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Elle ne pense pas, mais elle cause
--> Laurence Parisot, une bonne affaire pour les affaires ?

Suite au florilège de déclarations plus ineptes les unes que les autres qui suivit son intronisation à la tête du Medef –que Laurence articule B.O.F (beurre, œuf, fromage)-, madame Parisot vient de récidiver en suspectant les salariés qui réclament une petite rallonge à leurs modestes émoluments, d’être bien gentils mais de ne rien comprendre aux lois divines de l’économie (qu’elle écrit vraisemblablement avec un grand E), déesse mystérieuse mais toujours juste, qui fournit aux maîtres dans la débine des parachutes dorés pour qu’ils planent longtemps au-dessus des masses hagardes et aux larbins des souliers en plomb afin qu’ils coulent plus rapidement.

L’économie selon Lolo, c’est pourtant simple comme le loto : pour qu’il y ait une poignée de gros gagnants comme elle, il faut une multitude de petits perdants comme vous, pauvres nazes d’employés minables.

Pourtant, L.P a reconnu, sans qu’on lui tende une perche, qu’elle-même ne pensait pas, car « la liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail ». Or, comme le code du travail existe toujours, hélas, on se voit contraint d’en déduire que la patronne des patrons n’a pas encore commencé à penser.
Ce que confirme l’éblouissant « la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? », qui nous laisse dubitatif à l’extrême quant à la loi qu’évoque notre philosophe de conseil d’aministration : s’agit-il d’une loi humaine, naturelle, divine ? de la loi morale chère à Kant ? de la loi Parisot, peut-être ?

Non pas, car comment légiférer quand on n’a pas commencé à penser ? et, diable, qu’est-ce qu’une oie pareille peut bien connaître de la vie, l’amour, la mort ? sans parler de la précarité, quand on est née avec une cuillère en or dans le bec et qu’on dirige grâce au pognon familial, l’Ifop, l’une de ces machines à produire du vent conçues pour aspirer le fric des gogos qu’on appelle pompeusement « institut » de sondage ?

C’est une constante des imbéciles que de vaticiner avec aplomb à propos de ce dont ils ignorent tout, mais peuvent-ils réellement espérer d’un peuple inconstant qu’il prenne les vessies de leur suffisance pour les lanternes du savoir ?

 A la place des encartés au club Medef, quoique rassuré que dans le système libéral quelqu’un d’aussi limité intellectuellement puisse avoir autant de responsabilités, je me hâterais de larguer Parisette épouse X afin de la remplacer par Nanard, tout récemment redevenu archimillionnaire en euros grâce à la bonne fée Justice, qui ne confond pas la liberté de penser avec celle d'entreprendre, et, surtout, qui connaît la musique de l’économie et la méthode pour l’enseigner aux pigeons incultes qui font la fortune des faisans.

Mathias Delfe

Mis en ligne par MathiasDelfe, le Mercredi 19 Octobre 2005, 22:06 dans la rubrique "Actualité".
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Commentaires :

  Anonyme
20-10-05
à 18:33

Ahah! Très bon dernier paragraphe !
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