et je me laisse emporter dans mes délires langagiers. Encore une fois merci parce que tu dis rien d'autre que ce que je pense.
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Anonyme
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Exemple tout simple de la bonne coordination/collaboration entre libertaires : l'En Dehors
Plus de trois ans que le canard existe , c'est le seul quotidien explicitement anar, et les orgas ne sont meme pas foutues de lui envoyer elles memes de la doc (communiqués, tracts,réunions, RV, etc.) .
Ca leur prendrait une minute par document en tout et pour tout ! Et bien nada, l'En Dehors est obligé d'aller fouiller la toile meme pour les textes des orgas.
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libertad
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Ce n'est pas tout à fait exact Alternative libertaire envoit assez régulièrement ses communiqués, la FA parfois mais ce n'est pas suivi et la CNT-AIT le faisait pendant la révolte des banlieues.
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Luc
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Detred je t'indique que tu n'es pas seul (cf. 3/4/06, 17h 15), dont un message aura été viré. J'en ai fait les frais il y a peu avec une information que j'avais transmise en termes courtois, et qui concernait ce qui était un peu plus qu'un "détail" : invitée à l'heure de la messe, sur... Radio-libertaire, le 12/3, une historienne stalinienne pur-sucre avait pendant près de deux heures débité des âneries propagandistes et avait même pu s'offrir le luxe de parler du SOI-DISANT GENOCIDAIRE MILOSEVIC, sic.
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de passage
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...je pense que les "anarchistes" de toutes "tendances" on besoin de se parler. Et ailleurs que sur le net. je suis peut-être un peu inculte, mais, y a t'il eut récement une rencontre internationale du type "congrès d'amsterdam de 1907"? ou est-ce inutile? je sais plus. c'est vraiment si peinible de se rencontrer pour parler d'autre chose que de "résistance"? et même quelle "résistance" et comment et avec qui? moi je commence a en avoir ras-le-bol de se "séctarisme", que je revendique d'un certain côté (on a tous et toutes des conceptions différentes, et tant mieux), mais merde entre être dans tel orga ou pas pour tel raisons et passé son temps à ne vouloir rien faire parce qu'on ne s'entends pas sur la théorie... ya quand même une différence? (bon je carricature, mais la réalité ne me semble pas si loin que ça.) vous en dites quoi, "les vieux"? (c'est pas péjoratif...)
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Luc
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Je ne sais pas trop, si la réponse peut venir des "vieux"... -il y a aussi des vieux cons. Mais bon, tu donnes déjà toi-même un élément de réponse important en rappelant qu'un projet, quel qu'il soit, ne peut pas se limiter à on ne sait quelle résistance. Ou alors on se retrouve dans le cas de figure de mardi 4, où l'action contre le CPE avait fini par n'être plus qu'un ECP = enterrement de première classe.
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Anonyme
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(pardon, je voulais dire EPC)
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cetin yel
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Reve general ! Reve general,ce qu il nous faut et quelle bonne idee;une rencontre internationale.Se faire plaisir de se voir dans le miroire d´autre.
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Anonyme
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de passage
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je parlais des "vieux" parce qu'ils/elles ont "la mémoire". et si je dis international, c'est pas pour créer un gros truc hégémonique. au contraire. c'est plutôt pour renouer des contacts et des pratiques qui n'existe plus (?). on pourra pas se passer d'un (énorme) travail de fond mené localement. selon moi (un des) seul moyen de garantir l'autonomie des luttes et des pratiques (ou des individus ou de la masse, appeler ça comme vous voulez). Mais au-delà des divergences théoriques, de pratiques, de "luttes" ou "priorités", ya bien quelque chose qui fait qu'on est dans la "même marmite". même si je suis dans une orga, les "ndividualistes"et "autonomes" m'ont beaucoup apporté. et je commence à trouver que ce "mouvement" (anarchiste ou libertaire, on va pas jouer sur les mots) commence à sentir de plus en plus le dénigrement et la haine des autres (ça sentle cannibalisme...),alors c'est sûrement normal que ça ne soit pas toujours "paix amour liberté et fleurs", mais ya des limites. non? ...
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Luc
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Il est certain que les "vieux" ont la mémoire mais je me demande si précisément, et en raison même de la culture politique dont ils sont porteurs, ils sont toujours capables de l'auto-critique (collective) qui parfois s'impose ? Pas sûr, et pour en donner un exemple international, on peut rappeler l'impossible dialogue (même si le joyeux chahut fut sans doute aggravé par la présence de Cohn-Bendit) qui ne put avoir lieu à Carrare, en 1968, entre la "vieille garde", et les plus jeunes. Bien entendu ce n'est pas une question de "vieux" ou de "jeunes", mais d'état d'esprit. Le camarade présent à Carrare qui m'a raconté çà, avait 75 ans alors et plus de 90 quand il m'en a parlé, mais à en juger par son oeil malicieux, et par les termes mêmes qu'il a utilisés : il était du côté des jeunes !
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Anonyme
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Il y a déjà assez de coupures comme ça dans le mvt anar, pas la peine d'en ajouter encore sur du jeunes/vieux. Ce qui se passe en France commence a créer des ondes de choc un peu partout, les gens causent, remettent en question leur attitudes, leurs routines. Une petite rencontre , au niveau européen par exemple, pourrait etre une bonne idée.
Pour faire des plans sur la comète, je serais bien séduit (si berlusconi saute et que royal ou équivalent arrive) par un début de contestation de gauche sous des gvts de gauche dans plusieurs pays dans un an ou deux (italie espagne france , uk ?). Le premier pays qui arrive a demarrer pourrait produire un effet d'entrainement-stimulation.
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blance
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oups !
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blance
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Je ne suis pas anarchiste ni le fut ni le sera. ....
Je suis seulement un jeune qui travaille 39 heures. Je participerai à euro may day à Paris et au Frap. Mais je prévient : "attention vous tous les contestataires, l'armée va se mettre en branle et oups toute la population europeenne qui refuse le système sera zigouyer : moi je vois le futur comme cela il y aura des millions et des millions de morts victime de la guerre universelle ! " A Paris c'est foutu il y a très peu de mobilisation il n'y a que quelques jeunes qui seront vite remis à leus place. Moi j'évite au maximum la constation parisienne je n'ai participé à aucune manif des autonomes. A si une fois ou j'ai été interpelé le 31/12/2005 à la suite du grand magasin et de st michel. Franchement le 31/12/2005 il y avait presque personne dans les rues, alors maintenant tout éspoir est perdu. Allez tous au diable ! www.ifrance.com/ignorance et merdre à Vauban
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toto2
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l'ocl, la cga et osl ont sorti un communiqué commun sur Indy paris contre le salariat
c'est un bon début
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toto2
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c'est le numéro 57707 intitulé
pour en finir avec le salariat
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léo
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Oui c'est tres bien mais la cga c'est 20 personnes, l'ols 10, l'ocl 10 aussi, ce qui fait une 40taine de militants pour 3 orgas pour toute la France... En plus la cga et l'ols sont nés de scissions récentes .Faut rélativiser comme pour l'unité annoncé dernièrement entre la cnt-ait et celle de la Tour d'Auvergne : car à part Toulouse la cnt-ait n'existe quasiment plus , et la Tour d'Auvergne personne n'était qu courant que ca existait encore). Sinon il ne faut pas etre trop pessimistes sur les divisions entre organisations , en ce moment meme s'il n'y a pas d'unité formel il n'y a pas de réels problemes, la coexistence ce passe meme tres bien (bien sur à part des micro-évenements qui existeront toujours ) . ces dernieres années il y a quand meme eu des actions et des campagnes communes (contre le g8, le fsl, manif anti-nucléaire etc). Au niveau local, il y a souvent du boulot fait en commun (je pense à Montreuil, ou a Cergy qui font formelement des trucs unitaires Fa/Al/Cnt) sans compter que les militants des différentes orgas se retrouvent dans différents collectifs de lutte sans que cela pose de problèmes particuliers. Concernat le cpe , je ne vois pas trop ce qu'apporterait une unité formelle : si l'intervention des organisations dans l'anti-cpe est assez décevante, il ne faut pas non plus trop etre negatif, toutes les orgas ont des militants participants aux occupations, aux actions, aux manifs, des militants ont subis la répression et sont poursuivis. Toutes les organisations ont sorti quasiment un tract par semaine à des dizaines de milliers d'exemplaires chaque fois, sans compter les autocollants/affiches, depuis 1 mois (il doit bien y avoir plus de 150000 tracts libertaires distribués en tout, peut-etre meme + de 200000 tractés, sans compter les tracts de groupes libertoïdes ). L'intervention des organisation pourrait surment etre meilleur , notamment avec l'utilisation de Radio Libertaire (totalement sous-utilisé), ou de création de blogs, mais il faut quand meme prendre en compte que les organisations sont faibles en nombre et en moyen. Il faudrait aussi que les inorganisés* se posent des questions aussi : il y plus de libertaires en dehors des organisations que d'anarchistes organisés , alors c'est tres bien de critiquer les orga sur leurs faiblesses (notament Libertad qui pose de tres bonnes questions dans son article initial) mais faudrait aussi se demander pourquoi les inorganisés ne font pas vraiment mieux. ( *si j'emplois le terme "inorganisé" c'est pour faire vite, ca n'a rien de péjoratif, ca veut juste dire "pas militant dans une organisation" ; on peut tres bien milité en dehors des orgas.... et heureusement... )
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libertad
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Léo, je suis d'accord pour dire que les militants des organisations anarchistes et libertaires au sens large sont présents dans le mouvement, qu'ils distribuent des tracts, des auto-collants et font des communiqués. Le problème n'est à mon avis pas là mais dans le fait qu'ils ne jouent pas le rôle "d'intellectuel collectif " qui devrait être le leur. Je m'explique : intervenir dans un mouvement social c'est bien mais dans tout mouvement social il y a des moments de doutes, des moments où le mouvement a besoin de perspectives sinon il régresse ou se trouve pris au piège des solutions réformistes. Or les anarchiste ne jouent pas ce rôle d'intellectuel collectif qui peut faire progresser la conscience du mouvement car ils n'interviennent pas collectivement pour faire des propositions. La question qui se pose n'est pas celle de l'unité des orgas mais celle de creér un collectif capable de faire des propositions politiques lorsque le mouvement social manque de perspectives, c'est là que la responsabilité des organisations est écrasante et dans le contexte actuel, je dirai même qu'elles ne servent quasiment à rien : organisés ou inorganisés jouent le même rôle, il n'y a aucun plus à être organisé : c'est une sacré remise en cause de l'utilité des organisations. En fait ce qui va se passer comme à chaque fois, c'est que lorsque le mouvement social actuel sera terminé, les orgas alors vont pondre des analyses toutes plus pertinentes les unes que les autres mais cela n'aura servi à rien car elles arriveront trop tard. Cela servira juste à deux choses : justifier leur propre existence en pondant l'analyse la plus ceci ou celà, avec le bénéfice annexe de rallier à elles une partie des militants les plus politisés des luttes. Ce que je reproche aux organisations, c'est une forme d'immobilisme lors des mouvements sociaux et ensuite une récupération de ces luttes pour leur propre chapelle ( en justifiant cette récupération par le fait que leurs militants y étaient ). Je n'ai personnellement pas le culte de l'inorganisation mais je fais le constat des carences des organisations et regrette cette situation car si les organisations se remuaient un peu et rompaient avec leurs habitudes, les anars pourraient peser politiquement, ce qui n'est pas le cas. Quant aux inorganisés, le fait de l'être n'empêche pas d'agir, je ne peux parler pour les autres mais à l'En Dehors nous sommes une poignée, certains organisés, la plupart non et celà n'empêche pas d'agir et de faire ensemble un boulot qui me semble utile.
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Anonyme
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Que ce soit organisés ou inorganisés il y a des points communs, au moins un me semble évident : les deux semblent ne pas se rendre compte tout à fait du vide politique/intellectuel à gauche et ne saisissent pas pleinement cette opportunité.
Je me demande aussi, pardon d'avance pour ceux qui seraient tentés de le prendre mal, si on ne paye pas un peu toutes ces années à aller dans le sens du jeune (bière..concerts..folklores vestimentaires..etc.) en délaissant un peu la culture, politique notamment. Et pas une culture fossilisée et ressassante mais en mouvement ( ce qui suppose un effort délibéré et permanent de reflexion collective)
Il y a donc des micro-mouvements (10+20 etc.)dans les orgas, c'est bien, mais ça sera encore mieux si une fois la contestation anti-CPE retombée, le mvt anarchiste ne retombait pas lui aussi dans ses habitudes. Radio libertaire , elle, n'en sera qu'à peine sortie quelques instants.
Voilà à quoi servent les inorganisés : engueuler les organisés :-) (lesquels s'en foutent presque complétement, mais...de quelles critiques ne se foutent-ils pas ?) .
Sofa
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Anonyme
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Et pour surencherir sur ce que vient de dire Libertad : relisez (meme si c'est la 50ème fois) les propositions et perspectives en circulation (PCF, LCR, LO, PT, negristes, etc.) appreciez-en pleinement la misère (et quelques autres qualités telles qu'incohérence, absudité, etc.) et ensuite demandez-vous en toute honneteté si dans ces conditions il ne serait pas temps que l'anarchisme ait un discours fort.
Et pour le post-mvt , je crains que l'avenir ne soit tel que le redoute libertad...
Sofa
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toto2
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je m'explique : plutot que de déplorer ce que les orgas font trop peu ou pas du tout, pourquoi ne pas collaborer en ligne ce week end pour donner une perspective au mouvement avant qu'il ne s'(essoufle : c'est urgent à marseille notamment, la trahison syndicale et le retour des proviseurs et doyens commence à étouffer le mouvement.
qu'en pensez vous ?
il me semble qu'on pourrait éditer un texte autour du travail en commun avec les banlieues de toute urgence.
ce qui manque encore c'est une perspective qui soit simple à lire et qui embrasse aussi bien la situation en banlieue que celle des étudiants et lycéens. c'est aussi un appel à intervenir en banlieue (tract + manif sauvage) au plus pret de ceux qu'on veut toucher.
enfin une idée reprenazble aussi bien par les orgas que les totos.
Voilà pour quelques criteres...
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toto2
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il se trouve que j'ai fait circuler l'appel de raspail en europe et on m'a fait remarquér que c'etait un peu trop
intello.
si on simplifiait le messsage ?
le fond du message c'est à mon avis : continuer ou reformer le systeme c'est l'impasse
renversons les idoles marchandes, les entrepreneurs et leurs appuis (etat et representants)
centrons le nouveau systeme sur la vie
A partir de là invitons à des reunions autour du futur envisageable à moyen terme
c facile à faire et chacun peut tracter localement sur cet objectif tant que le mouvement vit
qu'en pensez vous ?
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Anonyme
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J'ai rien compris a ton commentaire toi, tu n'est pas anarchiste tu ne l'a jamais été et tu ne le seras jamais; bon ben c'est cool on s'en branle de tes conneries nous ! Soit plus explicite la prochaine fois qu'est-ce-que tu nous veux exactement ? Si tu n'est pas anarchiste peut-être que tu ne connais pas ce mouvement informe-toi, lie, documente-toi mais nous gonfle plus débiter des conneries ! Et si tu veux répondre alors fait un commentaire un peu plus construit la prochaine fois.
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Biturix
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Peut-être que la clé réside dans la question du "pont" à faire entre la société telle qu'elle est et telle qu'on (les zanars) voudrait qu'elle soit. Malgré toute notre "créativité", à part la bonne vieille effusion de sang révolutionnaire (solution aussi absurdement vaine que sado-masochiste), quelles solutions révolutionnaires avons-nous à apporter? La résistance anarcho-pacifiste générale? Pas con, mais même sur ce point, on n'a pas les moyens de notre politique car "y'en a (toujours pas) un sur cent..." Alors? Alors, en effet, dans ce contexte, les orgas ne peuvent qu'être décevantes. Le seul rôle qu'elles peuvent jouer, et c'est déjà ça: faire survivre la culture anarchiste, en attendant... Mais en attendant quoi? Et surtout, comment? Une dernière question: les anarchistes le sont-ils devenus en lisant des anars? Ou lit-on les anars parce qu'on est déjà en train de devenir anarchiste, sans le savoir encore? La seconde hypothèse (développement individuel tendant à l'anarchisme) est plus crédible que la première (devenir anar sous l'influence d'une doctrine). Conclusion: les orgas servent essentiellement à entretenir une culture anar pour que les individus qui évoluent en ce sens sachent qu'il existe un mot pour définir cela, et d'autres gens s'en réclamant. Mais l'orga anar comme "appareil révolutionnaire", pacifiste ou pas, ce n'est pas utopique, mais juste inadéquat.
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caro
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Bon, j'interviens à ma manière, je ne suis pas anar, mais j'apprécie les analyses que je lis ici. Sur les banlieues... ne vous trompez pas... Je connais bien les quartiers dits "difficiles", au moins ceux de Grenoble et agglo. Il ne faut peut être pas généraliser, mais... Les jeunes n'y rêvent que d'une chose : entrer dans le système pour avoir du boulot, un logement et... créer une famille. Ils ne sont absolument pas politisés. Ce qui les motive dans la lutte contre le CPE, c'est la bataille contre la précarité. Ils ne supportent plus les petits boulots, l'interim et les CDD à répétition, les discriminations, être obligés de rester chez les parents... Il y a un énorme travail à faire auprès d'eux, c'est super intéressant... à commencer par trouver un vocabulaire commun (attention, les contresens viennent vite)... Les rapprochements auraient dû se faire déjà à l'automne dernier... on les a laissé bien seuls... mais il n'est jamais trop tard, si on sait s'y prendre.
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libertad
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Caro, entièrement d'accord avec toi, pourquoi ne ferais-tu pas un texte à leur intention ? Avec les moteurs de recherche des jeunes non politisés peuvent le lire s'il correspond à leur vocabulaire.
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caro
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je ne suis pas douée... :-)... et je n'ai pas beaucoup de temps... mais si tu veux me soumettre quelque chose... Je ne sais pas pourquoi vous voulez rencontrer les jeunes des quartiers, qu'est-ce que vous attendez d'eux et qu'est-ce qu'ils peuvent attendre de vous. Perso, j'y suis presque tous les jours pour mon boulot... mais ce ne serait pas dans le même cadre. Je peux reprendre contact en fin d'après-midi. A+
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Anonyme
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Caro, j'approuve totalement ton approche, mais tu dis :
"mais... Les jeunes n'y rêvent que d'une chose : entrer dans le système pour avoir du boulot, un logement et... créer une famille."
Cette reflexion relève à mon avis d'une vision complétement phantasmatique de ce qu'est le prolétariat, et surtout de ce qu'il a été.
Les prolétaires ont toujours révé d'avoir du boulot, un logement etc. Finissons en une bonne fois pour toute avec le mythe du prolétariat. Les jeunes des banlieues ont autant de "conscience de classe" que les "vrais" prolétaires (ceux des livres de LO , du PCF et, hélas, de certains anars)
Parler, en tant qu'anarchistes, aux prolétaires , des banlieues ou non, consiste aussi a leur dire la verité sur ce que nous pensons (théoriquement car en pratique, logement famille sont des reves bien partagés :-)) de leurs aspirations.
Svp : ne mythifions plus le prolétariat (que je connais bien , et depuis longtemps, juste pour la précision)
Sofa
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Yvan
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En fait, les jeunes ne rêvent pas de rentrer dans le système. Comme tout le monde, ils font, de gré ou de force, partie intégrante du système. On est tous dans le système, qu'on soit chômeur ou travailleur, sédentaire ou nomade, révolutionnaire ou réac. D'ailleurs, si certains avaient la chance d'être hors du système, ils n'en subiraient ni les avantages ni les inconvénients. Et qui peut s'ennorgueillir d'être dans ce cas? Absolument personne. Même pas le vieux baba de la communauté Bidule au fond de l'Ariège. Donc ce qu'on entend généralement par "rentrer dans le système" signifie plutôt obtenir une situation moins déplorable à l'intérieur d'un système dont on fait déjà partie. Et il n'y a aucun mal à ça. Contrairement à l'idée reçue, désirer être un peu moins galérien à l'intérieur du système n'empêche pas de vouloir changer ce système. Par exemple, on peut être à la fois pour la hausse du SMIC (réformette immédiate) et pour la mise en place d'un système anarcho-communiste. Pour utiliser une métaphore, quand on a une carie, prendre des antidouleurs n'empêche pas de se rendre chez le dentiste pour se faire soigner. Enfin, il faudrait dépasser un peu les clichés anarcho-bobo sur la famille, le logement, la bagnole, etc. J'aime travailler, j'aime ma famille, j'aime bien dormir dans une maison qui ne soit ni un hall de gare ni un dortoir (c'est peut-être parce que je suis un prolo, justement, et pas un anar middle-class). Et alors, il est où le problème???
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Yvan
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Cercamon: j'ai un problème de boîte e-mail. Bien reçu ton message. Je te re-mail dès que c'est arrangé. Bises. Pardon à tous les autres pour cette parenthèse d'ordre privée.
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toto2
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caro, tu poses la question
qu'est ce qu'on attend d'eux ?
qu'ils nous aident à bloquer le pays
qu'est ce qu'ils attendent de nous ?
qu'on les aide à formuler des revendications qui leur sont propres. qu'on les aide à déjouer les pièges des dispositifs de représentation (partis, syndicats cogestionaires, médias, profs).
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Yvan
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S'il y a eux et nous, c'est déjà foutu d'avance. La seule voie ayant du sens, c'est que nous soyons eux et qu'ils soient nous. Sinon, comment ne pas tomber dans le piège de l'Avant-Garde Révolutionnaire menant le bon peuple ignorant vers ce qui est bon pour lui? Distinguer les prolos et les anars, n'est-ce pas reproduire un système classiste? En d'autres termes, l'anarchiste ne doit pas être le représentant du peuple, ni l'orga un Parti.
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toto2
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j'ai fait circuler l'article à la cnt marseille et à la fa marseille.
réactions furieuses.
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caro
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bien vu Toto2 :) Aller dans les quartiers, c'est aller discuter sur un pied d'égalité avec des personnes qui sont loin d'être des ignards, mais qui ont leur propres références. "prolétariat" est un mot à banir, incompréhensible. Pour moi, même s'il est "juste" il est archaique. Les jeunes ne sont des prolétaires que pour des penseurs théoriciens, car ils ne se vivent absolument pas comme ça, ils veulent une autre vie que celle de leurs parents qui ont marné pour se retrouver chômeurs ou retraités, ayant à peine de quoi vivre. Beaucoup de jeunes des "quartiers", où il y a parfois 40 % de chômage, sont des exclus, hors tout système que nous connaissons. Le système de ceux qui "tiennent les murs", c'est la débrouille et l'entraide dans leur communauté (ethnique et/ou territoriale), ils n'ont rien à faire des autres et tirer les portables ou taper sur les manifestants n'a aucune importance. Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Beaucoup ont une vision très pessimiste de leur avenir, parfois même, ne s'en voient aucun, étrangers ici bien que français. Le travail, c'est leur faire prendre conscience qu'un avenir est possible AVEC eux. Je ne connais pas la banlieue parisienne, je parle de ce que je connais de Grenoble et l'agglo., mais les problèmes doivent être à peu près partout les mêmes, avec plus ou moins d'acuité. Ici, il n'y a pratiquement pas eu de voitures brûlées à l'automne dernier.
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blance
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excusez moi pour le petit message.
il n'est pas très adapté ici.
c'étais juste pour voir si vous n'étiez pas trop effreillés.
allez bonne lutte et bon courage ! à plus !
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Olivier
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Et bien, allez-y, montrez-nous l'exemple ! Vous faites quoi, vous, sur le terrain, de moins minable que ces salauds d'anars libertaires organisés ! Nous ne demandons que de pouvoir humblement suivre vos pas de Lumière. Il est clair qu'avec des types de votre trempe, la grève générale ne sera demain plus un discours creux.
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toto2
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la grève est un élément important surtout pour se donner du temps
mais la grève générale reconductible est un mythe syndicaliste révolutionnaire.
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Anonyme
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je suis un camarade du groupe Echanges et mouvement, je viens de lire le texte avec lequel je suis tout à fait d'accord. Un camarade s'entousiasmait de voir que les anti-CPE bloquaient, les centres de tri , les gares.. une sorte de substituioniste a l'action manquante des salariés. Dans un tel contexte effectivement la "grévé générale" reste une incantation, d'ailleurs à Echanges nous avons toujours pensé, qu'elle ne se décrète pas : elle s'impose d'elle même quand les conditions sont réunies. Il faut aussi bien se rendre compte le mouvement prolétaire a essuiyé défaite sur défaite, que le syndicalisme d'acompagnement s'est généralisé..
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Olivier
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Il est dangereux d'enterrer comme ça le principe de grève générale. A force de tout ravaler au rang de mythe, pourquoi ne pas y mettre aussi l'anarchisme et toute contestation du capitalisme. La société d'aujourd'hui ne semble pas aller vers un abandon du capitalisme, alors, "mythe", "incantation", abandonnons tout discours anticapitaliste et pratiquons la realpolitik. Pourquoi pas se présenter aux élections, rejoindre l'aile "gauche" du PS qui, grand précurseur, a lâché les mythes depuis longtemps... Vous parlez des anars organisés en les fantasmant, comme si ils étaient tous pareils et tous cons, ridicules, imbéciles. Par exemple, dans mon groupe "organisé", on a pas voulu mettre en banderolle "grève générale" juste pour le mot alors qu'elle n'était pas en gestation ni en préparation. Comme quoi faut arrêter les clichés. Mais la grève générale me semble un moyen de lutte pertinent quand les luttes seront plus radicales et combattives. Sinon, quoi ? On capitule et on adhère tous au PS ?
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Anonyme
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Olivier, mais qui parle d'enterrer la grève générale ? On ne peut que la souhaiter, mais ça n'empeche pas de rester ouverts à d'autres formes d'actions (bloquages etc. ), d'ailleurs accessibles meme sans grève.
Sofa
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Olivier
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"Rester ouvert à d'autres formes d'action" comme des bloquages, oui, je suis d'accord avec ça.
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libertad
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Olivier, mon texte n'a pas du tout pour but d'enterrer la grève générale mais de la refuser comme mot d'ordre incantatoire ressorti à chaque conflit social d'importance, alors qu'elle ne correspond pas à la réalité de la lutte des classes : minorité active de salariés prêts à faire quelque chose, majorité des salariés prêts à rien du tout et surtout pas à se bouger. A chaque mouvement social, les anars ressortent la même chose : "grève générale", dans ce contexte ça ne veut plus rien dire quand les conditions ne sont pas réunies pour qu'elle puisse démarrer. FO et d'autres l'ont d'ailleurs bien compris qui en usent comme d'une incantation. Dans le cas présent il me semble que le rôle des anarchistes n'est pas de distribuer des tracts ou de faire des communiqués appellant à la grève générale, ce qui ne sert à rien mais d'appuyer les mots d'ordre de blocages et les actions coups de poing, des étudiants, avec des salariés comme ça s'est fait dans différents endroits. Ca prouve d'ailleurs que l'action directe des minorités agissantes peut être efficace et dangereuse pour le pouvoir, plus qu'une incantation sans suite à la grève générale qui ne se réalisant pas ( et pour cause ) risque de démoraliser ceux qui se battent. La carence énorme des orgas anars, c'est de ne rien dire au moment où le mouvement social en aurait besoin, par exemple aujourd'hui : le CPE est enterré, mais des facs, les plus en pointe veulent continuer contre le CNE, contre la précarité en général, eh bien si les anars voulaient avoir un rôle à jouer (et ils en ont un ), la FA, l'OCL, La CGA, les CNT, AL, No Pasaran devraient se réunir ce soir, lancer un appel de soutien au facs qui veulent encore bloquer, émission spéciale sur Radio libertaire pour leur donner la parole, tous les sites web des orgas diffusent la position des anars. Ca n'a rien d'impossible à faire et pourtant ça ne se fera pas ! ... a moins d'un miracle et comme je n'y crois pas ! Ce qui est assez étonnant dans ce mouvement c'est que les syndicats sont capables de se réunir, les partis de gauche aussi mais les anars et libertaires alors là, faut pas y compter. Il devrait au minimum y avoir une coordination libertaire et anar qui se réunisse comme l'intersyndicale et prenne des décisions et positions.
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Olivier
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Là dis comme ça je suis d'accord. Appeler à une grève générale dans le vide ne sert à rien. Soutenir des actions de blocage et d'action directe, oui. Les orgas sont-elles passées "à côté" du mouvement, c'est bien possible.
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detred
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Musée du Louvre, le 10/04/06 Des étudiants en histoire de l'art, appuyés par quelques types de diverses orgas du genre "jeunesse machinchose", ont bloqué le Louvre! Il faut savoir que durant cette période de vacances, le Louvre, c'est des milliers de visiteurs, qui aujourd'hui, ont pu rentrer gratuitement, sauf quelques Américains qui ne comprenaient par le Franglais: et sans que le service de sécurité n'est bougé le petit doigt. Belle pub auprès d'une kyriade d'étrangers! Personnellement, j'y étais tout l'aprem, nombre de flics vu : 4, ils controlaient une bagnole, rue de Rivoli, cette absence de réaction des gardiens de la paix (ahah) devrait donner des idées à certains > les flics n'interviendreraient pas dans des lieux publics et cosmopolites, intéressant n'est ce pas ;) détail cocasse, nos jeunes historiens d'art distribuaient encore des tracts avec la formule "anti-cpe", en s'excusant de ne pas être à jour Le royalisme aujourd'hui est définitivement mort! Et le mouvement étudiant prouve qu'elle n'a pas besoin des orgas pour réaliser des performances! VIVE NOUS
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Cercamon
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Désolé de (re)faire dévier le fil sur un HS, mais, rapidement, je dois dire que je suis d'accord avec Yvan (ça roule pour le message perso !). Toto2, dans ce que tu indiques de ce "qu'ils attendent de nous", je vois plutôt l'expression de ce que toi tu es prêt à faire pour "eux", et que tu aimerais faire pour "eux" (ou que tu aimerais qu'"ils" te demande de faire pour "eux"). A mon avis ce qu'"ils" attendent, c'est un coup de main au quotidien, pas tout le bazar militant. Et désolé de radoter, mais les personnEs qui vivent dans les "quartiers", je ne suis pas sûr qu'on puisse faire la jonction juste le jour où ce serait important qu'il y ait jonction (et qu'elle se produirait par miracle). Car ce serait se pointer en étant "nous" vers "eux", c'est à dire qu'on se renverrait vers des identités qui ne nous appartiennent pas complètement, pas très nettes, car issues d'un état de fait que l'on combat justement. Je ne parle pas de fausse pudeur qui consisterai à effacer ce qu'"ilLEs" sont. Mais relisez le passage du renard dans Le Petit Prince. Donc je radote, disais-je, mais il deviens impératif de partager le quotidien. De filer un coup de main, pas en dégainant sa militance, mais ce qu'on sait vraiment faire dans la vraie vie quotidienne pour filer un coup de main. Et après on discute. Et ça c'est du long terme.
Toto2, si tu es à St-Charles, tu n'ignores pas qu'en descendant les 50m de la rue derrière la fac, tu débouches sur le bd National, qui délimite un arrondissment où il y a pas mal de précarité. "IlLEs" ne sont pas loin. Qu'est ce qu'illes disent ? Certainement pas "aidez nous à déjouer les pièges des syndicats" ou "aidez-nous à formuler nos revendications propres". Ils disent "ça fait des années qu'on est dans la précarité". Avec bienveillance en te voyant distribuer un tract, mais l'impression qu'ils sont "hors du coup" demeure. Que le tract, même si ça les concerne, c'est TON truc.
"Y en a" quand même qui sont intervenu en AG interpro (je vous épargne le pathos (pourtant j'ai un faible pour le pathos ;-) des citations de mémoire, mais c'était touchant).
Cependant, cependant, dans la poursuite du mouvement, il y a quand même une "chance" extraordinaire. Les étudiants ont déjoué ce qui les menacait directement eux. S'ils continuent à se battre, ce n'est plus pour eux, qui seront qualifiés, mais pour les non qualifiés, pour les parents qui touchent des alloc, pour ceux qui vont entrer en apprentissage. Et si ce message passe, alors peut être c'est un premier pas pour commencer à estomper la frontière entre le "eux" et le "nous"... Mais il faut faire passer ce message : cette fois on ne se bat explicitement pas que pour "nous"...
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marco
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Réunir toutes les orgas libertaires pour qu'elles donnent une direction à un mouvement qui tente (malgré tout) de demeurer autonome ???? Quel poids ont ces mêmes orgas libertaires (remember le fsl et le poids respectif des différentes orgas) ???? Les luttes reprennent nos modalités d'actions (démocratie autogestionnaire, action directe). Peu importe que nos drapeaux soient peu visibles (on n'est pas à la LCR) Pourquoi opposer la grève générale aux blocages, occupations... Les deux se complètent, s'alimentent. La différence avec FO c'est que les libertaires ne se contentent pas d'incantations stériles, ils tentent (avec plus ou moins de succés) de construire au quotidien la grève la plus large possible dans des AG de quartier, de ville, interpro... Ce que nombreux nous avons fait sur le mvt anti CPE.
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marco
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Dernière remarque : il me semble que les libertaires, avant d'appeller à des hypothétiques rassemblement unitaires, se doivent d'agir là où ils militent concrètement. Peut-on m'expliquer, alors que la coordination était bien plus radicale que l'intersyndicale, Pourquoi Solidaire (orga où les anars ont une influence) -dans le cadre de l'intersyndicale- est allé rencontrer l'UMP pour finalement servir la soupe au gouvernement en lui offrant une porte de sortie ??????
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toto2
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solidaires commence à tourner vinaigre justement.
Et y a toutes sortes de gauchistes dedans.
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panik
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salut à vous! grève générale! oui j'ai du mal à le crier, car grève générale y'a pas. le cortège cga cnt al de montpellier le hurlait à tue tête, mais toujours pas de grève générale. je suis ouvrier, et effectivement la GG est une lourde décision dans une vie de salarié, je la fais si la majorité des salariés, précaires, chomeurs, étudiants, zonards et autres jouent le jeu de la confrontation. hélas ce n'est pas le cas, ce qu'ils ont volé ils l'ont volé aux ouvriers, et j'avais l'impression de gueuler tout seul: aux ouvriers!! oui la GG est un des moyens de lutte contre le capitalisme, l'appel au sabotage des outils de travail et la reprise individuelle en sont aussi. le travail c'est pas un métier, faut qu'on bouffe, nos enfants aussi, à notre époque la solidarité c'est amoindrie à peau de chagrin, c'est pourquoi il est nécessaire que chacun de nous introduise ce grain de sable qui à la longue paralysera la machine.je crois aux idées du communisme libertaire, j'aime la vie et cette vie que l'on nous impose va à l'encontre de mes pensées. je suis anarchiste? ouais peut-être, dans tous les cas être anarchiste c'est appliquer des principes de partage, de solidarité, et de lutte.j'habite une ville de 45000 habitants et je ne connais pas d'anarchistes, si juste quelques gars qui se font frémir lors des manifs et qui vont même au g8, mais aprés où sont-ils? on a un jolie centre de rétention les seules personnes qui s'y rassemblent se sont les familles, cela fait longtemps que plus personnes ne se soucis de ces gars et filles, mais bon dans une ville où le FN se cogne du 25 % et qui se démerde à arriver au second tour des legislatives, y'a hélas que les cocos pour gueuler dans la rue parce que les anarchistes de montpellier et de navarre on les attends encore. heureusement qu'il reste l'affichage et les stickers pour s'exprimer sous les caméras de surveillance. allez j'arrête de débourronner, votre forum est trés bien, je sens la bonne fibre, mieux qu'à bellaciao où je me suis retrouvé triquard, aï, aï, aï ces trotskystes/stalinos/gros conos... panik de Sète, ville de Caserio parti de la rue Gambetta pour se farcir sadi carno le vil! vive l'anarchie et la libre pensée!
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Sail
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"Oui c'est tres bien mais la cga c'est 20 personnes, l'ols 10, l'ocl 10 aussi, ce qui fait une 40taine de militants pour 3 orgas pour toute la France... En plus la cga et l'ols sont nés de scissions récentes " Léo d'où tu sors ces chiffres ? Ca n'a rien à voir avec la réalité (tu peux multiplier par 4), même si le mouvement anar dans son ensemble est groupusculaire (et c'est pas nouveau). Par ailleurs, est-ce que l'activité et l'intérêt politique se mesure au nombre (dans ce cas là il n'y a plus qu'à rentrer chez nous) ?
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Sail
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Salut Je pense qu'à Montpellier comme ailleurs, les camarades font ce qu'ils et elles peuvent. Je dis les camarades, parce que les organisations, ce ne sont pas des entités métaphysiques extérieures, mais la somme de l'huile de coude et du temps consacré par des individu-e-s à militer et construire des outils. et la posture qui consiste à s'interroger sur leur activité de l'extérieur revient à la même attitude "consommatrice" que le grève par procuration. Les camarades qui gueulent "grève générale" dans
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Sail
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cortèges essayent tous de construire la grève sur leur lieu de travail, et ce n'est pas plus facile pour elle-eux de le faire qu'ailleurs. Bien sur, ce n'est pas le seul outil, mais pour autant, c'est d'abord en luttant là où on vit et l'on travaille qu'on fait changer les choses. et c'est ce que font ou essayent de faire les camarades partout où ils et elles sont. Personne n'est payé pour militer, alors on fait bien ce qu'on peux, surtout au nombre qu'on est.
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Sail
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Alors, plutôt que de raler, pourquoi ne pas aller les voir directement, les orgas, et voir ensemble ce qui est faisable. Par exemple, panik, tu trouve qu'il devrait y avoir une activité anarchiste sur Sète ? Pourquoi ne pas aller voir les camarades de Montpellier pour discuter ensemble de ce qui est faisable ? Ca peut commencer par toi, avec l'aide de l'extérieur, mais cette aide, si tu ne la sollicite pas, elle va pas venir toute seule (parce que les camarades ont déjà fort à faire là où ils et elles sont, à la poignée qu'elles et ils sont).
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libertad
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Sail, il n'est pas question de dire que les militants anars ne font rien, ni de juger les personnes, chacun fait ce qu'il peut. Le problème est collectif. En fait les organisations n'acceptent pas la critique, leur attitude est souvent la même : - ne rien écouter quand on leur signale quelque chose qui ne va pas dans leurs pratiques car n'ayant pas envie de changer au nom de la préservation de la "boutique", elles se disent "attendons que ça passe" ( les chiens aboient la caravane passe ) dans un mois on en parlera plus et nous serons toujours là. C'est ainsi en ne pratiquant aucun examen critique des modes d'interventions que les anars restent groupusculaires et maintiennent leur petites "boutiques" - renvoyer le problème à celui qui pose la question : si ça ne fonctionne pas, en fait c'est la faute à celui qui pose le problème car lui ne fait pas mieux. On botte en touche et on ne se pose plus de questions - c'est de la faute des réformistes qui cassent le mouvement social : ça évite à chaque fois de s'interroger sur quelle alternative a su proposer le mouvement anar. Lorsque le mouvement et terminé, chaque organisation va pondre ses supers bonnes interprétations du mouvement social, avec "le détail qui tue" pour se distinguer de la "boutique" d'à côté et espérer ainsi récupérer des militants, grossir un peu pour damer le pion aux autres organisations.
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Sail
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effectivement je ne crois pas que "ce soit la faute" des réformistes, etc... Nous payons à mon avis des années de recul sur le terrain social, de matraquage idéologique, l'absence de contre-information. La question qui se pose c'est comment agir justement dans les "période de calme". Parce que si tout le monde se "réveille" au moment des grands mouvements sociaux, ceux-ci sont le fruit (dans leur portée comme dans leur limite) de tout le boulot, souvet bien ingras, accumulé pour les construire. Et à mon avis c'est souvent ce que sous estime bien des personnes du mouvement libertaire (c'est sur, c'est pas "cool" de se taper du boulot au quotidien, avec tout ce que cela peut avoir de pénible, même si on est pas des moines soldats de la révolution). Par aillerus, je le répètes, critiquer, conseiller de l'extérieur reviens à la même chose que ce que j'entends sur mon lieu de travail : des collègues qui ont toujours une bonne chose à reprocher aux "syndicats" (sur le style : vous les syndicats, vous devriez...etc) tout en se tenant soigneusement à l'écart de toute activité et de tout investissement, vsur loire de prise de risque (à l'exception, et encore, des grandes périodes de lutte). On est dans la délégation la plus f lagrante. Il ne s'agit pas de préservation de boutique, mais d'un constat : ce que l'on peut ou ne peut faire dépend de ce qu'on est (quantitativement, "qualitativement"). Ces questions de stratégie, de tactiques qui se résume à "comment peut on peser sur les événènements", "quels outils peut on utiliser pour avancer un peu plus sur le chemin de l'émancipation intégrale" ou "comment ancrer les idées et les pratiques anarchistes dans la population", on se les pose. On a quelques pistes, mais pas plus ni moins que les autres. On les expérimente quant on peux. Et ça nous arrive de constater des impasses. Les organisations ne sont pas plus exemptes de critiques que qui que ce soit. Mais tu sais bien qu'il y a la critique active et la critique active : critiquer sur le bords du chemin, celles et ceux qui passent n'est pas la même chose que de marcher avec, même si c'est pénible, de discuter la pertinence de tel ou tel choix, ET de proposer...
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libertad
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Sur l'En Dehors nous ne sommes pas des anti-organisation, notre critique essaye d'être constructive. Nous ne sommes pas sur le bord du chemin, certains sont organisés d'autres non. Pour prendre mon cas personnel j'ai été organisé mais j'ai quitté car l'organisation ( mais toutes en fait ) n'entend rien pour les raisons que j'ai donné plus haut. La solution n'est donc pas : entrer dans les organisations et faites changer les choses car les orgas jusqu'ici sont sourdes.
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de passage
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hum... j'aurais peut-être dû poster hors contexte CPE. "vous" êtes totalement bouffé par ça... et votre contexte franco-français quand c'est pas parisien! si je peux me permettre, je me fous des luttes menées actuellement (enfin, pas vraiment, mais j'en ai marre de courrir après, a pondre des tracts et des analyses...) ma "proposition" d'une "rencontre" ne visait pas une unifiquation des anars pour être plus nombreux et plus unitaires... j'ai envie de causer avec d'autres anars, qui viennent d'ailleurs, qui ont d'autres culutures, d'autres visions, d'autres sensibilités... d'apprendre, de recevoir et de donner. biensûr que localement tout le monde fait ce qu'il/elle peut avec ses moyens et ses "envies" avons-nous nos "échéances propres"? devons-nous nous "contenter de la résistance" Où est notre culture? que faire avec? resister c'est créer(?) mais quoi? que créons-nous? personne ne veut plus? moi oui et j'ai pas l'impression d'être impatient ou d'être avant-gardiste, je parle pas de révolution ni maintenant , ni demain. je parle des anarchistes, de l'anarchie aujourd'hui. je suis pas sûr d'être plus clair qu'avant... peut-être c'est moi
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Anonyme
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Il est d'usage d'envoyer chier, avec ou sans gants, ceux qui critiquent les orgas, en particulier si ce sont des gens de l'exterieur, et c'est bien dommage car les orgas devraient profiter du fait de participer d'un mouvement ou beaucoup de monde (la majorité) est hors des organisations et peut apporter des regards légèrement différents de ceux qui vivent presque au quotidien l'organisation.
De plus , des indidualistes hors organisation peuvent avoir (pas toujours) l'avantage de ne pas etres spécialement sympathisants d'une organisation particulière et a se situer sur le plan du mouvement anarchiste dans son ensemble, de l'interet du mvt et non de telle ou telle partie du mvt.
Je partage les observations faites par libertad, sauf peut-etre une, quand il dit que les orgas attendent la fin du mvt pour sortir des analyses en espérant recruter. On peut en effet se demander si faire grossir les rangs est réellement une priorité majeure des orgas modernes, et si au contraire le fait de plus ou moins stagner en permanence (du point de vue effectifs) n'est pas presque considéré comme une qualité, un gage d'authenticité. Et, à l'inverse, dès qu'une orga voit son audience grossir, n'est-elle pas immédiatement soupconnée de mettre de l'eau dans son vin ?
Prenons l'exemple de RL. N'est-il pas évident que - au cours d'un mouvement qui a duré plus d'un mois (!) - il n'y a eu aucune volonté de RL de saisir cet évènement pour en faire bénéficier et l'événement ET le mouvement anarchiste ? Ca ne veut pas dire qu'il y a eu mauvaise volonté, intention de malfaire, mais qu'il y a eu routine, passage à coté ,... 68....
Mais je rejoins bien Sail sur le fait que toute observation doit tenir compte des moyens objectifs du mouvement anar. Il ne s'agit pas de dire qu'il était possible de déclencher une GG ou de faire trois semaines en édition quotidienne du ML, etc. , mais cependant il ne faut pas tomber dans l'excès inverse qui consiste à penser que le mouvement anarchiste est dans l'impuissance, dans une faiblesse qui justifierait tout ses manquements.
Sofa
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Anonyme
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Salut à tous!
Je suis un gars de l'"extérieur", je ne fais pas parti d'une
"organisation", j'agis suivant mes préceptes et mes sentiments, je
suis débaptisé et fier de l'être, je n'aime pas les chapelles même les rouges
et noires.
J’ai pas lu tous les traités, tous les pamphlets, ni toutes
les "bibles" (excusez moi du mot) anarchistes, mais ce que je sais
c'est qu'il m'a fallut des années pour comprendre la vitalité et le
fourmillement d'idées que draine la vision anarchiste.
Quelle est la différence entre un(e) militant(e) faisant
parti d’une organisation et un(e) militant(e)pas organisé(e)? Le travail fourni
pour la propagande et les manifestations ? L’investissement de l’un
est supérieur à l’autre ? La
critique et le questionnement sont de moindre mesure si on ne fait pas parti
d’une structure ? Je respecte l’investissement de tous(tes) les
militant(e)s qui luttent, dans leur entreprise, dans la rue, dans les squats,
et qui se révoltent contre toutes les formes de répressions. Mais je ne crois pas
au grand soir de suite, je ne pense pas que les anarchistes ont les moyens de
changer rapidement les mentalités de masse, ceux en mains sont dérisoires face
à cette société babylonienne, ça risque de prendre du temps. Sail me répondait
qu’il fallait si je voulais qu’il y ait une activité anarchiste dans ma ville
que je demande de l’aide à mes voisins de la grande ville, pour organiser. Je
pense le contraire, dans ma ville il y a un tas de personnes qui luttent, des
gens de tous bords, les discussions sont souvent contradictoires, mais aussi constructives, le
but recherché c’est aussi d’essayer de vivre autrement, avec toutes les
difficultés que cela engendre, et pour ça nous avons besoin de tout le monde et
on s’organise quand même quand on le peut, activité libertaire il y a, mais
sans orgas, mais on manquera pas d’inviter les cousins.
Ma remarque sur la non présence d’anars de Montpellier dans
une manif anti fn lors des dernières législatives à Sète était un peu déplacée,
on peut pas être partout, il est vrai.
Je ne regarde pas de l’extérieur le travail des autres, car
je suis déjà à l’intérieur, j’applique au mieux les idées auxquelles je crois,
c’est toujours mieux que de ne pas s’apercevoir de ce que l’on est, et de ce
que l’on fait pas. L’anarchie ce n’est pas un sacerdoce.
Quand on émet des remarques et des critiques on prête le
flan à la riposte. Que proposes tu ? Et que fais tu toi pour ? Moi je ne suis pas un
idéologue, je vis et tous les jours il faut composer avec tous les soucis de l’existence afin d’en
faire ressortir toute l’énergie positive qui me permet de croire à une autre
société, je partage tout cela par la suite, et après je me marre, parce que
dans la vie si on rigole pas…c’est la mort !
C’est sûrement moins scientifique que l’ensemble de vos
interventions mais je ne m’appelle pas Proudhon.
Salut à ceux de Montpellier, on s’est pas beaucoup parlé,
mais on était côte à côte.
PANIK
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Anonyme
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Panik, il n'y a pas vraiment de différence entre "organisé" ou non, autre que, éventuellement, statistique.
Les anarchistes organisés tendent généralement à consacrer du temps a leurs activités politiques, chez les inorganisés on peut dire que ca varie du tout au tout, puisque le seul critère qui permette de définir un anar inorganisé c'est lorsqu'il dit "je suis anarchiste". Alors tu peux y trouver des gens comme Libertad, qui sont surement au moins aussi actifs que n'importe quel "organisé", mais à l'autre bout de l'échelle tu peux trouver des gens qui se disent anarchistes (et qui le disent et le croient sincèrement) mais qui n'ont jamais consacré une minute de leur temps à une quelconque activité politique que ce soit.
A cela il faut rajouter le fait que depuis maintenant fort longtemps il n'est plus possible de définir l'activité anarchiste. En effet non seulement le simple fait de dire "je suis anarchiste" suffit déjà a etre rangé parmi les anarchistes (et à la limite pourquoi pas) mais une personne qui par exemple aurait comme seul centre d'interet /activité la défense des bébés phoques peut dire "je suis anarchiste , et j'agis en défendant les bébés phoques". Ou encore un homo qui se dirait anarchiste et donc l'unique activité serait centrée autour de la cause homo peut dire "je suis anar, et j'agis en soutenant la cause homo, etc.". Un autre qui serait naturiste, et dont l'unique activité serait etc.etc. peut dire etc.etc. Je pourrais multiplier les exemples à l'infini.
Que l'on soit de nature sectaire ou au contraire hyper ouverte, il me semble qu'il est presque impossible aujourd'hui pour quiconque a embrassé l'anarchisme,d'accepter comme son frère toute personne qui dit simplement "je suis anarchiste" (en particulier lorsque la suite des propos contredit regulièrement cette affirmation, ou encore lorsque de toute évidence l'activité est de 0). Perso je n'aime pas les sectaires, mais je suis conscient qu'il y a une part d'hypocrisie dans ma tolérance, autant je ne crois pas une seconde que toute personne se disant anarchiste le soit vraiment par le simple fait de le dire, autant j'ai tendance à taire mon scepticisme.
Donc pour moi la question du fil "mais que font les orgas et le mvt libertaire" est , reste, la bonne , elle est meme plus d'actualité que jamais.
Question subsidiaire mais ayant un rapport direct avec le fil : pendant ce mois d'anti-CPE que s'est-il dit du coté d'une certaine université libre et d'Onfray ?
Sofa
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Anonyme
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Pendant ce temps onfray philosophise la bonne pensée du capital, et de l'État.
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Psycojak against Babylon
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Une question me turlupine, comment s'emanciper en tant qu'individualiste dans une organisation....? Brassesns qui fut quelques années affilié à la F.A. , l'a quittée je crois car il ne pouvait se réaliser complètement dans une structure collective. Il a d'ailleur chanté quand on est plus de deux on devient très vite une bande de con. Un fait est sûr ,il y a plus d'anarchistes solitaires que d'organisés. Ils sont moins efficace , certe , mais tout aussi véritable. Perso, les orga j'aimais ça quand j'étais ado, aujourd'hui je me sens plus libre seul.
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Sail
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"Sail me répondait qu’il fallait si je voulais qu’il y ait une activité anarchiste dans ma ville que je demande de l’aide à mes voisins de la grande ville, pour organiser. Je pense le contraire, dans ma ville il y a un tas de personnes qui luttent, des gens de tous bords, les discussions sont souvent contradictoires, mais aussi constructives, le but recherché c’est aussi d’essayer de vivre autrement, avec toutes les difficultés que cela engendre, et pour ça nous avons besoin de tout le monde et on s’organise quand même quand on le peut, activité libertaire il y a, mais sans orgas, mais on manquera pas d’inviter les cousins." Attention, je ne faisais que répondre à ce que tu disais sur les camarades montpelliérains. Il y a bien d'autres manières de faire effectivement, en commençant par chercher là où on est des personnes avec qui lutter. Je cherche juste à rappeler que les orgas ne sont pas des entités métaphysiques, et n'ont à priori pas d'obligation envers qui que ce soit (à part leurs adhérent-e-s). Après, on peux s'y retrouver ou pas, dialgoguer de manière constructive, mais le mode interrogatif "que fait un tel" me semble limité et pour le moins porteur d'une logique délégataire. Comme une orga est un fait collectif, identifiable, il est plus facile de lui demander des comptes, qu'à l'ensemble des individu-e-s dans leur diversité, qui font partie du mouvement libertaires. Pour autant, une orga libertaire, ce n'est qu'un regroupement d'individu-e-s bien réels... Disons qu'une question plutôt du type "Que fait le mouvement libertaire", ou "que font LES libertaires" m'aurait paru plus conséquente, surtout pour des individualistes.
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panik
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salut! je pense être revenu sur la phrase mettant en cause les camarades montpellieriens, et je récidive en répétant que je respecte leur travail et leurs personnes, loin de moi l'idée d'une critique gratuite, j'ai écrit un peu rapidement sans bien réfléchir. ce que je lis sur ce forum c'est qu'il y a une multitude d'organisations qui vont dans le même sens, qui ont le même but, mais qui se différencies par des détails tels que , réformistes, individualistes, syndicalistes, fédéralistes...difficile pour un gars de l'extèrieur donc de s'y retrouver. je n'ai jamais fait parti d'une structure, ce n'est pas pour cela qu'on ne peux pas savoir ce qui s'y passe, chaque organisation a son organe, le monde libertaire, courant alternatif, le combat syndicaliste, le libertaire et tant d'autres permettent dans tous les cas de se faire une bonne idée de l'état du mouvement. donc après réflexion je suis un individualiste qui suit l'évolution du mouvement et de son engagement grace aux organisations qui éditent de serieuses brochures destinées de toutes façon à informer. de là se crée une forme de synthese qui me permet par la suite d'émettre un avis. je dis bien un avis et non une critique. pour créer des liens avec des personnes il faut être clair, et compréhensible, c'est vraiment important de comprendre, et des fois j'avoue être un peu largué par ce que je lis et ce que j'entends. il y a un manque de clarté, car peut être aussi il y a beaucoup de dissentions au sein des anarchistes. ça date pas d'hier. alors comme dit plus haut par libertad je crois, se retrouver autour d'une table toutes mouvances confondues, ça serait pas un mal.
Bien à vous tous. Panik.
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Anonyme
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Le problème c'est que se retrouver à discuter tous ensemble sur une meme table dans un rassemblement large n'est pas forcément du gout de certains. A titre d'exemple, le fait est que par rapport aux discussions que j'aie puent avoir/entendre avec des gens CNT-F ou AL, une éventuelle présence d' autonomes seraient "dissuasives" de plus la représentation des individualistes est souvent proche de celle que les mass médias attribuent aux anarchistes. Cependant je penses que cela peut se faire (avec des déffections innévitables vraisemblablement), non pas rassemblés tous les anars/libertaires de toutes tendances dans une seule orga, mais mettre au point un relai pour diffuser nos idées plus largement, pouvoir en cas de lutte sociale se rejoindre sur une base commune, établir et pérenniser les/des médias libertaires, posséder une voix assez forte pour que ignorer celle ci n'est plus de justification "valable", et tout simplement creer l'alternative politique.
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toto2
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C'est quand même un comble !
les anars ont inventé le fédéralisme et pour des raisons de forme (syndicat de branche, groupe affinitaire, individualisme), de procédures (vote majoritaire, consensus, véto ou pas) et parfois pour des raisons plus lourdes (présence aux élections politiques ou professionnelles), il n'y pas moyen de les mettre ensemble sur le terrain idéologique lorsqu'arrive un mouvement social important pour tous.
Je crois qu'il faudrait que tous les anars de toute "confession" prennent conscience de ce qui les rassemble contre les socio-démocrates "réformistes" ou "révolutionnaires".
Ensuite qu'il y ait une reconnaissance de la diversité des approches (ce qui implique de de-dogmatiser chaque approche particulière).
Et d'avoir le reflexe de se demander face à une situation politique ou sociale s'il n'y a pas de réponse commune possible/
Enfin pourquoi ne pas mettre en place, par voie de mandatement au moins pour les orgas (tant pis pour les individualistes), une liste de diffusion pourpréparer une motion de synthèse inter-orgas qui aurait plus de poids politiquement et idéologiquement.
En cas de désaccord chacun édite alors son texte.
le cas de la précarité ne pouvait preter à divergence. Une occasion ratée qui mériterait reflexion.
le cas des banlieues en novembre pouvait entrainer plus de courage chez certaines orgas grace à un dialogue.
Enfin voilà, il est possible d'innover entermes d'orgas.
pour les indivi et les totos comme moi, c'est plus compliqué mais on a d'autres ressources. On est encore plus réactifs en général. On a notre utilité dans le processus même si elle est indicible. Ou peut etre à cause de cela
voili
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libertad
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Je suis d'accord avec toi anonyme et avec toi toto mais de plus en plus sceptique sur la capacité des orgas à se remettre en cause dans leurs pratiques. Il faut je crois être clair, en ce moment les orgas n'apportent rien de plus que la somme de leurs membres et même parfois moins. En effet le but d'une organisation anarchiste ou libertaire est de rassembler des militants pour réfléchir ensemble et proposer une orientation politique qui dépasse ce qu'une ou deux personnes pourraient faire. Or que font les organisations ( je ne parle pas des militants qui font le même boulot que s'ils n'étaient pas organisés ) ? A chaque mouvement social, elles font un communiqué, un tract et un cortège dans les manifs. Y a t-il besoin d'organisations pour faire ça ? Non Le but d'une organisation devrait être de remplir le rôle d'un intellectuel collectif : rassembler les points de vue particuliers pour élaborer une position politique qui soit utile au mouvement social et pas utile à l'organisation (et encore ce n'est pas certain ! ) Or les orgas anars actuelles sont toutes issues du mouvement social né après 68 et poursuivent sur cette lancée, leurs militants ( même s'ils sont plus jeunes ) ont été formés par d'autres dans ce contexte : parti communiste fort, extrème gauche forte, libertaires faibles. Déjà en 68 le mouvement libertaire était à côté de la plaque car ses militants avaient été formés par ceux de l'entre deux guerre et ils furent incapble de comprendre ce que se passait. Nous sommes dans la même situation avec des libertaires qui se croient encore dans l'après 68 et ressassent leur culture groupusculaire où ils ne constituaient aucune alternative. Aujourd'hui le PC ne représente presque plus rien, l'extrème gauche si elle existe encore numériquement dans sa composante trotskyste n'a plus aucune idéologie et flotte en le réformisme de gauche et les restes du PC. Le PS ne représente même plus une alternative réformiste. Il n'y aurait que les libertaires pour proposer une alternative politique révolutionnaire mais par une sorte de barrière mentale, ils en sont incapables. Pourtant le mouvement anti-CPE chez les étudiants à présenté bien des caractères anarchistes : refus des orgas politiques ( au sens politiciens ), action directe ( blocages ), assemblées générales. Tout celà reprend le fond des idées de l'anarchisme. Je pense que l'anarchisme organisé est mort mais que la relève va peut-être se trouver parmi les étudiants avec un anarchisme rénové et dépoussiréré.
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toto2
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carrément libertad !
Alors peut -etre l'avenir est il aux inorganisés ?
En fait j'ai remarqu"é à marseille que les formes d'auto orga pouvaient etre reprises par les jc et les jcr.
comme quoi il faut se méfier quand meme. L'autoorga peut tres bien etre un paravent pour une manip.
Mais je suis respectueux des orgas dans la mesure ou elles le sont des totos ce qui n'est effectivement pas le cas.
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detred
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"Je pense que l'anarchisme organisé est mort mais que la relève va peut-être se trouver parmi les étudiants avec un anarchisme rénové et dépoussiréré" Ce que tu dis tombe bien Libertad, j'ai passé le peu de temps libre à trouver les bons arguments pour une RENOVATION du mouvement anar, à mon avis, nous sommes plusiers à espérer une nettoyage de printemps je t'enverrais un texte sous peu dressant quelques points importants pour un nouveau dynamisme du mouvement anar, et pour des réajustements par rapport aux origines du mouvement (eh oué, parfois on oublie pourquoi on lutte!) ps : ce texte, tu pourras le corriger à ta guise, je n'ai que peu de temps en ce moment, je risque de l'écrire à la va-vite
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panik
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et bien prends ton temps!
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Anonyme
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Libertad là je me demande si tu ne vas pas un peu trop loin. Il me semble compendre que tu dis maintenant que les orgas sont inutiles (elles font juste des manifs qui se feraient sans elles de toute façon etc.) et tu vois l'avenir du mouvement en dehors des orgas (dans une relève étudiante ? )
En gros tu dis que si les orgas n'existaient pas, et bien ca serait pareil.
Si c'est ce que tu veux dire, alors je crois qu'il faut aller voir du coté de ce qui se passe dans les pays ou , justement, il n'y a pas d'orgas anarchistes (ou alors aux limites de l'inexistance avec quelques dizaines de militants)
C'est facile : c'est le cas dans presque toute l'Afrique, presque tout le monde musulman, et presque toute l'Asie. Il y a donc entre 60% et 80% des zones habitées ou l'on peut empiriquement observer l'effet de l'inexistence des organisations anarchistes.
Globalement ce qui résulte de cette situation est simple : la visibilité de l'anarchisme y est de 0, les inorganisés (se réclamant de l'anarchisme) y sont de 0 aussi, l'activité (théorique ou pratique) anarchiste y est de 0. Et, dans bien des cas, le mot lui meme d'anarchiste ou d'anarchisme est inconnu au bataillon (sauf chez quelques rares intellos connaissant un peu l'histoire politique de l'occident)
Par ailleurs nombre de ces pays connaissent de temps à autres des mouvements de revendication de toutes sortes, cela ne débouche jamais en parallèle sur une quelconque forme d'acitivités d'empreinte anarchiste que ce soit. Rien de libertaire n'en emerge.
Sur un renouveau , en France, qui viendrait de la jeunesse en révolte et non organisée (en orga anars) , il faudra voir. Si cela se passe sans (voire contre) les orgas anars, j'ai des doutes, d'autant plus que beaucoup de ce qu'il y a pu y avoir de libertaire dans ce mouvement était aussi du à l'activité sur le terrain des militants anars.
Et 68 justement... Les orgas étaient à coté de la plaque, le mvt était imprégné d'idées anars, mais quel renouveau, impulsé de l'exterieur, à suivi ? Rien, ce sont les sectes marxistes qui ont tout récupéré (et les trots feront pareil aujourd'hui). Tout au plus le mouvement des communautés, oui, plutot anar dans l'ensemble, mais quel est son bilan 35 ans plus tard ? Qu'est ce que l'anarchisme y a gagné ? Concrètement ?
Je crois qu'il y a une grande marge de manoeuvre entre d'un coté presque souhaiter, pour cause "d'inutilité", la disparition des orgas anars et de l'autre applaudir aveuglèment à leurs faits et gestes.
La voie que j'aurais tendance à privilégier serait celle de la proposition. (mais objective : on ne peut raisonner comme si la FA ou la CNT avaient 50 000 militants chacune, il faut tenir compte de la réalité des moyens, et proposer.
Certes tous les "vieux" militants feront observer (entre autre) que chaque proposition rammènera à des débats ayant déjà eu lieu 100 fois dans l'histoire du mouvement. Ils auront raison, mais et alors ? Rien ne prouve que les réponses adoptées soient les bonnes (et puis le débat aujourd'hui est serieusement anèmique par rapport à ce qu'il fut)
Sofa
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libertad
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Sofa tu as raison, dans les régions du monde où les organisations anarchistes n'existent pas l'apparition de l'anarchisme est nul. J'ai peut-être été un peu trop loin dans ma formulation : il n'est certe pas souhaitable que les orgas anarchistes disparaissent car entre autre, elles maintiennent une activité politique dans les moments de calme social et participent à des luttes au quotidien, c'est indéniable. Là où je pense qu'elles ne servent à rien, c'est en terme d'alternative politique, sur la capacité à proposer quelque chose en terme d'alternative et je ne cois pas que ce soit une question de nombre de militants, car pendant le mouvment anti-CPE on a vu sortir de bonnes propositions parfois faites par un seul individu donc même 20 ou 50 militants sont capables s'ils en ont la volonté de réfléchir ensemble pour proposer quelque chose. Mais il y a actuellement deux incapacités dans le mouvement libertaires : incapacité à réfléchir ensemble et incapacité à l'idée même d'être capable de proposer une alternative.
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Anonyme
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Réponse à la personne nommé "libertad" :
Si pour vous une organisation libertaire n'est pas une association de libertaire, c'est que vous ne parlez pas d'organisation libertaire. Car alors pourquoi différencier l'organisation et les militants la composant ? l'une est l'image de sa composante militante (ou alors c'est du sophisme ?). De la critique des orgas, vous faites la critiques des militants ; c'est facile de faire l'attaque... que proposez vous ? la remise en question des militants ou de l'organisation ? non, vous faites du jeunisme (une sorte de millénarisme ou de révolutionnarisme) ou vous prophétisez sur le renouveau de la jeunesse pour l'anarchisme.
Étant moi même jeune et non organisé, je ne trouve rien sur cette page qui me pousse à applaudir votre démarche critique, elle est lamentable, pour résumer. Je sais ce qui est possible dans une organisation, et ce qui est possible hors organisation. Mais votre démarche critique tend juste à faire croire que l'organisation porte la voix ou les désirs des individus (et comme elle porte peu, les individus militants sont donc jugés inefficaces), hors c'est le contraire dans le cas anarchiste, ce sont les individus qui se servent de l'organisation pour porter leur voix.
Vous appelez à ce que les organisations se fédérent, et vous n'êtes pas organisé... Je me demande pour quelle raison vous vous posez ces problémes exterieurs à vos propres actes ? passer le temps ? faire des discussion de salons ? l'acte et la parole me semble devoir toujours être associés, ou, alors on prone le nihilisme et en rien l'anarchisme.
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Anonyme
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Le probléme n'est pas les alternatives (la théorisation pratique a été tourné de tout sens), le probléme est la capacité des militants à se former intellectuellement et pratiquement, et ainsi permettre de redonner souffle au mouvement libertaire. Autant au niveau local, commencer par cela, qu'au niveau du lieu de travail, et aux autres niveaux...
Mais si il n'y a personne sur le terrain, permettant d'avoir une cohérence à tout ces niveaux, il n'y aura pas de mouvement libertaire. La difficulté de faire entendre la parole libertaire, est déjà un challenge important à relever.
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Anonyme
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Pourquoi demander à des organisations anarchistes des solutions, vu ce qu'est le terrain de base des militants ? les questions se doivent être posés aux militants. la critique est facile ; l'analyse de la réalité sociale me semble simple aussi. On peut pas inventer (à part dans des romans de science fiction), qui que ce soit, une réalité fondé sur rien.
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libertad
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Cher anonyme ce qui semble nous différencier c'est que tu touves que tout va bien chez les organisations anarchistes et que paradoxalement tu restes inorganisé, alors que si j'ai fait ce texte ce n'est pas sans connaitre les organisations puisque j'ai quitté recemment l'une d'entre elles pour les raisons que j'invoque mais les critiques peuvent s'adresser à toutes. Enfin tu sembles considérer que chez les anarchistes l'esprit critique ne devrait pas exister, ce qui semble curieux puisque les critiques doivent rentrer dans le rang n'étant que nihilistes ( on est toujours le nihiliste de quelqu'un ). Quant à ce que nous proposons, si tu lis régulièrement l'En Dehors tu le trouveras facilement, je pense. Ou alors considérons que tout va bien : un petit tract, un petit communiqué, quelques drapeaux noirs ou noirs et rouges dans les manifs. On existe, on est entre nous, super !
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marco
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Je garde les pieds sur terre.... en tant que libertaire je lutte au quotidien dans mon quartier, en ag, et j'ai été dégouté de voir un syndicat (qui m'était sympathique jusqu'à maintenant) comme SUD allait rencontré l'UMP pour en gros "arranger" la situation.... Je réitère ma question : qu'a fait concrètement libertad (puisqu'il dit militer dans sud) pour s'opposer à cette tendance réformiste dans solidaire ?????? Avant de parler de "grande union" que les militants libertaires se concertent et agissent déja dans les orga où ils militent pour que ces mêmes orga se mettent au service des AG, coordinations de lutte (surtout quand elles sont radicales).
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libertad
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...où comment évacuer les questions posées par ce texte en ramenant tout à une question individuelle, tactique vieille comme le monde et employée depuis longtemps.La ficelle est un peu grosse camarade ;-)
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marco
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Une question individuelle.... les libertaires militent dans des syndicats comme SUD, FO, CGT mais qu'ils se coordonnent pour peser, lutter contre les bureaucraties. Pour soutenir les modalités d'organisation de plus en plus présent dans les AG : démocratie autogestionnaire, action directe. L'alternative se construit dans les luttes, au quotidien, et non dans des programmes "clef en main" ou dans une unité de tous les anarchistes.
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Anonyme
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Ne vous méprenez pas en dérision, ni en procés d'intentions (chose malheureusement courante dans ce milieu) ! je n'ai aucunement prétendu que tout allait bien dans les organisations libertaires (j'ai vu, j'ai vecu, je suis parti déçu ; mais je n'ai pas perdu l'idée de m'organiser, et je m'organise localement ou plus vastement. Et c'est la raison pour laquelle je répond à ces propos que je trouve absurde, du fait de mon éxpérience) ; Vos critiques se portent mal du fait que vous ne proposez rien, vous faites comme un journaliste ou un philosophe du doute, vous crachez en l'air pour voir où cela va atterrir (Selon le vent). Ce que je remarque, c'est que ça n'atterit pas, car vous êtes parti de rien.
Peut on partir d'autre part que du désir amenant des gens à s'organiser dans tel ou tel but ? je pense que non. Vous parlez d'incantations, mais parlez vous des désirs et volontés des personnes qui s'organisent (ou pas) ? non. Ce que vous proposez est il aussi une incantation à "la" solution, et dans quel but ?
Si on part du réél, on peut simplement remarquer que peu veulent dépasser cette situation sociale d'opposition au CPE, et pas plus d'ambition que ça. Le probléme semble être juste là. Et sans poser d'analyses et de perspectives révolutionnaires et sociales (donnant le désir de casser ce capitalisme et le protecteur État) et de moyens libertaire pour y mener, c'est laisser la voix aux gestionnaires du capitalisme, notamment dans le cadre de cette lutte anti-CPE (voulons nous gérer le capitalisme ou l'abattre ?).
Beaucoup d'anarchistes savent de par l'histoire que les manifestations peuvent être des situations pré-révolutionnaires ou pré-insurrectionnelles (ou au moins une préparation morale, en déstabilisant les pouvoirs), mais une telle volonté ne peut se concrétiser sans le désir des manifestants, mais l'encadrement de la population étant ce qu'elle est.
Alors, oui, il y a ceux, capitalistes, qui veulent récupérer les mouvements, notamment les « partenaires sociaux » ou autres organisations en sous mains des politiques. Devons nous être, en tant qu'anarchistes (mais j'en doute), de la partie, et récupérer comme les autres groupements, en proposant concrétement d'accepter une meilleure loi de gestion du capital humain ? Ou devons nous juste être exemplaire dans la lutte tout en proposant des étapes suivantes d'organisation autonome de la lutte pour une vie libéré des contraintes du capitalisme, notamment par la gréve générale, l'autogestion, l'insurrection, l'expropriation, la révolution sociale, l'anarchie, etc ? J'opte, quant à moi, pour la seconde perspective...
Vous pouvez considérer cela comme des vieilles idées (personnellement je n'aime pas ce genre de propos novlangueux entre tradition/moderne, vieux/nouveaux, qui a un coté malicieux à prendre les autres pour des cons ; l'usage de ce genre de procédé entre anarchistes me dérange...), mais, j'aimerais savoir quelles sont les nouvelles idées en cours sur ce site et ayant un impact réél et concret autre qu'internet et répondant positivement aux questions posés au début de cet article quant à ce que font les organisations (puisque l'endehors est en quelque sorte une organisation) ? Je n'ai vu nulle part dans les manifs ou les AGs de tracts de l'endehors, je n'ai pas vu d'appel à la fédération des antiCPE provenant de l'endehors... mais où étaient ils ces endehors ?
Ceci sans provocation, juste que j'aimerais que ceux qui critiquent montrent l'exemple, en s'organisant de maniére dépoussiéré et rénové (genre OnfrayLCR social-démocrate partisans du capitalisme et de l'État) avec des propositions concrétes.
Ça me fait toujours marrer, les critiqueurs donneurs de leçons...
Des moyens il en existe des divers et variés, le probléme est qu'il y en a peu à en user, car il faut déjà avoir le désir pour vouloir bouger, nous sommes dans une société moribonde, le mouvement anar est le reflet de la société...
Faut il critiquer l'arbre qui cache la forêt, ou la forêt qui cache l'arbre ? la paille dans l'oeil du voisin est elle plus petite que la poutre dans l'oeil de l'autre voisin ?
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croquemitaine
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Ce qui est de bon augure en ce moment à mon avis c'est la forme que prennent de plus en plus les mouvements sociaux ; pour ma part je parle surtout sur la base du mouvement lycéen de 2005 et de ce printemps 2006 anti-cpe. Car si sur le fond les idées anarchistes ne sont pas présentes de façon puissante dans la pratique c'est tout autre chose. D'abord toutes ces AG, parfois rassemblant des milliers de personnes et cette mise en place systematique de la démocratie directe chère aux thèses anarchistes. Ensuite les modes d'action, et les actions "économiques" de bloquage ;en bref ce qui va du peinturlurage d'agence intérim, banques, ... aux occupations de gares, aéroport. Renouvellant bénéfiquement les traditionnelles manif (sans les délaisser). Et puis ces coordinations, se refus de se laisser mener par les syndicats et les partis sans avoir mots à dire ; elles dérangent d'autant qu'elles ne sont pas controlables, l'adversaire de la classe médiato-état-patronale n'est pas un, mais multitude. Déroutant pour les journalistes baise-capital de se faire viré, ils ne sont là plus les invités chéries. La classe médiato-état-patronale cherche une tete un acteur traditionel, un partenaire social classique, afin de s'adonner au jeu et au spectacle pour que populo redevienne spectateur, qu'il quitte la rue, que la pression tombe, et que la politique redevienne une scène pathétique où l'on ne peut monter qu'en suivant les règles "du bon gout". Donc pour moi ce mouvement est / a été largement positif, mais le prochain pallier des anars sera sans doute d'etre en capacité de proposer l'alternative politique lors de mouvements sociaux.
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libertad
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Anonyme tu es parti déçu d'une organisation sans qu'on sache pourquoi et tu ne prétends pas que tout va bien dans les organisations mais en fait tu fais comme si tout allait bien. Curieux ! Car tu ne dis pas ce qui val mal Si tu veux arrêtons tout de suite avec cette question des donneurs de leçons car je pourrais aussi bien dire que tu en donnes, ça ne fait pas avancer le débat d'un pouce.Quant au raisonnement "c'est toi qui le dit qu'y est" bof aussi. Effectivement je comprend que ce texte te pose problème puisque les solutions que tu proposes sont celles que ressortent depuis des lustres toutes les organisations que ça colle ou pas au réel : "la gréve générale, l'autogestion, l'insurrection, l'expropriation, la révolution sociale, l'anarchie". Tu parles des anarchistes qui se réfèrent à l'histoire pour les situations pré-révolutionnaires, le problème est justement que les anarchistes commémorent un peu trop l'histoire ce qui leur fait ressortir des mots d'odres inadaptés comme "grève générale" à chaque fois même quand il n'y a pas l'ombre d'une réalisation en vue. Je vais te dire qu'avec des anarchistes comme nous les réformistes ne craignent pas grand chose car même FO récupère un mot d'ordre qu'il sait irréaliste. Effectivement ce sont des vieilles idées qui remontent au siècle dernier et doivent être réactualisées à la lumière de la sitaution réelle. Je ne vois pas le rapport avec Onfray. Onfray fait tout seul dans son coin ce dont il a envie. Il ne fait partie de rien et n'a rien à voir avec ce texte. Pour ma part je trouve positive sa démarche sur l'athéisme qu'il rénove effectivement ce qui suscite une réaction assez étonnnte d'ailleurs chez certains anars. Sa démarche de philosophe est également intéressante ( contre histoire de la philosophie ). Je trouve aussi que c'est un excellent orateur, j'aime moins ses livres ( hormis le traité d'athéisme ). Il popularise l'anarchisme dans le grand public, ce n'est pas si mal. Il raconte plein de conneries en économie ( sujet que visiblement il ne connait pas ), sa position sur le téléchargement de la musique est absurde, tout comme sur la biométrie, sans parler de son soutien à Besancenot. Dois-ton être apologiste ou détracteur chez les anars ? La LCR comme rénovateurs de l'anarchie, tu rigoles ou quoi ? ;-) L'En Dehors une organisation ? Faut pas tout confondre camarade, L'En Dehors est un quotidien anarchiste sur le web, c'est tout et pas une organisation. Nous sommes constitué d'une poignée de militants anarchistes ( et pas des journalistes comme tu le dis ), nous ne voulons pas du tout être une organisation, tu chercheras en vain une appartion de l'En Dehors dans les manifs. Les propositions concernant le mouvement social actuel car l'article ne se situe que dans ce cadre : - constituer un réseau des orgas actuelles, que ce réseau soit représenté par un collectif qui se réunit pour prendre des positions publiques à chaque fois que nécessaire, c'est à dire pas tous les 36 du mois. - que ce collectif propose au mouvement social des pistes de luttes ( pas question de diriger ou contrôler quoi que ce soit ) en particulier quand le mouvement en manque ( exemple lorsque les syndicats ont appellé à l'arrêt du mouvement ) - proposer des pistes qui fassent avancer la lutte : par exemple blocage étudiants salariés et non "grève générale insurrectionnelle, expropriatrice " ou interpro étudiants-salariés radicalisés comme à Toulouse - lancer une agence de presse anarchiste sur le mode Indymédia mais sans l'open publishing avec d'autres peut-être ( Samizdat, Infokiosque ? ) pour diffuser nos analyses et celles de la partie la plus radicale du mouvement social - mettre les moyens d'information du réseau au service du mouvement social : Radio libertaire, nos sites webs ( remis à jour plus souvent qu'une fois par an ) Ca fait déjà quelques propositions concrêtes, si tout cela était fait on avancerait d'un grand pas.
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Anonyme
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Onfray+LCR+ vouvoiement.... un anarchisme renovateur en effet :-)
Qu'en pensez-vous monsieur Libertad ?
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Anonyme
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Je vois un domaine technologique ou les anars pourraient etre à la pointe (car pas cher) au lieu d'etre à la remorque : celui de la télévision
Dans 10 à 20 ans , selon les estimations, les programmes télés diffusés via internet pourront etre recus sur des postes ordinaires (en fait c'est déjà le cas avec quelques dizaines d'Euros d'équipement plus un poste adapté)
Donc pourquoi pas une télé libertaire ? Cout en équipement en en ressources humaines : très faible.
Sofa
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Anonyme
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Tiens ? il me semblait que le sujet de questionnement n'était pas une personne (là apparemment moi ; mise en question), mais de savoir ce que font les orgas dans les mouvements sociaux... Donc vous m'excuserez, mais je ne réponderais pas à ce genre de demande tendant à déplacer le débat sur un individu plutôt que sur le sujet qui nous intéresse. Je ne suis pas venu exposer mes vues sur les orgas anars, ni me justifier devant le tribunal endehors ; mais essentiellement une critique de votre article, au contenu que je considére absurde et prétentieux. C'est incroyable que je me trouve là à défendre des orgas, alors que je suis inorganisé (et que je m'en foute complétement). Mais je n'aime pas trop les critiques absurdes... Partons du concret : Liste de liens de tracts d'organisations : * http://www.ainfos.ca/fr/ainfos05776.html* http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=1216 * http://alternativelibertaire.org/index.php?dir=Dossiers/CPE&page=&n=1 * http://www.ainfos.ca/fr/ainfos05764.htmlVous proposez : *"-constituer un réseau des orgas actuelles, que ce réseau soit représenté
par un collectif qui se réunit pour prendre des positions publiques à
chaque fois que nécessaire, c'est à dire pas tous les 36 du mois. - que ce collectif propose au mouvement social des pistes de luttes (
pas question de diriger ou contrôler quoi que ce soit ) en particulier
quand le mouvement en manque ( exemple lorsque les syndicats ont
appellé à l'arrêt du mouvement ) - proposer des pistes qui fassent
avancer la lutte : par exemple blocage étudiants salariés et non "grève
générale insurrectionnelle, expropriatrice " ou interpro
étudiants-salariés radicalisés comme à Toulouse" Une unité libertaire ? sur quelles bases ? Tu veux la représentation du mouvement libertaire ? que celle ci ait une place au banquet médiatique ? Bon, à part le refus de la gréve par le nommé "libertad", que proposent les organisations et n'ont elles pas proposés de pistes ? : *FA : "
- Créer, investir, renforcer et multiplier les assemblées de lutte ; - Fédérer sur une base locale, régionale et hexagonale les collectifs, comités et assemblées ;
- Développer les pratiques anti-autoritaires d’autogestion, de démocratie directe, de mandats impératifs, de révocabilité des mandatés et de
fédéralisme ;
- Construire des liens de solidarité et d’entraide entre les individus et entre les collectifs en lutte ;
- Généraliser la grève et les occupations dans les universités, les lycées et dans le monde du travail." *AL : "Nous appelons l’ensemble des travailleur(se)s, des étudiant(e)s, des
lycéen(ne)s, des chômeur(se)s à poursuivre sur cette lancée en
amplifiant la mobilisation et en se l’appropriant." *CNT-AIT : "À cette demande de sécurité, nous opposons la confiance dans la
communauté de ceux qui refusent la politique libérale. Et qui pensent
que refuser avec conséquence implique d’en finir avec l’isolement de
chacun, de mettre en partage moyens matériels, expériences et affects
pour rompre avec la logique libérale dont le CPE n’est qu’un symptôme.
La question de subvenir à nos besoins devient alors une question
collective : celle de constituer entre nous des rapports qui ne soient
pas des rapports d’exploitation contractuelle. Et de faire que ce nous
ne soit pas celui d’un groupe restreint, mais le nous de l’affirmation révolutionnaire." *CGA93-OLS-OCL : " Commençons par reprendre le contrôle de nos luttes : refusons les chef-fe-s et la hiérarchie, favorisons les décisions collectives,
fédérons les assemblées de lutte... De rupture en rupture, nous pourrons construire les bases d'une société égalitaire et libertaire. Si l’offensive patronale vaut bien une grève générale..." Donc ces organisations font des propositions ou posent des pistes concrétes aux mouvements Anti-CPE. Vous proposez quoi à ces mouvements ? une unité des mouvements libertaire pour qu'ils leur parlent par l'intermédiaire des médias ? Vos autres propositions : * "- lancer une agence de presse anarchiste sur le mode Indymédia mais
sans l'open publishing avec d'autres peut-être ( Samizdat, Infokiosque
? ) pour diffuser nos analyses et celles de la partie la plus radicale
du mouvement social - mettre les moyens d'information du réseau au
service du mouvement social : Radio libertaire, nos sites webs ( remis
à jour plus souvent qu'une fois par an )" Des agences de presse anarchistes, il en existe, pourquoi ne pas y participer et aider déjà celles qui existent ? Votre site semble être un site qui ne fait pas d'open-publishing. Indymedia ne le fait pas tous les jours ? "Vous" m'excuserez (la petite note en bas du site concernant les insultes), mais avec tout le respect que je vous dois, une personne qui use de mes propos de maniére biaisé et en faisant une généralisation de ce biais est tout désigné à recevoir une insulte. Et je demanderai un minimum de respect de votre part, concernant mes interventions. j'ai énoncé clairement la démarche, vous mettez en biais mes propos. Mais je répondrais cependant au sujet d'Onfray, puisque je décéle un discours similaire dans vos propos . Vous pronez/incantez dans vos propos à un anarchisme rénové et dépoussiéré, néanmoins concrétement vous ne proposez rien (tel qu'énoncé au dessus). Cela est identique pour onfray (il crache sur l'anarchisme dix-neuviémiste, notion trés généraliste, et sur les pseudos gardiens du temple, car c'est un adepte de la novlangue), à la différence que ce dernier propose et assume des solutions capitalistes et étatistes, et n'a donc, a posteriori, rien d'anarchiste (tout au plus un individualiste libéral philosophant sur une maniére juste d'être exploité par la capitalisme en gérant cela par l'État ; un peu comme mussolini), à part pour certains qui considérent qu'il popularise l'anarchisme (sic). La raison pour laquelle je vous demande que vous exposiez des propositions concrétes et non incantatoires. Mais vous ne faites rien de cela, juste vous énoncez des absurdités critiques basées sur rien. Vous voulez l'unité (sic) ? Sur quelles bases ? plateformiste, synthésiste (lequel?) ? dans quel but ? parler aux médias (pour dire quoi, et selon quelles réalités/critéres ?) ? répéter (pour faire de la propagande ?) à ceux que vous appelez les lobotomisés, les méthodes d'organisations et de stratégies anarchistes (dont la gréve générale) afin qu'ils se libérent ? pour résumer, votre article est analytiquement absurde, et dépassé par les événements même par ceux du dixneuviéme siécle.
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Julien
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bien dit !
Rappelez vous qu'il existe une majorité de pays dans le monde ou l'expression anarchiste n'existe pas et ou le mouvement libertaire n'apparait pas.
les organisations anarchistes ont leurs tares (prises de tête...) et leurs faiblesses (numériques ...) mais elles ont l'immense mérite dans une période historique de crise pour le mouvement révolutionnaire ouvrier de continuer à diffuser malgré vents et marées les idées et les pratiques libertaires.
Il n' ya qu'à voir la profusion d'éditions de bouquins et de brochures anarchistes (quid du mouvement trotskyste pourtant bien supérieur en nombre), l'augmentation de librairies libertaires, des dizaines depériodiques (dont un hebdo venndu en kiosque), etc ...
Sur le dernier mouvement de révolte de la jeunesse, je crois que globalement les orgas libertaires ont fait leur boulot là où elles étaient présentes (c'est à dire pas partout), et des centaines de militants (dont je suis) n'ont pas macher leur travail (chez moi, 17 tracts différents (locaux ou nationaux) diffusés en 5 semaines de luttes).
la constitution de groupes anarchistes dans toutes les villes, unis, fédérés, coordonnés entre eux et développant des oeuvres communes (librairies, éditions, journaux, sites webs, radios ...) reste une étape que l'on ne eput contournezr sur le chemin de la révolution sociale.
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Anonyme
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Julien
"Rappelez vous qu'il existe une majorité de pays dans le monde ou l'expression anarchiste n'existe pas et ou le mouvement libertaire n'apparait pas." "les organisations anarchistes ont leurs tares (prises de tête...) et leurs faiblesses (numériques ...) mais elles ont l'immense mérite dans une période historique de crise pour le mouvement révolutionnaire ouvrier de continuer à diffuser malgré vents et marées les idées et les pratiques libertaires."
"Il n' ya qu'à voir la profusion d'éditions de bouquins et de brochures anarchistes (quid du mouvement trotskyste pourtant bien supérieur en nombre), l'augmentation de librairies libertaires, des dizaines de périodiques (dont un hebdo venndu en kiosque), etc ..."
_C'est vrai mais il y a la question du contenu de ces bouquins brochures etc.etc. Regarde par exemple le numéro sur l'économie de réfractions, lui il est rare. Economie, organisation d'une société libertaire, relations internationales, etc. Pas beaucoup de livres ou brochures sur tout ça.
En caricaturant à l'excès je dirais qu'il faut se poser la question de savoir si les faits et gestes d'un groupe anarchiste du Cantal en 1896 - ou une lecture anarchiste de Spinoza (pour prendre l'autre versant) ont aujourd'hui plus de pertinence et d'utilité politique que ne pourraient en avoir des reflexions et études sur d'autres thèmes (chomage, travail, repartition des richesses, définition des besoins, denuclearisation militaire voire civile, rapport (concret) aux religions, etc.etc.)
(La référence au mouvement trotskiste est mauvaise à mon avis, car son interet à lui est de prosperer en cachant soigneusement ses références et ses propositions (réelles). Diffusion et lecture de textes de Trotsky auraient surtout pour effet de faire baisser le nombre de sympathisants, voire de militants. Ou imagine l'effet de doses de Mandel pour les amateurs d'économie ! :-))
"Sur le dernier mouvement de révolte de la jeunesse, je crois que globalement les orgas libertaires ont fait leur boulot là où elles étaient présentes (c'est à dire pas partout), et des centaines de militants (dont je suis) n'ont pas macher leur travail (chez moi, 17 tracts différents (locaux ou nationaux) diffusés en 5 semaines de luttes)."
_C'est assez probable. Mais ça ne doit pas empecher de se poser la question : auraient-elles pu faire mieux, ou autrement ? Quitte à repondre non le cas échéant, mais au moins se poser la question. Je crois que le bon exemple est celui de Radio Libertaire. J'ai le sentiment que Radio Libertaire aurait du modifier ses programmes (et c'était possible de le faire, il y avait les moyens de le faire)
"la constitution de groupes anarchistes dans toutes les villes, unis, fédérés, coordonnés entre eux et développant des oeuvres communes (librairies, éditions, journaux, sites webs, radios ...) reste une étape que l'on ne eput contournezr sur le chemin de la révolution sociale."
Une certaine unité/cohésion du mvt, je la souhaiterais aussi, mais je la crois presque impossible. Mais on peut garder l'idée à l'esprit.
En reprenant ce que tu disais au tout début, j'enchaine sur ce que je considère comme une autre insuffisance : pendant ces presque deux mois de mouvement qu'on fait les libertaires français (organisés ou pas) pour faire comprendre/partager ce qui s'est passé en France à l'étranger ? En particulier là ou précisemment il n'y a pas de mouvement anarchiste ? Folie ? démesure ? Pas du tout : une dizaine de militants possédant certaines langues étrangères (ou en lien avec des gens qui les possèdent) auraient suffit ! (voire en anglais l'excellent travail de libcom)
Sofa
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toto2
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une réunion de famille autour d'un sujet "nouveau" qui ne fasse pas encore dissensus comme la crise écologique, qui dit oui ?
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de passage
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pourquoi pas?
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Anonyme
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Libertad et Martin : de bonnes nouvelles pour vous. L'En Dehors est devancé par a-infos, qui est multilingue, mais il dame le pion au site du PCF (!! :-) :-)!!), de la LCR-Rouge, de la CNT, la FA, de LO, de la CNT-AIT, d'AL. Le site du PS ne fait que 3 fois plus que l'En Dehors. Compte tenu de la progression spectaculaire de l'En Dehors (voir Alexa) et de la baisse de frequentation du site PS, l'écart pourrait etre comblé dans un an ou deux. Traffic Rank for parti-socialiste.fr: 188,282 Traffic Rank for ainfos.ca: 287,832 Traffic Rank for endehors.org: 589,759 Traffic Rank for pcf.fr: 638,610 Traffic Rank for lcr-rouge.org: 763,881 Traffic Rank for cnt-f.org: 820,911 Traffic Rank for federation-anarchiste.org: 1,214,689 Traffic Rank for lutte-ouvriere.org: 2,233,167 Traffic Rank for alternativelibertaire.org: 2,272,659 Traffic Rank for infokiosques.net: 5,440,699 Traffic Rank for cnt-ait.info: 5,924,641 Chiffres relevé sur http://www.alexa.com Au 19 Avril 2006 (a consulter pour des données plus complètes) Aidez l'En-Dehors à continuer sa progression ! L'En Dehors s'est battu depuis le début contre le CPE et les emplois précaires ! Non au salariat ! Devenez rédacteur bénévole de l'En Dehors !
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libertad
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J'ai un peu de mal à saisir ces chiffres de traffick rank décroissants et basés sur une bannière Alexa d'après ce que j'ai compris
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00h51
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je crois que ces chiffres sont complètements farfelus
il ya peut-être 1000 militants du PS pour un de la CNT AIT et pourtant le site de la CNT-AIT serait visité 31 fois plus souvent que celui du PS !
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Anonyme
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Libertad , ce chiffre c'est le classement mondial basé sur le taux de frequentation. Numero 1 yahoo .... Numero 2 Google .... Numero 589 759 l'En Dehors ( http://www.alexa.com/site/ds/top_500) === Pour l'En Dehors Fréquentation : http://www.alexa.com/data/details/main?q=&url=endehors.org/ Détail : http://www.alexa.com/data/details/traffic_details?q=&url=endehors.org/ ======== Avec les chiffres de frequentation -en moyenne sur trois mois - l'En Dehors bat largement le PCF (:-))et n'est que trois fois et demie sous le PS. Le PCF ne rattrapera plus son retard sur l'En Dehors (mais il faut rester vigileants :-)), maintenant il faut savoir si on peut battre le PS pour 2007. Ca va etre dur, mais qui sait ... Tu peux regarder n'importe quel site avec Alexa, l'interet principal c'est que ca permet de se faire une idée globale. Seule problème : certains sites sont considéres comme des portails, par exemple on ne peut pas comparer Indymedia Paris et l'En Dehors , ou bien le site RA et l'En Dehors Tu peux verifier en allant sur la page Alexa pour une recherche Indy Paris, descend au milieu et tu vois que les stats sont pour tout le portail Indymedia org http://www.alexa.com/data/details/traffic_details?q=&url=paris.indymedia.org/ ========================= Reach for endehors.org: Reach per million users: Today 1 wk. Avg. 3 mos. Avg. -- 1.5 1.85 ========================= Reach for parti-socialiste.fr Reach per million users: Today 1 wk. Avg. 3 mos. Avg. 5 4.5 7.35 ========================= Reach for pcf.fr Reach per million users: Today 1 wk. Avg. 3 mos. Avg. -- -- 1.2 ========================
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toto2
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Un bon classement bien mérité
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antoaneone
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c'est bien de ce branler le cerveau comme un zombi sur des chiffres, sa feras surement avancer les choses...
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Anonyme
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Salut,
un copain de la FA m'ayant signalé votre discussion, j'ai lu vos interventions, je m'y perds un peu à la fin, çà part dans des directions très variées.
C'est curieux, quand même, cette opposition entre "ce que je veux faire" et "ce que nous pouvons faire ensemble". Pourquoi les opposer ? La réalité d'un groupe anar, c'est d'abord le groupe de sa ville. Avant de donner son opinion sur l'orga d'ambition nationale. On peut être à l'aise, en phase, avec un groupe et l'être un peu moins avec l'orga nationale à laquelle le groupe se rattache. On peut être membre d'une orga (c'est mon cas)et garder une autonomie individuelle dans l'action anarchiste; c'est là un des points forts de la philosophie anarchiste ! Dès lors, on est libre de suivre ou pas un mot d'ordre de son organisation, sur le plan local (sauf chez ceux et celles qui pronent l'unité tactique et idéologique, peut-être...)
Par exemple, vous vous plaigniez du caractère lourd, monolithique, qui empêche les convergences... des orgas libertaires, et en même temps vous ne voulez pas qu'une orga "impose" une entrave à l'action que vous pourriez mener. Comment faire converger des personnes si on ne partage pas une ou des convergences lors d'un mouvement ? Comment faire s'associer des personnes individuellement quand il n'y a pas de "lieu" (réseau, orga, etc...) pour les associer ? (et je ne parle pas d'un site internet...)
Cette attitude (que je dissocie des critiques parfois justes que vous faites des orgas libertaires) est pour moi la preuve du peu d'énergie et de persévérance que nous mettons à vouloir construire la société à laquelle nous aspirons pourtant. En l'occurence, délaisser des orgas libertaires parce que elles ne vous correspondent pas, impliquerait-elle que vous délaisseriez une société libertaire ne correspondant pas très précisément à vos aspirations ? Comment se fait-il que certains d'entre vous arriviez à militer dans des structures non libertaires et s'en accomodent, alors qu'il serait plus difficile de militer avec des camarades anars ?
Ces débats que vous menez n'ont finalement que le mérite de vous conforter dans vos options. Vous ne ferez pas changer d'un iota ceux et celles qui sont organisées à la FA, AL, CNT, etc... Au moins parce qu'il n'y a pas d'idéal d'organisation anarchiste. Que nous (ceux qui y militent) en sommes conscients-es. Et que vous n'amenez pas de nouveaux éléments au débat en cours depuis toujours.
A ce que j'en sais, le mouvement anti CPE ne permettra à personne de prétendre "on a été la meileure orga libertaire investie et grâce à nous, etc...". C'est même plutôt le profil bas. Les raisons sont multiples, et ne tiennent pas qu'à la difficulté des anars à s'exposer.
Taper sur les orgas libertaires en valorisant leurs défauts, est à la fois facile, peu novateur, et, je dois le dire, assez conformiste, même ! Bref, rien de neuf sous le soleil.
A bientôt dans la lutte, camarades.
Daniel
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libertad
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Daniel, Ce qui me frappe dans le milieu libertaire et anar en général c'est justement le conservatisme, le refus d'examiner ce qui ne va pas et de continuer comme si de rien n'était et à rester à l'état groupusculaire alors qu'un énorme champ politique est libre mais que par une sorte de barrière mentale, nous refusons de le remplir. Que ce soit à l'intérieur d'une organisation ou à l'extérieur il est quasi impossible d'émettre des critiques sur le fonctionnement car tout de suite celà dérange et aussitôt on se chope une volée de bois vert. J'expérimente les deux options et le résultat est quasi le même. Comme s'il ne fallait pas interrompre un fonctionnement qui ne peut pas être remis en cause par routine. Car les routines sont nombreuses chez les anars. Quelques sujets qui fachent chez les anars et qu'il est quasi impossible de discuter : l'idéologie du couple, le féminisme radical, la prostitution, l'antispécisme et le végétarisme, Zerzan et les anarcho-primitivistes mais il y en a d'autres où les routines s'imposent. J'ai proposé quelques solutions simples dans un post plus haut : - réseau des orgas anars ( ce qui ne signifie pas unité et encore moins unité idéologique, certains étant trop heureux de ressortir les vieux trucs pateformistes et autres synthésistes ) cela veut juste dire accepterde mettre ses moyens en commun - collectif du réseau acceptant de se voir et de prendre des positions publiques - agence de presse anarchiste chargée de diffuser ces positions et de faire de la contre-information - utilisation des moyens dont disposent les orgas ( sites web, radio ) pour donner la parole aux acteurs des mouvements sociaux en cours ( ex libre antenne sur Radio libertaire ), politique dynamique d'info sur les sites web nationaux et régionaux ( le tract est légèrement dépassé comme moyen d'information aujourd'hui , ne parlons même pas des affiches ) Rien qui ne soit hors de portée, un critique constructive mais à condition de vouloir écouter. Pour montrer que les questions posées ne sont pas sans écho : ce texte a déjà été lu par 2.700 personnes depuis sa parution. Reste toujours la possibilité habituelle : mettre sa tête dans le sable et attendre que ça passe.
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Anonyme
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Cher camarade, dans l'absolu, tout est possible...ou presque ! Résumer les débats, comme tu le fais, par "dès qu'on touche ici ou là, çà vous dérange", c'est déjà une façon de dire qu'on ne peut résoudre ces questions. C'est déjà une façon de renvoyer aux seules orgas la responsabilité d'une situation. C'est déjà considérer que vous (les "inorganisés", les "en dehors"...) avez raison... Mal barré... C'est curieux cette façon de nous (je dis "nous", car vous appliquez une généralisation aux personnes "organisées") considérer incapables d'efforts, pour améliorer alors que c'est quotidiennement que nous en faisons. C'est singulier cette manière d'appeller à une rencontre entre orgas alors que vous considérez que, globalement, elles ne vous interessent pas. C'est très bizarre de considérer que l'échec du mouvement à élargir son audience est du fait des seules orgas libertaires. Enfin, c'est faire peu de cas du réel; et le réel, camarades, c'est que notre petit bout du monde qu'est l'hexagone, est l'un des rares pays du monde qui concentre sans doute le plus de militants anars ! Pourtant, si le conservatisme existe dans les orgas libertaires (c'est indéniable), cela relève de l'attachement à ce qui existe et de la peur que cela disparaisse. Pourquoi cette peur, (bien mauvaise conseillère mais parfois justifiée) ? Parce que, penchons nous sur l'histoire du "mouvement", chez nous, les orgas, ne tiennent jamais bien longtemps. Et alors, à chaque fois, il faut reconstruire, jamais en apprenant des situations passées qui ont amené à l'échec, jamais en développant un nouveau projet qui dépassera le ghetto habituel. Et cela aussi est épuisant. Comme est épuisante cette discussion où il faut redire aux camarades: "Les orgas actuelles ne vous plaisent pas ? inventez nous l'orga parfaite, et on est preneurs nous aussi!". Elles vous déplaisent ? Investissez les pour les enrichir de vos idées et pratiques ! Mais ne restez pas sur le bord de la route en disant, parfois dédaigneusement: "peuh ! ils trainent encore leurs grosses godasses !" Finissons en enfin avec le mythe de l'organisation parfaite, qui plaira à tout le monde ! Finissons en avec le mythe d'une seule et grande et généreuse organisation libertaire qui n'a jamais existé et n'existera jamais ! Ce qui doit exister, c'est d'abord la conscience que nous sommes tous et toutes des maillons de la chaîne anarchiste; et que cette chaîne n'existe que parce que les maillons sont à la fois différents entre eux mais surtout solidaires entre eux. Mais jamais pareils... La libre association, la diversité des tactiques, la complémentarité des luttes,...et qui convergent, voilà ce qu'il nous faut construire d'abord, organisés ou pas ! Et une chaîne, çà peut aussi bien être une organisation libertaire... Une dernière chose: ce désir très fort de fusion d'organisations, qui se doublerait d'une fusion de points de vue sur des questions hétéroclites (Libertad en cite quelques-uns), est très évocateur, selon moi, d'un rêve d'absolu. Ce n'est pas mon rêve. Pesons d'abord sur le réel, c'est déjà pas si mal. Amitiés libertaires, Daniel
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croquemitaine
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Libertad, pour l'agence de presse il y déjà A-info non ? Le truc c'est de pluto mieux faire tourner les infos je pense.
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libertad
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Daniel, J'ai l'impression d'un dialogue de sourds :-) Dès qu'on pose un problème : là le rôle des organisations anarchistes qui est un fait, je veux dire que ces organisations existent et qu'elles pourraient mieux faire, si elles acceptaient de revoir leur fonctionnement, on renvoie à chaque fois la balle dans le camp de celui qui pose la question. Jeu assez épuisant et qui sert bien à maintenir le statu quo. Il suffirait donc d'adhérer à une organisation pour la changer. Mais c'est compter sans toute l'inertie des organisations qui justement ne veulent pas changer. Or que faisons-nous ici sur l'En dehors, nous ne créons pas une nouvelle organisation, il y en a déjà assez, nous créons un média anarchiste quotidien qui s'ouvre à toutes les tendances de l'anarchisme. Et ça marche, je ne redonneai pas le nombre de lecteurs qui a déjà été donné. Donc nous essayons de peser autrement qu'en recommençant toujours la même chose. Et puis l'En Dehors, n'est pas le représentant des inorganisés, nous n'avons rien contre les organisations en tant que telles, elles sont utiles et pourraient beaucoup plus si elles acceptaient de se remettre en cause. Or contrairement à toi je pense que les organisation essayent surtout de se préserver avant tout et de ne pas prendre de risque. L'enjeu actuel est : les organisations anarchistes seront-elles capables de changer leurs méthodes pour faire face aux enjeux actuels ? Il n'est pas dans le fait de créer une nouvelle orgnisation de plus. Nous pouvons à 10 ou 15 faire vivre un quotidien mais pas créer une organisation, ce n'est pas notre but mais nous pouvons avoir une analyse des faiblesses du mouvement actuel. C'est ce que nous disons. Nous ne serons peut-être pas entendus, c'est possible mais au moins on aura tenté le coup de dire ce qui ne va pas. Croquemitaine, A-infos est une agence d'infos anarchistes mais internationale. Elle a son utilité mais je ne pensais pas à cela mais à une agence qui couvrirait seulement la France, un peu comme le fait Indymédia mais avec d'énormes défauts ( messages racistes, information très peu lisible ).
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Anonyme
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"Nous ne serons peut-être pas entendus, c'est possible mais au moins on aura tenté le coup de dire ce qui ne va pas."
Tu as été entendu et critiqué. Et ceux qui vous répondent en critique ont ils étés entendus ?
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libertad
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Le dernier commentaire me fait sourire, oui j'ai bien entendu que les orgas ne peuvent pas changer.Car que moi j'accepte les critiques ( par rapport au texte que j'ai fait ) et change mon comportement, qu'est-ce que celà changera pour le mouvement anar ? Rien. Raisonnement un peu curieux mais l'époque se prête à ce genre de pirouettes.
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Anonyme
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Que vous changiez ou pas, a peu d'intéret, c'est votre vie. Néanmoins, l'important est de na pas se tromper dans la critique et l'analyse de la réalité, ou alors on reste dans le néant.
Aprés que les orgas ne peuvent pas changer, ça j'en sais rien, je n'y suis pas dedans.
Mais si pour toi une discussion sérieuse est une pirouette...
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Miro
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‘’Enfin, c'est faire peu de cas du réel; et le réel, camarades, c'est que notre petit bout du monde qu'est l'hexagone, est l'un des rares pays du monde qui concentre sans doute le plus de militants anars !’’ Cette affirmation sur la vision de la ‘’masse’’ militante déroge déjà à la réalité. Elle est peu pertinente, falsifiable (K.R. Popper : falsifiability). Déjà qu’en Italie et en Allemagne… Mais effectivement, ‘’tous les cygnes ne sont pas blancs…’’ ;-)
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Anonyme
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TRès rapide dans la censure ;-))
Tu vois, c'est un jeu, pas de la censure ;-)
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à 13:22