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L'Urne comme champ de bataille
"Ce n’est pas la rue qui gouverne !" Ce slogan de la droite décomplexée est assez révélateur de la gouvernance actuelle du pays. Dans le mépris du peuple, dans le mépris de l’histoire insurrectionnelle et révolutionnaire de la France, nos dirigeants réinventent le mot démocratie et le soumette aux seules institutions. Elles seules gouvernent et, durant leurs mandats, le peuple leur abandonne son pouvoir. Cet abandon du pouvoir s’opère dans l’urne de vote. A partir du moment où le bulletin est déposé, le citoyen délègue ses décisions politiques à ses représentants et, par là-même, abandonne sa force de contestation politique. Il n’y a rien de nouveau en cela et, chez les anarchistes, l’analyse de l’abandon du pouvoir par le vote a depuis longtemps été faîtes. Pourtant, jamais les gouvernants n’avaient osé asséner cette vérité au peuple aussi crûment. Il nous appartient de ne pas oublier notre héritage insurrectionnel et révolutionnaire. Si le gouvernement se permet de telles provocations méprisantes, c’est qu’il pense le peuple prêt à les entendre, et à s’y soumettre. Il n’est pas nécessaire d’être particulièrement perspicace pour noter un fatalisme évident face aux mesures autoritaires et liberticides prises par le pouvoir. Notre réaction doit être forte et doit se porter sur tous les fronts : dans la rue, les usines, les bureaux, les universités, les lycées, les collèges, les écoles, les prisons, partout où se trouvent des hommes, des femmes et des enfants. Les moyens de lutte sont nombreux, les occasions multiples, et les idées ne manquent pas. Tout ce que je propose ici c’est une idée de plus, un autre moyen de lutte, pas meilleur que les autres et qui doit s’inscrire dans une lutte globale, sans chercher à nier les autres formes de combat. Je propose d’investir un nouveau champ de bataille depuis trop longtemps laissée aux mains de l’adversaire : l’urne. Face à une élection, il y a trois formes d’expression possible pour un électeur : donner sa voix à un candidat (ou une liste de candidats), s’abstenir ou voter blanc. Donner sa voix à un candidat se fait en faveur de l’un contre les autres. Les élections de 2002 ont démontré qu’en pensant voter contre le candidat Le Pen, les électeurs n’ont fait que donner plus de pouvoir au président Chirac et à son gouvernement. Voter n’est donc pas une force de contestation. Prétendre le contraire et inciter à voter pour le « moins pire », c’est accepter la fatalité, baisser les bras avant même de combattre et, finalement, accepter notre sort et notre soumission. S’abstenir de voter, c’est à dire refuser de céder son pouvoir et sa force de contestation, est devenue pour certain une tare, un délit qu’il convient de combattre en rendant le vote obligatoire. C’est que dans son refus par le citoyen de déléguer son pouvoir et sa force critique, l’abstention apparaît comme la véritable forme de contestation à la procédure électorale. Cependant, par la diversité des abstentionnistes et la multiplicité des causes d’abstentions, ce choix d’électeur est condamné à rester incompris. Le vote blanc est depuis 2003 dénombrés à part des votes nuls. Pour certains d’entre eux, les électeurs comptabilisés comme blanc ont voulu faire savoir qu’ils n’étaient d’accord avec aucun des candidats présents mais qu’ils n’étaient pas opposés à la procédure électorale. A l’heure actuelle, ces votes ne sont pas pris en compte, ont le même poids que les chiffres de l’abstention (c’est à dire aucun) et ne jouissent même pas de la publicité faîte aux abstentionnistes. Ils sont purement et simplement ignorés. Or si les votes blancs étaient comptabilisés, c’est à dire impactés sur le pourcentage de voix recueillis par chaque candidat, la légitimité de ceux-ci serait annulé par un désaveu massif d’électeurs votants blancs. Si les votes blancs sont comptabilisés, les deux candidats devront se partager les voix avec un troisième candidat fictif, un veto populaire, et ainsi il est possible qu’aucun des deux n’obtiennent la majorité nécessaire pour gouverner légitimement. En ce cas, il faudra bien admettre qu’aucun des deux candidats ne satisfait le peuple. Le vote blanc a le potentiel de devenir un vote contestataire, un troisième choix laissé au peuple, une manière de dire « je ne veux pas choisir entre la peste et le choléra » Pour nous qui sommes anarchistes, et pour qui l’abstention est le choix électoral évident, nous devons toutefois nous interroger sur le mépris dont fait l’objet le vote blanc. Finalement, ne représente t’il pas lui aussi une forme de contestation ? Proudhon s’exprimait ainsi en 1864 : "[La] protestation par bulletin blanc […] cette déclaration d’absolue incompatibilité entre un système suranné et nos aspirations les plus chères ; ce stoïque veto lancé par nous contre de présomptueuses candidatures, n’était rien de moins que l’annonce d’un nouvel ordre de choses, la prise de possession de nous-mêmes comme parti du droit et de la liberté, l’acte solennel de notre entrée dans la vie politique […]" Voici quel pourrait être l'une de nos exigences : "nous demandons à ce que soit crée des bulletins à usage spécifique (qu’il soit blanc, rose ou orange nous importe peu), que ces bulletins soient pris en compte lors de chaque élection et que leur pourcentage soit soustrait à ceux des candidats." Ainsi, le peuple disposera d’un droit de veto et d’une possibilité d’expression institutionnelle de refuser la gouvernance d’un candidat non-souhaité par la majorité. Depuis 2003, les votes blancs ne sont plus indexés avec les votes nuls. Nous disposons donc d’une véritable tribune pour demander la reconnaissance de ce vote. Voter blanc, dans le refus de céder son pouvoir à un candidat qui ne nous correspond pas, c’est apporter du poids à ce vote contestataire dans l’espoir que, la multitude aidant, le gouvernement accepte enfin de les comptabiliser lors des élections et d’impacter le pourcentage de vote blanc sur celui des candidats. Ne pas accéder à cette demande sera la preuve définitive (s’il en était besoin d’une) que nos institutions vivent dans le mépris de la volonté du peuple et qu’elles acceptent que le pays soit gouverné par des candidats ne représentants qu’une minorité de la population. En somme que nos institutions ne sont pas démocratiques. Je propose donc à la communauté anarchiste et libertaire de voter blanc à toutes les prochaines élections jusqu’à satisfaction de cette exigence. Même si l’abstention demeure mon choix naturel, je pense et je défends l’idée que voter blanc permet de donner plus de voix au peuple, celui pour qui nous sommes censé nous battre. La comptabilisation réel des votes blancs entamera la crédibilité des gouvernants illégitimes qui font par leurs calculs de minorité majorité. Evidemment, il ne s’agit pas là du seul élément de lutte, il est un parmi d’autres, mais il serait dommageable de délaisser ce champ de bataille qu’est l’urne. Signons là, pour le peuple et nos gouvernants, l’acte solennel de notre retour dans la vie politique, pour paraphraser Proudhon. Et ainsi nous pourrons rappeler que, définitivement, en France et partout ailleurs, c’est la rue qui gouverne. LordPepper
Mis en ligne par LordPepper, le Dimanche 14 Mai 2006, 15:37 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Commentaires :
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tatayoyo
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l'urne un champ de bataille ? cautionner le système électorale en votant blanc ? je suis trés sceptique
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LordPepper
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Tu peux développer ? Je suis d'accord avec toi pour dire que, quelque part, voter blanc c'est valider le système electorale. C'est d'ailleurs pourquoi je précise, et je reprécise, que l'abstention est le meilleur choix évident pour moi (comme pour toi visiblement). Je ne vais donc pas te servir de la soupe en disant "non, voter blanc c'est pas marcher dans le système électorale". Maintenant, ce que je propose, c'est un moyen de lutte. Ni plus ni moins. Donc, quelque chose de moralement très discutable. Exemple radical : sous l'Occupation nazi, un bon moyen de lutte se pouvait être de tuer un général allemand, par exemple. Bon, moi, moralement, le meurtre, ça me pose souci. Maintenant, dans le contexte de la Resistance, de le guerre, ca pouvait éventuellement s'entendre. Un outil est indissociable du contexte dans lequel il est utilisé. Même si, moralement, je le redis, je préfère m'abstenir de voter, je pense qu'aujourd'hui voter blanc, dans la perspective de forcer le décompte du vote blanc (donc d'ébranler la légitimité du régime), est une arme plus efficace que le silence ou le vote "utile" que certains anarchistes commencent à proner ici ou là. Faire des concessions avec nos opinions et nos engagements ? Ben, oui. Tu sais, si on me pose la question "tu es pour ou contre les votes des immigrés ?" Je répondrais oui. Et si on me demande "Est ce que tu es pour la naturalisation des clandestins ?", je dirai oui aussi. Pourtant, je suis contre le droit de vote et contre le fichage administratif des p'tits papiers. Mais dans un conflit on gagne pas en restant silencieux et immobile. Le tout est de ne pas faire un pas de travers (comme, à mon sens, voter "utile"). Voter blanc, par rapport à la problèmatique de l'urne, me semble un compromis acceptable entre le renoncement et l'innaction. Une arme de plus, ni plus, ni moins.
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Cercamon
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En leur temps des pacifistes (avec une certaine teneur en anars) avaient proposé de glisser dans les bulletins des slogans ou des tracts anti-militaristes : l'argumentaire était proche du tien, le but était de s'assurer une visibilité non-ambiguë (en laissant quelque chose de plus identifiable qu'un simple blanc).
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LordPepper
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En fait, c'est un peu ça l'idée, au départ. Mais le truc qu'il y a de bien avec le vote blanc, depuis 2003, c'est qu'il est contabilisé à part des votes nuls, ce qui n'était pas le cas avant. En gros, ca signifie que les chiffres du vote blanc ne peuvent plus être interprété de 150000 manières par les analystes politiques. L'abstention (qui est le meilleur choix selon moi, je le répète) peut être sujet à de multiple interprétation, de même que le vote nul. Il n'y a pas que des contestataires qui votent nuls (mettre un message sur le bulletin par exemple) ou qui s'abstiennent. Donc, les contestataires en choisissant ces votes sont un peu condamnés à être noyés dans la masse des interprétations à moins d'une solidarité des médias (hum, hum...) Maintenant, avec la nouvelle comptabilisation du vote blanc, il n'ya pas d'ambiguité. Si tu vote blanc, c'est que tu n'acceptes aucun candidat. Il n'y a plus de mélange avec les nuls. Alors, oui, je suis d'accord, voter blanc c'est avant tout voter, donc donner une légitimité au système electoral. En attendant, si on arrive à imposer que le vote blanc soit impacter sur les pourcentages des candidats, il est possible de se retrouver avec des candidats non-éligibles car ne possédant pas la majorité. Avouez que l'idée est tentante.
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Anonyme
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Pour apporter un peu de nouveauté vu que depuis l'Espagne... et si une orga anar se présentait aux éléctions ?
1937
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capt
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Effectivement quand tu vote blanc tu n'accepte aucun candidat. Mais ça peut quand même sous entendre par exemple que c'est parce que tu ne te retrouve dans aucun de ceux qui se sont présentés et que tu espère par exemple un nouveau parti politique, ou que la personne pour laquelle tu aurais voulu voter n'a pas pu réunir les 500 signatures, n'a pas rempli les conditions requises pour se présenter... Evidemment on peut dire la même chose de l'abstention...mais je penses que le rejet de notre système "démocratique" est plus marqué dans cette dernière, même si on retrouve des motivations et des tendances politiques très disparates chez les abstentionnistes. Je veux juste ajouter que pour moi il faut surtout insister sur le caractère absurde du système d'élection : par chez moi, à l'issue de législatives anticipés, le député a été élu avec...28 % de participation. Comment lui accorder un quelconque crédit ?
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bidbei
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de plus, voter blanc signifie voter donc inscrit sur les listes électorales. etre inscrits sur les listes electorales implique d'accepter de devoir faire parti d'un jury d'assise et donc non seulement participer au systême démocratique mais en plus collaborer au systême judiciaire
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Anonyme
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Salut, cette question de participer ou non revient comme un refrain à chaque échéance. Si elle revient, c'est parce que l'abtention, souvent, ne repose que sur un geste qui relève du rejet (que je partage évidemment) de la délégation de pouvoir, des élites politiques qui décident pour nous et règnent sans partages, des magouilles (cf affaires en cours), etc... Le problème se pose différemment si on part du constat que l'on est abstentionniste parce que l'on est anarchiste. Je ne dis pas que ceux qui ont lancé le débat ici ne le sont pas, c'est juste une question dialectique mais qui a son importance. Si l'on pense d'abord à affirmer le projet anarchiste, et ce qu'il sous tend, la participation électorale s'effondre d'elle même. Affirmer les buts, les objectifs, les valeurs anarchistes, c'est exposer les moyens mis en oeuvre ou à mettre en oeuvre pour y parvenir; et là, il n'y a pas ambiguités: l'autogestion, l'égalité sociale, l'abolition du salariat, ... n'ont rien à gagner avec l'Etat, les partis politiques, et les moyens de les légitimer, dont les élections, bulletins blancs ou pas. A ce jours, ces machineries ne nous ont pas fait progresser vers le projet communiste libertaire. A chaque fois que nous réexaminons l'éternelle ritournelle des élections, nous reculons idéologiquement, par faiblesses, manques de perspectives, ou parce que l'on considère que l'on est pas dans le réel -dont les élections seraient partie prenante, soi disant-. A chaque fois que nous ne faisons pas l'effort de réfléchir ensemble aux perspectives anarchistes qu'il faut se réaproprier, affiner, et communiquer... nous nous tournons vers les urnes. Or, cette voie là est sans issues: en fonction de notre projet, elles ne nous ont rien apporté, elles ne font que figer des fonctionnements qui cantonnent tant bien que mal la question sociale. Pire, elles pérennisent des contre vérités nocives à notre projet d'émancipation. Allez, anarchistes, encore un effort... Amitiés, Daniel
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LordPepper
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Bon, je vais redire ma position encore une fois sur l'abstention pour qu'on arrête de me dire que c'est mieux : l'abstention c'est super meta cool, c'est le rêve absolu, c'est ce que je fais depuis que je suis en âge de voter (et même avant, quelque part...), ça m'a donné un super bronzage, ça a ramené ma femme et mes amis, j'ai retrouvé un travail graçe à l'abstention et j'ai gagné à euromillion. Donc, oui, l'abstention, super, moi je suis pour. Mais, mais, mais... Je vous demande de reflechir une seconde, une seconde, à ce qui se passerait si, je le répète maintenant que les votes blancs sont comptabilisés à part (depuis 2003), aucun candidat n'obtenait les 50%. Ce que je veux dire c'est qu'en 2003 les parlementaires ont ouvert une brèche, une toute petite brèche, minuscule, dans l'urne. On peut peut être s'y engouffrer pour la briser cette urne. Je ne propose rien d'autre que de bloquer le système électoral. Une action de masse. Avec le peuple. Mais on peut aussi se désolidariser du peuple, hein, si on veut. Mais bon...
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capt
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OK, j'avais pas saisi que les votes blancs étaient comptés à part des votes nuls et pris en compte dans les voix exprimées (je pensais à un simple comptage statistique, comme pour l'abstention)...Mais est-ce qu'il faut vraiment un 50 % pour une élection ?
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Anonyme
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C'est un point de vue interessant. Je ne suis pas inscrit sur les listes electorales, et par consequent je ne vote pas. Je suis moi aussi pour l'abstention, contre le jeu stupide des elections, mais d'un autre coté, que peut-on faire d'autres que l'on n'est pas essayé pour sortir de ce systeme de merde ?
Coté revolution, ces dernieres décénnies, c'est un peu le calme plat. Pire, l'histoire se repete, le fascisme est decidément bien installé en france, je vois qu'en Pologne il y a deux ministres nazis (dont un à l'education). Peut-etre que bloquer les elections, meme en passant par les urnes, ca pourrait declencher quelque chose.
S'abstenir, on est deja nombreux à le faire, les hommes d'etat sont élus par des minorités du peuple, tout le monde le sait, et ca ne change pas grand chose. Ils s'en foutent d'etre elus par une minorité, ce qui les importe est juste d'etre élu.
Si en votant blanc ca pouvait declencher une crise, et pourquoi pa, une prise de consience, ben je veux bien voter blanc. Et je crois qu'on a pas grand chose a y perdre (hormis un peu de pureté anar pour certains), soit ca provoque quelque chose, soit il ne se passe rien, et donc ce n'est ni pire ni mieux que de s'abstenir.
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bidbei
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enfin, un mode de scrutin qui permet que des elections se terminent en impasse, je pense pas que nos gentils dirigeants l'autoriserait; déjà que la prise en compte du vote blanc n'existe pas encore, si un jour il bloque une élection, faisons leur confiance, ça n'arrivera plus jamais.
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LordPepper
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Voici, précisément, comment en 2003 le code électoral a été complété : "Le troisième alinéa de l'article L. 65 du code électoral est complété par deux phrases ainsi rédigées : «Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Ils n'entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés, mais il en est fait mention dans les résultats des scrutins.»" La demande que les votes blancs rentrent en compte dans la comptabilité des votes exproimés, donc du pourcentage finale des candidats, a été refusé. C'est justement pour ça que je propose de voter massivement blanc. Voici l'argument donné par les parlementaires pour refuser d'indexer les voix blanches sur les voix exprimées : "Il est indéniable que vouloir prendre en compte les votes blancs dans la détermination des suffrages exprimés aura pour conséquence, ce qui est tout de même paradoxal, de décridibiliser politiquement l'élu. [...] En effet, si cette proposition de loi était adoptée, nous risquerions, les uns et les autres, dans la plus grande majorité des cas, d'être élus avec une majorité inférieur à 50%" (Pascal Clément, président de la commission, scéance du 30 janvier 2003 de l'Assemblée Nationale) C'est pour prévenir ce péril qui, selon les parlementaires entamerait la légitimité des candidats, que les élus ont finalement amendé la loi en ne faisant que comptabilisé à part les votes blancs, sans les impactés sur les votes exprimés. Mais, malgré tout, cela est déjà une victoire suffisante puisque, maintenant que les votes blancs sont décomptés, ils ont une résonnance médiatique qu'ils n'avaient pas avant cette date, j'insiste sur ce point. La situation qui pourrait être visé est précisemment une situation ou l'abstention politique bascule sur le vote blanc. Médiatiquement, les parlementaires se retrouveront devant la situation qu'ils ont voulu éviter : une large part de la population, pourtant active politiquement, verront leur voix non prises en compte. Il est évident que le système fera en sorte que les élus soit élus malgrè une expression minoritaire. Mais il se sera crée une situation de blocage : des voix auront été étouffé et tout le monde le saura. C'est cette situation de blocage médiatique et politique qu'il peut être intéressant de contribuer à provoquer. C'est là, à mon sens, le seul moyen de faire prendre conscience aux citoyens français qu'ils ne sont écoutés que s'ils votent "conforme". Et n'est-ce pas notre but que de faire prendre conscience à ceux qui ne le savent pas déjà que le jeu electoral est une mascarade ?
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LordPepper
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Pour Daniel : En fait, c'est une manoeuvre que je propose. Pas une rédition, justement, mais un mouvement de contournement. L'exploitation d'une opportunité. Je ne me conscidère pas, en tant qu'anarchiste, comme un être désolidarisé de la masse (ce qui semble être le souhait de certains) et je ne me conscidérerai réelement libre que lorsque mon voisin le sera (et osn voisin aussi, par la même occasion, et ainsi de suite). Ce que je propose donc, c'est de provoquer un blocage, une confusion médiatique et politique qui, ajouté à la prévisible attitude méprisante de nos gouvernants, devrait avoir un impact certain sur le regard des électeurs. Certainement pas de nous rendre à l'ennemi en votant pour lui. Pour Bidbei : J'avais pas pensé au coup de la possibilité (faible statisquement, mais réelle malgré tout) de se voir convoqué commé juré. Abstentionniste depuis toujours, je n'ai jamais été inscrits sur les listes, donc je n'avais jamais pensé à ce point de détail pourtant important. Je pense pas avoir de réponse... Je suis également d'accord avec toi sur le fait qu'il est peu vraisemblable que nos élus laissent une situation de blocage en place. Et c'est précisemment là que je veux en venir. Aujourd'hui, concrétement, le citoyen lambda se fout des abstentionnites mais n'a pas le même regard sur les votants blancs qui sont, pour les médias, plus respectables, plus civiques, plus impliqués, plus mieux. Faire l'impasse sur le décompte de ces voix serait pour des gouvernants qui, dans le même temps, méprisent la rue, seraient un véritable suicide médiatique, démocratique et politique. Et, je suis d'accord avec toi, ils le feront. Ils feront taire ces voix. Et je pense que ça ne passera pas. J'en suis presque certain. En tout cas, ça vaut le coup d'être tenté, non ? Et puis, on a pas grand chose à perdre à essayer ?
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toto2
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j'approuve ce mouvement de desobeissance civile tres officiel sans reserve
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bidbei
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ok je comprends mieux maintenant. Par contre, concernant la convocation en tant que juré, même si elle est faible statistiquement, elle est très réelle, j'en connais quelques un(e)s qui en ont été victimes, et pour pouvoir y échapper c'est pas facile. En ce qui me concerne je ne compte pas encore prendre le risque.
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le candidat de gauche
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allez allez, une fois que vous aurez fait le déplacement jusqu'à l'îsoloir, vous refuserez quand même pas de voter pour moi ?
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Anonyme
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Candidat de gauche : tu peux aller te faire mettre toi et tes petits copains politiciens.
La question n'est pas d'aller voter, mais d'essayer de bloquer ce systeme de merde, d'essayer que quelque chose change, dans un monde où personellement, je ne vois pas de solutions.
S'abstenir, comme je le dit plus haut, on le fait deja, et depuis longtemps. On voit tres bien que ca ne change pas grand chose a la face du monde.
Si vous avez de meilleurs solutions, ou si vous avez trouver THE solution pour foutre en l'air ce systeme, ne vous genez, pas faites tourner ! Parce que moi la pureté anar, j'en ai rien à secouer. Les durutti, bakounine et cie ils ont passé l'arme à gauche depuis belle lurette. Vous feriez bien de regarder en face le monde dans lequel vous vivez, on est en 2006 aujourd'hui, on est plus en 36. C'est pas en levant le poing en l'air et en gueulant "Vive la lutte de classe" qu'on bousculera les consciences.
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LordPepper
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J'sais pas qui c'est cet anonyme, mais pour éviter les confusions, c'est pas moi. Comme je le disais précédemment, ce que je propose n'est pas la big solution de la mort qui tue, juste une parmi tant d'autres. Je pense que le combat doit être porté partout, y compris dans l'urne. Par contre, pour répondre au "candidat de gauche", au message très ironique, voter pour toi serait une rédition. Donc, non.
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monica
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pire qu'une rédition, une réédition : sans même l'excuse du onsavèpa...
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Anonyme
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"ce qui se passerait si, je le répète maintenant que les votes blancs
sont comptabilisés à part (depuis 2003), aucun candidat n'obtenait les
50%."
ils feraient leur role de médias aux ordres du pouvoir ? interpréter, le vote blanc comme une réponse du bas peuple, trop con certainement pour ces gens là, qui ne sait pas voter. Aux états-unis que se passe t il pour les 50 ou 60% d'abstentionnistes ? que disent ils d'eux/d'elles ?
"On peut peut être s'y engouffrer pour la briser cette urne. Je ne propose rien d'autre que de bloquer le système électoral."
la briser, je ne suis pas sûr que tu y arrives avec un vote blanc. Bloquer le systéme électoral, j'en doute, la majorité n'a besoin que de deux contre un.
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Hellios
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Rappelez vous en 1981 l'humoriste coluche c'etait présenter au élection de 1981 non pas pour être président mais pour être candidat, il disait ceci :
" J'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alccoliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les noirs, les piétons, les arabes, les français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leur mairie et à colporter la nouvelle.
TOUS ENSEMBLE POUR LEUR FOUTRE AU CUL AVEC COLUCHE Le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir.
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LordPepper
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Pour les médias, l'abstentionnisme n'est pas le vote blanc. Le vote blanc leur apparaît comme étant plus noble, au contraire de l'abstentionisme qu'ils taxent de "lache et d'irresponsable". Je partage ton analyse sur le traitement des médias de l'abstentionnisme mais je pense qu'elle ne s'applique pas au vote blanc. En fait, on peut pas le savoir, vu que ça n'est jamais arrivé. Donc, peut être que tu as raison, peut être pas. On essaye mon plan pour vérifier ?
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LordPepper
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Oui, y a aussi la possibilité de présenter un candidat ou de monter un parti. Mais d'une part ça me parait un peu trop rentrer dans le jeu, aller un peu trop loin dans les orties, et surtout, vu que le but du jeu en votant blanc c'est d'atteindre les 20% et que Chirac a fait moins la dernière fois, ce serait con de se retrouver à la tête de l'Etat. On aurait l'air bien con.
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Anonyme
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à quoi bon répandre des mensonges intéressés sur un site anarchiste, "Lord Pepper" ? On te rappelle que les bulletins nuls et blancs ne sont absolument pas pris en compte, dans les pourcentages électoraux...
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LordPepper
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Euh... Oui... C'est ce que je dis... "Anonyme"... C'est exactement ce que je dis... Relis moi bien : dans mon texte, je propose que nous votions blanc pour que le vote blanc soit pris en compte. Donc, si je propose ça, c'est qu'il ne l'est pas, pris en compte. On reprends ou t'as tout suivi cette fois ? Par contre, ce qui a pu t'enduire en erreur, avec ta lecture que j'imagine rapide, c'est que j'ai informé que depuis 2003 les votes blancs étaient comptabilisés à part des nuls. Si c'est un mensonge, prouve-le (en gérénal, le journal officiel ne ment pas en ce qui concerne les lois, mais ce serait un précédent intéressant à exploiter si tu dis vrai -ce serait un joli scandale- ) Donc, je le redis pour les lecteurs pressés : les votes blancs, depuis 2003, sont comptabilisés à part des votes nuls. Donc, ont leur propre pourcentage, donc leur lisibilité, qui ne souffre donc plus de l'amalgame médiatique avec les votes nuls. Donc, puisqu'ils sont clairement lisible, depuis 2003, je propose d'en profiter pour faire pression médiatiquement pour qu'ils soient pris en compte (seconde étape) dans les pourcentages finaux des candidats (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui) Et donc de créer un blocage (ce qui n'arrivera pas puisque les politiques mépriseront ces votes, situation précise où je veux en venir puisque je pense que ce mépris là, plus que les autres, aura un impact médiatique sur les electeurs, donc sera un acte efficace d'information) J'espère que les lecteurs rapides auront bien tout compris. Je vois pas où je ment... Soit tu sais pas lire, soit je sais pas m'exprimer. Je veux bien reconnaître être incapable d'expliquer un truc plutôt simple (ce qui est ma grande faute visiblement) mais, par contre, mentir, il va falloir que tu appuies un peu plus tes accusations, "Anonyme". Par respect pour toi, on va dire que c'est moi qui n'ai pas su m'expliquer. Et, si je puis me permettre, même si je doute avoir une réponse de ta part, pourquoi le "mensonges intéressés" ? J'y gagne quoi moi à ce que des gens votent blanc ? A part la satsifaction éventuelle, si ça marche (mais c'est pas prouvé) de foutre les politiques dans l'embarras (voir le chaos si ça marche vraiment super bien). Mais je pense que ton "intéressé" sous-entendait autre chose et je voudrai bien savoir quoi... J'espère que ma question ne restera pas sans réponse parce que je trouve que proférer des accusations anonymes et ne pas ensuite s'en expliquer est une joli preuve de lacheté. Et lache, tu ne l'est pas, j'en suis sur.
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panik
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salut lordpepper! déjà tu as du travail, va falloir avant tout que tu arrives à trouver les bons arguments, pour faire déplacer les abstentionnistes purs et durs, et même si tu arrives à en déloger quelques uns, tu n'arriveras pas à 20%, je ne vois pas le problème comme toi, si les politiciens qui sont au pouvoir s'apercoivent qu'il y a soucis avec la comptabilisation des votes blancs, et qu'ils se sentent un tant soit peu emmerdés, ils changeront la disposition prise sur le comptage de ces voix, un point c'est tout et on l'aura dans le cul comme d'habitude. il ne faut pas sous estimer cette canaille qu'est l'homme d'état, il est prêt à tous les revirements pour continuer à garder le pouvoir sans se soucier des manoeuvres qui ont pour but de le destabiliser, il serait intéressant de savoir quels objectifs faudrait - il se donner pour se débarasser de ce monde de fausses promesses qu'est la politique, en sachant que les anars ont une influence plus que minoritaire, comment arriver à convaincre le maximum de personnes que nous avons les moyens par le nombre d'en finir avec eux. moi je voterais contre si un danger fasciste se présente, je m'en fous de la morale anarchiste vis à vis du vote, ce qui me fais dire celà c'est qu'il n'y a pas assez de puissance actuellement dans le mouvement anarchiste pour changer quoi que ce soit dans la socièté actuelle, je me réserve ce geste là, il m'appartient, je ne tiens en aucune façon à le partager avec quiconque, j'ai ma conscience qui me dis qu'au moins j'aurais tenter d'empêcher l'arrivée par le moyen le plus con qui soit de fachos au pouvoir. maintenant si celà se produit nous nous retrouverons peut être sur les routes de l'exil ou... de la résistance armée. Panik.
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LordPepper
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En fait, 20%, ça me semble plutôt réalisable. Pas que avec les anars, evidemment... Je suis d'accord avec toi pour dire que les hommes d'état vont nous le foutre dans le cul et vont trouver un moyen de s'en sortir. Une fois de plus. Je pense, que quelque part, à force de faire des "une fois de plus" il vont finir par faire "une fois de trop". Je dis pas que c'est le coup du vote blanc qui va tout changer, faut pas déconner, mais je pense que ça peut destabiliser suffisemment le pouvoir pour faire prendre conscience de l'arnaque politique à un certains nombre de personne. Un plus un plus un plus un au bout d'un moment très long ça fait tout le monde. Si on met pas des pierres à notre édifice, on aura jamais rien de mieux que des fondations. Tu sais, je fais pas confiance aux anars pour libérer l'humanité. Je fais confiance en l'humanité, c'est la mieux placé pour le faire, et elle seule y arrivera si quelqu'un doit y arriver. Les anarchistes débrousaillent le chemin et c'est déjà beaucoup.
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le candidat de droite
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cher Lord Pepper, je suis heureux de voir qu'il existe aussi des anarchistes raisonnables et constructifs. En vérité il n'y a rien là qui soit en contradiction, avec les idées qui ont toujours été les notres. Et je m'engage, si je suis élu, à veiller à ce que soit mise à l'étude votre proposition, à satisfaction de laquelle la démocratie ne saurait que trouver un regain de légitimité.
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LordPepper
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Cher candidat de droite, je vous invite à lire et relire le journal officiel et les débats parlementaires traitant de ce sujet, tous ne partage pas votre analyse, loin de là. Sinon, il l'aurait déjà voté... J'aime les provocations ironiques, elles ont tendances à soulever des questions à côté desquelles on pourrait passer sinon. Bon, là, il s'avère que mon provocateur à tort puisque la droite au pouvoir a examiné cette proposition et l'a refusé, mais il n'est pas exclu que les candidats de droite dans leur majorité changent d'opinion. Malgré tout, cher candidat de droite, votre cynique provocation a un fond de vérité, il faut le reconnaître, puisque certains élus UDF partagent votre analyse et souhaitent que le vote blanc soit pris en compte. Cela reviendrai t'il à dire, cher candidat de droite, que vous vous nommez Bayrou et que je vous soutiens à mon corps défendant ? Vous avez raison, quand on pousse un domino, on sait jamais ce qui va arriver à la fin. Le mieux c'est donc de ne pas risquer de faire plaisir à Bayrou. Bon, ben, ne faisons rien, c'est plus simple. Enfin, si, discutons, ça nous fait pas prendre trop de risque. Et ça évite d'être déraisonnable.
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ibubolo
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plus haut tu disais qu'en tant de guerre telle ou telle action se justifiait... mais qu'en tant de paix... ...mais, mais... c'est déjà la guerre ! et elle est à peine commencée...
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LordPepper
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J'aurai du mettre des mileys partout dans mon précédent message. Oui, je conscidère qu'on est en guerre, et que donc on doit passer par des actions pas toujours saine moralement. Toutes actions. Certaines sont censurées ici alors je vais les développer, mais vous voyez ce que je veux dire. Ces actions dont on ne peut pas parler sont indispensables à notre lutte mais celle-ci se doit de comporter un large spectre d'actions. Qui vont du plus symobolique au plus direct. C'est pourquoi il me semble absurde, dans une perspective de guerre globale (seul réponse à une autorité globale), qu'on ne s'attaque pas à tout y compris à l'urne, même si moralement ça nous gène. Et si ça semble petit bourgeois à certains, grand bien leur fasse. C'est qu'ils sont mur pour des actions moins symbolique et plus direct. Qu'ils aillent donc les faire et j'applaudirais. Mais, par pitié, au nom d'une sacro-sainte pureté morale, arrêtez de vous enfermer dans les seuls rails qui sont tracés devant vous. Il en existe une multitude. Choisissez-en quelques-uns, donnez vous à fond, et soutenez ceux qui en suivent d'autres que les votres plutôt que de leur cracher à la gueule. Chacun son arme mais on a tous la même lutte. Plus vous excluez, plus vous êtes "raisonnable" car non imaginatif. Et sans imagination, sans idées nouvelles, on devient prévisible, donc vaincu. Rien ne se fera sans les illégalistes révolutionnaires. Rien ne se fera s'il n'y a qu'eux.
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Belzébuth
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Lord Pepper tu as quand même d'étranges façons de t'attaquer aux urnes, que de vouloir y mettre des bulletins, même blancs. Quoi qu'il en soit ton raisonnement ne tient pas debout. D'abord parce qu'aux dernières nouvelles les pouvoirs publics n'avaient toujours aucune intention de tenir compte de ce type de bulletins, dans le calcul du pourcentage définitif. Mais aussi et surtout parce que l'expérience montre qu'un George W. Bush, même élu avec un pourcentage faiblard, n'est pas moins libre de ses mouvements qu'un Jacques Chirac, élu avec... 82%.
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ibubolo
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et que sarko n'a pas eu besoin qu'on vote pour lui, les antiLePen s'en sont chargé y a quelques années déjà...
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Jean-Louise
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Et la candidature grolandaise (Salengro), ça va se faire ou pas? Petite précision: en étant inscrit sur les listes électorales, le risque de se faire désigner juré est infiniment plus faible que celui de finir lourdement handicapé suite à un accident de la route. Y a-t-il quelqu'un ici qui refuse systématiquement de traverser la rue ou de monter dans une automobile? Enfin, le vote blanc qui peut rendre "impossible" une élection, c'est bien mignon dans le principe, mais après? Vous croyez que sous prétexte que les électeurs n'auront choisi personne, on tombera comme par enchantement dans une société anarchiste (et y'a même pas 2 anars capables d'être d'accord sur le fonctionnement qu'aurait une hypothétique société anar, alors on n'est pas avancé...)? Si l'Etat partait en sucette, croyez-vous que le bâton restant serait "naturellement" rouge & noir? Et le 25 décembre, Bakounine viendra par la cheminée, tout vêtu de rouge, puis repartira avec son traineau tirés par des valeureux militants (contre l'exploitation animale, bien sûr)? Et bien sûr, les politiciens, très fair-play, s'avouront vaincu? Et les militaires poseront les armes? Et les mafias arrêteront d'être si vilains? Et c'est ma vessie qui éclairera mon salon? Le changement par les urnes, c'est foutu d'avance. La Révolution, c'est l'illusion suprême. Reste quoi?
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Jean-Louise
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Faut voir la réalité en face: dans le mouvement anar, pour analyser les problèmes, on est vraiment les meilleurs (pas parfaits non plus, quand même). Mais pour apporter des solutions, nous sommes inbattablement des bouffons! Les champions du monde de la bouffonerie! Pas une piste qui tienne la route 2 secondes!
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LordPepper
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Je veux bien répondre sérieusement, Jean-Louise, mais par contre il faut me lire sérieusement. Je n'ai jamais dit que, dans l'hypothèse où les politiques accepterai de compter les votes blancs et que ceux-ci empecherai l'emergeance d'une majorité la société deviendrai anarchiste par enchantement. Justement, je dis qu'il y aura une réaction de mépris de la part des politiques qui passeront outre et que, donc, ce serait susceptible d'ouvrir les yeux à un certains nombres de personne. Je vais pas tout répéter donc bon. Visiblement mon idée est une idée de petit bourgeois blaireau manipulateur, intéressé et de droite, donc je vais continuer à me battre pour elle parce que si elle si suspecte c'est qu'elle doit avoir quelque chose d'intéressant. J'inivite ceux qui veulent critiquer cette idée (car j'ai envie qu'elle soit critiquée) à bien vouloir fournir un minimum d'effort intellectuel pour lire correctement ce que j'ecris et ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit (nottament "votez blanc, la société deviendra anarchiste, c'est LA solution") N'y voyez pas de mépris, mais je ne répondrai plus à ce genre de message puisque je l'ai déjà fait. Par contre, si vous avez des contradictions, encore et encore, je reste ouvert. Mon idée en a besoin alors n'hésitez à pas à la charger. Beaucoup ici ont émis des avis critiques très intéressant et je les en remercie infiniment. Ils condamnent et critiquent ma demarche mais font l'effort de l'analyser. Merci à eux. Dernière chose, Jean-Louise, je suis d'accord avec toi, il n'est pas aisé de trouver la solution. Une pensée pour toi : et s'il en existait plusieurs, des solutions, et que ce qui empeche de les trouver c'est justement de penser qu'il n'y en n'a qu'une ?
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LordPepper
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Réponse pour Belzébuth. Dans la mesure où ça a été débattu dans les chambres parlementaires, je conscidère que, oui, les pouvoirs publics se pose la question de la prise en compte des votes blancs. Après, on peut toujours conscidérer que les débats parlementaires ne font pas parti du pouvoir public. Par ailleurs, l'expérience montre que ce n'est pas en augmentant l'abstention qu'on combat l'urne et qu'on rend moins libre de leur mouvement les hommes politiques. Si ? Alors pourquoi avec les abstentions record qu'on se tape rien n'a changé ? Des arguments par "l'expérience" il est possible d'en fabriquer beaucoup. En attendant, y a une expérience qui n'a jamais été tenté, c'est voter massivement blanc. L'abstention est le meilleur des choix moral mais il est innéficace en terme de lutte. J'essaye de trouver un moyen efficace de combattre les urnes. Alors, ce que je propose à mes contradicteurs c'est de soumettre des idées pour combattre le vote. Et ne me dîtes pas que l'abstention est la solution sinon je vous sortirai des arguments par "l'expérience" marque déposée Belzebuth. Alors, ok, j'ai tort, qu'est ce que vous proposez ?
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provisoire
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Bonjour,
à titre personnel, je pense qu'il n'y a pas de "bonne" réponse à la question. Pour ma part, je suis inscrite sur les listes électorales et je me positionne au coup par coup, et non en référence à une position de principe qui serait : "je suis anarchiste, alors je ne vote pas". C'est la situation qui m'amène à chaque fois questionner mon choix et à y réfléchir, quand bien même ma "pureté" et mes "idéaux" doivent en prendre un coup. Car c'est quand même bien la confrontation à la réalité vécue qui valide ou non nos positions et nos principes.
Je ne crois (plus) guère au vote blanc comme "acte politique" qui, parce qu'il deviendrait majoritaire ou suffisamment important quantitativement, obligerait à remettre en cause le système électoral. ("plus" parce que j'y ai cru autrefois...) En revanche, une situation n'a pas été évoquée sur ce fil, peut-être parce que la tendance est de raisonner abstraitement, au niveau de la "macropolitique", celle qui est visible, celle dont on parle, et celle dont parlent les medias. La voici : je connais une communauté libertaire qui vit dans un coin reculé. Le bled du coin doit compter en tout une petite cinquantaine d'électeurs et électrices, dont la quinzaine de membres de ladite communauté. Lorsqu'il y a élection, ils se rendent au bureau de vote, et ils mettent un papier vert. Lors du dépouillement, ce papier vert fait signe, même s'il n'est pas comptabilisé "officiellement". Il dit, localement, "Nous sommes là. Suivant vos propres critères de la démocratie, nous existons, et vous ne pouvez pas faire comme si nous n'existions pas.". Les conséquences réelles et concrètes sont que la municipalité en place, les pouvoirs locaux, ne peuvent pas trop faire "n'importe quoi" vis à vis de cette communauté qui, dans son fonctionnement, pratique bien autre chose que le vote ou la politique des 50% + 1.
Par ailleurs, je ne sais plus quel commentateur a parlé de la question qu'étant inscrit sur des listes électorales, on risquait d'être convoqué pour des assises. Il y aurait là encore matière à discussion, cette fameuse discussion qui peine tant à voir le jour dans le "milieu" anarchiste. Je fais partie de ces personnes qui n'imaginent pas que parce que demain nous vivrions en société anarchiste, il n'y aurait plus de criminels, de meurtriers, etc... parce que nous serions devenus tous et toutes,bonNes, sages, généreux et généreuses, etc... et que donc nous vivrions tous et toutes en bonne entente et qu'il n'y aurait plus de violence, etc. Bref, quelles instances imaginerions-nous anarchistes mettre en place ? Sur cette question, comme sur celle de la délégation, je ne suis pas sûre que le tirage au sort soit une "mauvaise" solution. Parce qu'il nécessite, en amont, de considérer TOUTES les personnes comme "responsables", et capables de prendre des décisions justes et réfléchies. On peut critiquer (et on doit, sans doute, le faire) le système judiciaire et pénal, tel qu'il s'exerce dans nos sociétés. En revanche, la constitution des jurés d'assises, m'est toujours apparu comme la seule pratique institutionnelle dans laquelle on reconnaissait à chacunE une même capacité de discernement et de jugement. Il y avait également les "bouleutes" dans la Grèce antique qui était certes une société inégalitaire. Je ne pense pas m'être réellement éloignée du fil, mais si c'est le cas, je demande votre indulgence, vos honneurs...
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Jean-Louise
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LordPepper, ce n'est pas particulièrement à toi que s'adressaient mes remarques. Globalement OK avec tes dernières interventions.
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Luc
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Provisoire tu en demandes un peu trop, en réclamant l'indulgence. Car enfin il faut avoir trempé sa plume dans de douteux liquides pour défendre cette chose affreuse que l'on appelle les "jurés d'assises" -défense de cracher par terre. Et on a souvent pu dire que ces braves imbéciles, venus jouer le rôle de leur vie, prononcent en bien des cas des peines... supérieures, à celles qu'auraient prononcées à leur place des magistrats de profession.
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provisoire
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Ok Luc, admettons que j'aie écrit un peu vite, et dans une période de relatif agacement quant à la tournure de divers fils sur ce site... J'ai du mal avec les "idées reçues" en général, et avec celles du "milieu" anarchiste en particulier, peut-être parce que c'est mon milieu, et que je trouve qu'on a parfois un peu tendance à asséner des certitudes pas trop réfléchies.
Reprenons. Je ne défend pas les "jurés d'assises", mais, si tu me relis, la "constitution des jurés d'assise" par tirage au sort. Je défends cela en tant que mécanisme, procédure de désignation de personnes, parce qu'il me semble qu'il y a là des pistes à explorer. Je parlais également des "bouleutes" dans la démocratie athénienne. voir par exemple la fonction de bouleute Ce que j'ai en tête, c'est qu'une société dans laquelle chaque membre pouvant être appelé à exercer des fonctions de délégation au service de la communauté, devrait nécessairement d'une part considérer chacunE de ses membres comme étant également apte à exercer ces fonctions, d'autre part être constituée de membres également conscientEs de leur responsabilité à l'égard de la communauté. Entendons-nous : je ne défends pas la démocratie athénienne comme modèle et nous savons qu'elle excluait de l'égalité les femmes et les esclaves. Pas plus que je ne défends le système judiciaire et pénal en vigueur dans nos contrées. Je suggère juste que ce mode de désignation (le tirage au sort) n'est pas forcément à rejeter, dans une perspective fédéraliste par exemple. Parce que sinon cela se passerait comment ? Par cooptation ? Par consensus sur "qui c'est qui parle le mieux ? Qui c'est qui est le plus brillant pour débattre d'idées ?" rel="nofollow"
Quant à la question de la "justice" (justesse ?) des peines prononcées par les "braves imbéciles" dont tu parles, je suis d'accord avec toi. Il se passe la même chose dans les conseils d'enfantEs (j'ai été instit' pendant dix ans, et pendant dix ans j'ai tenté des pratiques coopératives à l'école...). Lorsqu'en conseil on a à se positionner sur une situation injuste qui s'est produite entre enfantEs, les enfantEs proposeront des "punitions" que même le plus "sadique" des instit's de la vieille école n'imaginerait pas... Rôle de l'adulte dans ce cas-là : modérer tout en respectant l'instance effective de pouvoir instituée dans la classe, et en essayant de ne pas faire "abus de pouvoir"... bref, un exercice d'équilibriste... Les enfantEs ne sont pas de "braves imbéciles", pourtant...
J'espère avoir mérité (un peu) les circonstances atténuantes...
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Luc
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Oui bien sûr, Provisoire, le tirage au sort n'est pas à rejeter a priori. Mais le problème ne se poserait pas excatement de même manière dans la perspective que tu évoques (celle d'une société d'invidus maîtres de leur destin), que dans celle de pouvoirs en place, visant à légitimer leur domination par la caution dite populaire. D'autre part le tirage au sort des jurés d'assises intervient au sein d'un échantillon qui est tout de même particulier, constitué d'éléments ayant donné quelques gages de bonne volonté -votards, notamment...
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Anonyme
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Question : l'anarchisme est elle réservée à une élite ou est elle faite pour le peuple? Si c'est c'est une élite, à quoi ça sert? Si c'est destiné au peuple, pourquoi le mépriser?
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L.
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on se demande bien, où Anonyme, aura pu voir du mépris-du-peuple dans ce qui précède.
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provisoire
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J'aimerais comprendre la suppression du début du commentaire d'anonyme du 22-05-06 à 20:24. Personnellement, je l'avais lu comme très ironique, mais non comme injurieux ou diffamatoire...
Provisoire (j'ai oublié de me "logger")
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libertad
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J'ai supprimé le début du commentaire car une autre personne le prenait pour une insulte (pour lui ).Pas facile de gérer un forum enttre l'ironie et l'insulte ! J'ai laissé le fond du questionnement.
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L.
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jusqu'à preuve du contraire Libertad accuser quelqu'un d'être élitiste, et l'accuser de mépriser le peuple, ce n'est pas une insulte mais c'est : deux, insultes. Et on se demande bien ce que ces procédés ... de caricature viennent faire, sur un site qui passe pour anarchiste.
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libertad
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L si tu remets toi même les insultes que j'ai supprimé et qu'en plus tu ajoutes toi-même une insulte on en finit pas !
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L.
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La façon dont tu le prends, Libertad, est surprenante : L. a seulement rappelé les propos de Anonyme, 22-05-06, 20:24.
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ibubolo
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je trouve navrant que des saint-just soient encore là à rappeller le manque de propositions (solutions, pour les têtes carrées) anarchistes... Si il y a un milieu, un courant, des gens que je connais et qui pratiquent l'alternative, l'expérimentation du quotidien, c'est bien les anars (pas trop les encartéEs, certes... mais). Peut-être que les cervelles productivistes des décérébréEs urbainEs (dont je fais partie) ne sont plus capables de percevoir ce que la seule idée d'autonomie remet en question, je sais pas. Peut-être que ces mêmes cervelles ne percoivent pas la proposition qui est faite dans le rejet du travail ? Peut-être que je confonds contenu et contenant et que je m'adresse à des têtes creuses ? Peut-être que certaines personnes ont besoin d'un carton d'invitation pour rompre avec ce système putride ? Quand une pratique est proposée, elle manque de théorie... quand une théorie est proposée, elle manque de pratique, etc, etc... Attention ! C'est pas l'arbre de mauvaise foi qui va cacher la forêt enragée ! Des résultats, des preuves, des programmes, de la stratégie... le même refrain que chez McStaline... ...on arrête tout, et on réfléchit... chiche ?
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LordPepper
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On va tout reprendre depuis le début, ok ? En essayant d'éviter les réponses ironiques/cyniques/aggressives si c'est possible. Mes questions sont donc : Dans une perspective de lutte doit-on laisser de côté l'urne ? Si non quelle est l'arme la plus efficace sur le champ de bataille de l'urne ? Si oui, pourquoi laisser de côté l'urne et pas l'usine, l'école, la rue, le foyer, etc ? Ces trois questions supposent une question préliminaire : doit-on vivre en anarchiste pour la libération de soi en tant qu'élément isolé ou pour la libération de soi en tant que partie du peuple, la liberté du peuple devenant la condition sine qua non à sa propre liberté ? Vos réponses m'intéressent au plus au point. Merci d'argumenter si vous avez le temps et l'envie.
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Anonyme
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Très jolie tes cheveux vert provisoire.
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Naiteschahiêfvfe
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Pour ce qui est la question du débat, l'urne mène à l'élection qui elle mène à l'élu . Et c'est là le problème car tant qu'il y aura des élus il y aura des élus pourris. A l'heure actuelle un politicien qui ne se compromet pas ne peut en aucun cas gravir l'échelle du pouvoir. Le seule homme qui à mes yeux a fait de la politique honnêtement c'était Coluche , il a eut le courage de se retirer avant de se compromettre.
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panik
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"Le seule homme qui à mes yeux a fait de la politique honnêtement
c'était Coluche , il a eut le courage de se retirer avant de se
compromettre." ou de se farcir une bastos...
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LordPepper
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Dois-je en conclure, Naiteschahiêfvfe, que tu réponds à ma question "Dans une perspective de lutte doit-on laisser de côté l'urne ?" par la réponse "oui" ? Déjà, merci d'avoir répondu. Mais ne t'arrêtes pas en si bon chemin. Il y avait une question qui suivait "Si oui, pourquoi laisser de côté l'urne et pas l'usine, l'école, la rue, le foyer, etc ?" Est-ce que tu pourrais répondre à celle là ? Et je t'en rajoutes une autre pour la route : si l'urne mène forcément aux élus est-ce que l'abstention mène forcément à l'absence d'élus ? Et pour pas que tu t'ennuis, une dernière : en votant blanc est-ce qu'on ne siginifie pas précisément que l'on pense qu'aucun élu ne peut être satisfaisant donc que, parmi le choix des disponibles, nous n'en avons choisi aucun, chacun étant le pire de l'autre ? Pour ceux qui prenne l'exercice en cours, ne vous sentez pas obligé de laisser Naiteschahiêfvfe répondre seul. Tous les avis sont intéressants (s'ils pouvaient être argumentés et pas trop aggressif/cynique/ironique ce serait vraiment super meta cool de la mort)
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Naiteschahiêfvfe
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Oui je le revendique , je n'ai pas besoin de l'urne. Je chierais même dedans sans remords. Les politiciens ont besoin des électeurs , c'est une absurdité de penser le contraire. Quand à mon boulot à l'uzine(ou ailleur) , je te répond que je le laisserais volontier tombé si je ne considèrerait pas comme essentiel à ma survie. Il y a une différence entre voter blanc et ne pas voter. Ne pas voter c'est refuser l'aliénation , le vote blanc par contre c'est ne pas avoir d'avis précis , être d'accord avec la majorité. Les votes blancs sont comptabilisés et favorisent la majorité.L'abstention pas. En Belgique ,(ou le vote est obligatoire) le fait de ne pas voter est punissable par la loi. Des amendes sévères peuvent être encourrues. Le refus de l'urne est donc l'acte de résistance civil par excellence! Chez vous en France c'est un peu différent car le vote n'est pas obligatoire. L'abstention à un impact politique moindre.
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LordPepper
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C'est intéressant ce que tu dis. Donc, pour que l'abstention ait un poids réel (ce qui n'est absolument pas le cas en France) il faudrait qu'elle soit interdite. Quelque part, ça se tient. Le problème de l'abstention que j'ai posé en préambule c'est l'impossible analyse qui peut en être faîtes puisqu'elle regroupe une masse très hétéroclyte de citoyen. Elle est donc condamné à rester muette sous le poids des multitudes d'analyses contradictoires. Par contre, si le vote devient obligatoire, nous pouvons supposer que seuls les contestataires s'abstiendront, rendons l'analyse de l'abstention plus facile, donc plus audible, donc plus percutante. La "reforme" idéal dans un combat contre l'urne serait donc de la rendre obligatoire. Dans cette logique du "plongeons nous dans l'obscurité pour être la seule lumière", j'ai une question qui contient une petite dose d'ironie (je m'en excuse) mais auquel il peut être intéressant de réflechir : ne faudrait-il pas alors que nous nous mobilisions pour que les hommes politiques rendent le vote obligatoire ? Merci Naiteschahïêfvfe pour tes réponses en tout cas. Par contre, je pense que tu as tort sur un point : ton boulot à l'usine n'est pas essentiel à ta survie. Il l'est tout juste à ton confort, à ta sécurité, à ton conformisime, à tes liens sociaux et à l'idée que tu te fais de la vie. Si tu gardes ce boulot juste pour manger, un conseil : lâches le.
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Naiteschahïêfvfe
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Survivre ce n'est pas seulement se nourrir. Il y a d'autres besoins fondamentaux . Une dame a même passé une bonne partie de sa vie à essayer de les définir du mieux possible (Virginia Anderson). v Respirer
v Boire et manger
v Eliminer
v Se mouvoir et maintenir
une bonne posture
v Dormir et se reposer
v Se vêtir et se dévêtir
v Maintenir la température
corporelle dans les limites de la normale
v Etre propre, soigné et
protéger ses téguments
v Eviter les dangers
v Communiquer
v Agir selon ses valeurs et
ses croyances
v S'occuper en vue de se réaliser
v Se divertir et se récréer
v ApprendreMalheureusement , je ne décide pas des lois de ce monde. Et tant que les gens qui pensent comme nous seront une minorité, nous sommes obligés de suivre la loi du grand nombre ou mourrir. Je suis un homme en bonne santé et en pleine pocession de mes moyens, je refuse au maximum de me comporter en parasite et de profiter du travail d'autrui. C'est ma vision des choses et elle n'interfère nullement avec mon idéal anarchiste , bien au contraire. Cela dit j'ai la chance d'avoir un boulot non aliénant , je ne suis pas exploiter et je n'exploite personne. Mon "uzine" est spéciale, on ne fabrique pas des biens de consommation... on y soigne des gens ( je suis infi dans un hosto). Bien que j'aime glander dans mon hamac, je vais bosser le coeur léger et quand je rentre chez moi le matin je suis satisfait. Le travail doit être un moyen de se réaliser , vu qu'au grand damne des primitiviste , le monde est tel qu'il est , l'époque du chasseur ceuilleur pêcheur est bel et bien révolue (reviendra peut être mais j'en doute). Attention ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit, j'admet que certaines personnes fassent un boulot merdique et se sentent exploités. Je suis contre bien entendu , je soutiendrais toujours les camarades qui se battent pour améliorer leur quotidiens. Comme je l'ai déjà dit , je doute que les huiles politiciennes et syndicalistes peuvent faire quoi que ce soit pour améliorer notre sort. L'action directe est pour moi la seule voie emancipatrice. La grève mais surtout le sabotage sont de bons moyens d'obtenir ce qu'on veut. Un petit tour à l'adresse suivante est salutaire--> http://bibliolib.net/article.php3?id_article=238 Pendant la guerre d'Espagne , la situation de la Catalogne avant l'arrivée des stal était un bon exemple de société dans laquelle le mot travail n'était pas une insulte. Et ça n'a rien d'utopique . Pour parler d'autre chose, au sujet ta petite parentèse "le fait de rendre le vote obligatoire pour que l'abstention soit utile". Ce type de résonnement n'est pas nouveau (rendre pire pour obtenir le mieux ) , il va dans le même sens que " appuyer la répression pour augmenter le révolte populaire" , des théories similaires ont été utilisée tout au long de l'histoire de la lutte révolutionnaire. Le terrorisme en est le meilleur exemple. Bonnot , RAF , carlos , FPLP , insurgés iraquiens... Si les exemples sont fréquents , les réussites le sont moins. Leur bilans étaient même souvent négatif, plus d'innocents tués , pouvoir renforcé , peuple terrorisé , pas de résultats. Le prix est bien trop cher payé pour les résultats obtenus. Machiavel était un bel enfoiré. Tout a fait contre productif. On ne peut gagner la liberté en saignant des innocents. Non seulement c'est immoral mais en plus ça ne fonctionne pas. Pour réussir un combat révolutionnaire il faut s'inspirer des procédés revolutionnaires qui ont fait leurs preuves. Les bolcho , la résistance , Ghandis , Mao , Castro , Viet nam , EZLN .... Biens que leurs idéaux étaient différents des notres , ils ont réussis ! Le peuple uni peut obtenir des changements ( El pueblo unido, jamás será vencido). Voilà pourquoi il faut conquérir l'opinion avant de prétendre révolutionner le monde. Le peu de succès renconté par l'anarchisme est du , à mon avis , au fait qu'il a presque toujours été l'apannage d'une petite minorité. C'est une abomination d'obliger quelqu'un à voter ou a faire quoi que se soit d'autre , voilà principalement pourquoi je m'y oppose et ne vote pas. Réjouis toi d'être dans un pays libre , et bat toi pour qu'il le soit plus encore. En Belgique nous avons un roi , nous sommes obliger de voter , nous sommes minoritaires (nous les wallons), et c'est pas de la tarte. Les seuls trucs bien ici c'est la bonne bière , les frites et le cannabis dépénalisé (pocession autorisée de 3 gr. au maximum, c'est pas beaucoup mais c'est déjà ça). En espérant te relire bientôt. Salut à toi camarade.
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Naiteschahïêfvfe
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Le lien sur le sabotage a été saboté... Copier l'adresse entière et ça marche. Désolé, la technologie des fois ça me dépasse.
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LordPepper
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Ca me fait très plaisir que tu dises "le peuple uni peut obtenir des changements". Vraiment. Donc, le peuple. C'est justement pour lui (pour nous, puisque le peuple, c'est nous, finalement) que je proposais initialement de voter "blanc". Je reprends ? L'abstention est vide de sens pour le peuple (on peut en débattre si vous voulez mais sur ce point je pense que j'ai raison) donc n'apportera jamais aucun changement. De même, voter pour un homme politique n'apportera aucun changement réellement appréciable du point de vue libertaire, on est parfaitement d'accord sur ce point. Le vote "blanc" permettrai éventuellement, s'il était correctement pris en compte (c'est à dire impacter sur les pourcentages de voix des élus) de délégitimer les élus. Voici donc l'objectif que je proposes : forcer la prise en compte du vote blanc pour délégitimer aux yeux du peuple les hommes politiques (relire tous mes commentaires précédents pour la version longue de cette explication honteusement racourcie) On est repartit pour les questions ? Partant du constat que nous sommes obligés d'avoir une attitude envers l'urne, de ces quatre solutions laquelle est la plus productive dans une idée de lutte pour la libération du peuple (c'est à dire, nous) : Voter pour un candidat ? Ne pas voter ? Voter blanc ? Voter nul (avec un bulletin "ni dieu ni maitre, par exemple) ? Tu réponds l'abstention, je te réponds pourquoi, avec les taux monstrueux d'abstention qu'on se paye, le système continue de marcher ? D'où, une dernière question, est-il possible de s'attaquer à l'urne ? Peut-être que non, après tout...
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Naiteschahïêfvfe
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Aux yeux d'une bonne partie de la population , l'urne c'est la voix d'un peuple. Or dans les faits , ce n'est absolument pas le cas. Si je comprend bien ton idée, c'est considérer le vote blanc comme égal au partis. Et si les blancs gagnent à la présidentuielle , on fait quoi ? On recommence ? L'urne , ce n'est le problème. C'est la hiérarchie qui m' emmerde. L'urne pourrait servir à autre chose que de légitimiser nos oppresseurs. La consultation populaire pour toutes les décisions importantes (referendum) est une approche plus intéressante. Mais dans le respect des libertés individuelles.
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ibubolo
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l'urne pourrait servir à contenir les cendres du système électoral... Lord Pepper : "Tu réponds l'abstention, je te réponds pourquoi, avec les taux monstrueux d'abstention qu'on se paye, le système continue de marcher ?" L'abstention et la non participation à ce système pourri seraient plus flagrants si des gens pleins de bonne volonté n'allaient pas les atténuer à coup de vote blanc ; on comment se rendre utile dans un système inutile...
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Anonyme
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"Si tu gardes ce boulot juste pour manger, un conseil : lâches le." Et crève de faim.
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Naiteschahïêfvfe
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Traiter les pauvres électeurs inscrit d'imbéciles ce n'est pas de l'insulte mais de l'action directe. Des fois ça marche. C'est comme traiter un facho de connard , ça aussi ça n'a rien d'une insulte , c'est la triste réalité...
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Naiteschahïêfvfe
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Lord Poivre, (ppd???) Le vote blanc peut être considéré comme un accord complet avec le système. N'ayant pas d'avis précis le votant s'en remet à ses compatriotes. Tout en légitimant le pouvoir . L'abstention ce n'est rien de tel.
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Cercamon
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Anonyme, j'ai effacé les deux derniers commentaires dont l'utilité n'était pas évidente.
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LordPepper
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Si ça peut te rassurer, Ibubolo, je suis abstentionniste. Je suis même pas inscrits sur les listes électorales, pour tout dire. Par contre, je me pose des questions. Voilà. J'essaye pas d'imposer une idée (contrairement à ce que certains anonymes veulent faire croire) je cherche à la développer. La développer ça veux dire la construire, la contredire, la malmener, lui redonner de l'élan, la confronter à une autre, et encore à une autre, et finalement l'abandoner ou la concrétiser. C'est ce que je veux essayer de faire avec vous. Discuter et construire. Alors, je te rassures je ne suis pas un de ces "gens plein de bonne volonté" qui va "atténuer à coup de vote blanc [...] l'abstention". Puisque je suis non-inscrits et que je n'ai jamais voté blanc. Par contre, je me demande, à force, à quoi ça sert de ne pas aller voter. Je veux dire, c'est bon quoi, on attends les 30% d'abstentions comme qui rigole et des fois on flirte avec les 50%. Donc quoi ? 30% d'anarchistes contestataires parmi les inscrits ? Elle est flagrante l'abstention dans ce pays, on en parle après chaque election. C'est le premier chiffre annoncée. C'est le truc machin chose qui fait progresser Le Pen d'après les médias (avec le multi-partisme qui est la nouvelle invention des médias pour expliquer la "crise de la démocratie"). Donc, oui, l'abstention pèse. Oui, l'abstention est flagrante. Oui, l'abstention est sur toute les lèvres au moment des élections et chaque analyste y va de son commentaire pourri. On en débat à l'assemblée et au café du coin, à la télé et à l'école. Et ensuite ? Qu'est ce que la contestation y gagne ? Concrètement, qu'est ce que la contestation y gagne ? P.S. : Sinon, oui, ton utilisation de l'urne est bonne Ibubolo. Reste plus qu'à réduire le système électoral en cendres. On commence par où ?
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Barbamorpions
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Je me demande si l'abstetion chez les anar c'est devenu une "tradition" . Un peu comme la chêvre Anna du 3ième régiment de spahis.
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Bobine Tesla
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Plus qu'une tradition , c'est un gage de pureté. Si un anar vote , c'est qu'il cautionne la politique.
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ibubolo
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ta barbe ! ...à papa... zut et reflute ! pouahh... banda debole.... trrrrfffflllllll..... tssssssssssssss mais on parle de quoi ?? elle est où l'action-là ? la directe... , tu sais ? on en a fait quoi ? caca trèfle, et frouille de pouinge, ... ...sérieux, la purge quoi... ça nous sert à quoi tout ce mouvement si on en est encore à se poser des questions aussi sainfoin.... crotte de bicorne ! l'anar-schisme est à même de nous éviter ce genre d'ébat, mhhhhhhhhhh, croûte ! c'est vrai coi... faites shi (4*) yeeeah *pour celles ou ceux qui comprendraient... c'est mortel ha ah ahhah...
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libertad
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J'ai effacé deux messages sur une polémique qui finit pas devenir ridicule et auquelle plus personne ne comprend rien.
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Tio Ramon
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Ibubolo, tu fumes trop. D'ailleur tes yeux sont rouges. C'est pas que ça me dérange , m'est c'est incompréhensible. Quelle est l'utilité d'un message incompréhensif?
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ibubolo
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je trouve que ça a du sens... mais bon, c'est personnel... c'est simplement pour relever le fait que moi, ben, je ne comprends pas que des anars, en 2006, en soient encore à deviser sur des éléctions, frouille de pouinge ! (magnifique néologisme au deumeurant) puis hier, j'étais saoul comme un marin à quai, j'aurais bien aimé fumer... ... ah non, j'ai fumé aussi, mais pas beaucoup
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LordPepper
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J'comprends ton point de vue même si je trouves dommage de ne pas vouloir consacrer deux petites semaines de débats à un acquis plus que centenaire, histoire de vérifier qu'il est solide. Remise en question, tout ça. Ceci dit, pour reprendre le fil au début, ce qui me pose problème avec l'abstention, vis à vis du peuple s'entends pas vis à vis de moi-même, c'est qu'elle est illisible. Je veux dire, jusqu'à présent je me suis abstenu et j'ai un peu l'impression que ça sert à rien. Je me trompe peut être (sûrement) mais j'ai le sentiment que pour mon voisin mon acte n'a pas de sens. Et c'est ça qui m'ennuie. Alors, plutôt que de discuter du vote blanc, la vraie question serait : "comment redonner un sens politique à l'abstention ?" Pas pour nous, nous on le connais, c'est bon. Mais pour nos voisins, les pas-comme-nous, ceux qui constituent l'autre partie du peuple. Voilà, donc, je pose la question. Ma réponse n'était peut être pas la bonne (sûrement ?) donc j'en attends une meilleur avec impatience. Sinon, pour ce qui est de l'action directe, tu proposais d'utiliser l'urne pour contenir les cendres du système électoral, je te disais être d'accord et je te repose la même question : on commence par où ?
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Naiteschahïêfvfe
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Faire de la journée du vote une journée Anarchiste de résistance civile par exemple ! Au prochaine élection , chaque anar plustôt que d'aller voter irais faire son devoir... En petit groupe des petits devoirs de propagande et sabotage. Ca ferait du bruit et ce serait pas mal, non ?
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ibubolo
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oui... puis, Lord Pepper, tu parles de lisibilité... aux yeux de qui ? si les gens ne vont pas voter, qu'est ce qu'ils vont s'occuper du décompte d'abstention ou de votes blanc ?? moi, ça faut longtemps que j'ai arrêté de parler au bondieu, c'est pas pour commencer à parler au président. Le système électoral peut flamber en divers points ; affichage, matériel de vote... Puis si vous trouver que le feu c'est trop chaud, vous pouvez toujours en faire des miettes... Une bombe puante dans un isoloir le transforme instantanément en urniNOIR ;-)
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LordPepper
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Aux yeux des autres gens, de mon voisin, des gens comme moi qui sont pas comme moi, les autres. Pas du président. Le président on s'en fout. Je suis d'ccord avec toi.
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Anonyme
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Lu sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Libertad Libertad était un adepte de la propagande par le fait, c'était aussi un orateur hors pair qui sera vite reconnu par le mouvement anarchiste, pour son ton tranchant, ironique, pour son imagination débordante et sa verve polémique ; son côté bagarreur avec ses cannes sera aussi très remarqué. Il sera vivement critiqué et calomnié par quelques dits "anarchistes" (Georges Renard et Martinet), mais il se trouve que plus tard, ces dits "anarchistes" seront reconnus comme étant des spécialistes du renseignement policier, taupes qui s'étaient introduites dans le milieu anarchiste (la répression suite à la Commune de Paris était encore d'actualité). Ce fut pour ces diverses raisons que Libertad était surveillé par la police depuis ses divers faits de propagande (la liste de rapports sur Libertad sont nombreuses). Libertad se plaindra par l'intermédiaire du "libertaire" d'être constamment surveillé par deux policiers, malgré cela, il continuera d'être surveillé par les deux agents de surveillance. Il fera parti du groupe libertaire montmartrois "les iconoclastes". Lors de l'affaire Dreyfus, il prendra position en faveur du capitaine Dreyfus, à côté de Sébastien Faure (même si son soutien ne restera qu'essentiellement relatif). À la suite de cette affaire, en 1902, il sera parmi les fondateurs de la ligue antimilitariste, organisme à prétentions révolutionnaires. Néanmoins, il s'en détachera plus tard, refusant que cet organisme devienne un lieu de spécialisation (voire de centralisation). Il cherchait les moyens directs, sans artifices, ici et maintenant, afin de diffuser les idées anarchistes. À cette même année (il recommencera en 1904), il se présentera comme "candidat abstentionniste" dans le 11eme arrondissement de paris, car c'était selon lui un moyen de faire de la propagande anarchiste, il mènera une campagne abstentionniste.
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à 20:25