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Constitution : Le « non » anarchiste existe
Lu sur Le Grand soir : "Les anarchistes n’ont pas l’habitude de voter. Il y a de bonnes raisons à cela. Et ce, sans même regarder les « programmes électoraux », généralement consternants, voire révoltants... Les promesses non tenues qui de toute façon étaient intenables, le « chèque en blanc » que constitue le mandat présidentiel, le fait que l’alternance a montré concrètement ce que les anarchistes disent depuis toujours, à savoir que l’Etat est là pour sauvegarder les intérêts du capitalisme et qu’il est incapable de dépérir... tout cela dissuade durablement de se diriger vers les urnes. Un référendum n’est pas une élection. Il ne s’agit plus de signer un chèque en blanc mais - a priori - de prendre une décision, nous-mêmes, comme des citoyens responsables. Dans cette logique, notre point de vue ne consistera pas à se positionner en fonction des déclarations de telle ou telle organisation, mais après étude du projet de traité lui-même. Cela demande donc à être examiné de près. Bien sûr, c’est un document dont la lecture est fastidieuse : raison de plus pour voir s’il n’y a pas arnaque quelque part ! Des députés européens de divers partis, gauche et droite, dans une commission présidée par Giscard, ont mis au point un texte, généralement présenté comme politiquement fondateur pour les années qui viennent. Cette simple affirmation est déjà suspecte. Quel est l’enjeu ? Il n’est pas si fréquent que nous soyons consultés. Pour ceux qui auraient quelques doutes sur le principe quant à l’intérêt de participer à un référendum, qu’ils se posent la question de ce qu’ils feraient, si la question posée était « oui ou non à la peine de mort » ou bien encore « oui ou non aux OGM »... Bien sûr, ce n’est pas un hasard si la question sur les OGM n’est pas posée, et on peut toujours soupçonner qu’un gouvernement n’organise de référendum que lorsqu’il n’y voit aucun risque pour les intérêts capitalistes... Cette fois, il va peut-être falloir lire 475 pages pour en être sûr. Que nous donnions notre opinion changera-t-il quelque chose ? C’est l’éternelle question. On ne peut que douter des conséquences. Quelle différence cela fait-il en France que l’Europe soit « libérale » ou « socialiste » ? Raffarin ou son successeur stoppera-t-il la privatisation des services publics ? Celle-ci est déjà bien engagée sans avoir eu besoin de la constitution. Le gouvernement remettra-t-il en cause la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat ? Son contournement est déjà en cours avec la création d’une fondation pour collecter des fonds... Et on sait même qu’un gouvernement socialiste ne ferait pas autrement. Ne nous contentons pas d’opinions a priori... Allons y voir ! [1] Dans la première partie du texte, on trouve sous le titre « Définition et objectifs de l’Union » que « l’ UNION a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples ». Comment peut-on être en désaccord ? C’est un peu comme si on nous disait « Liberté, Egalité, Fraternité » : on sait à quoi s’en tenir quant à la réalité... Plus intéressante est l’indication que l’Union « combat l’exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales, l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits de l’enfant. » Intéressant car on peut constater qu’il n’y là ni garantie ni ambition mais seulement une promesse, l’Europe « promeut » : on voit donc a contrario qu’il ne faut pas y compter. Plus loin, article I-4, « La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d’établissement, sont garanties par l’Union et à l’intérieur de celle-ci » Là aussi, quoi de neuf ? On sait que la liberté n’est pas aussi entière pour les personnes (y compris européennes) que pour les capitaux. N’en restons donc pas à l’introduction qui n’est apparemment là que pour attirer le chaland le plus naïf vers une approbation facile. Nous voyons depuis quelques années en France, que la laïcité est un combat de tous les jours. Dans la partie 2 du projet, on trouve l’article II-70 sur la liberté de pensée, de conscience et de religion. Celui-ci stipule que « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. » Il sera donc possible de « manifester sa religion (...) publiquement » Voilà au minimum de quoi relancer la guerre du foulard islamique... mais aussi toutes les initiatives que les obscurantistes voudront encore développer ou imaginer pour nous pourrir la vie. La laïcité est donc attaquée : les convictions sortent du domaine privé pour prendre place dans le domaine public. Concernant les religions, l’article I-52 se montre d’une langue de bois remarquable. On peut l’évoquer quand même, mais on sait que la langue de bois est suspecte par nature. Alors voilà : « L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres. L’Union respecte également le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les organisations philosophiques et non confessionnelles. Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations. » Un dialogue ouvert, c’est bien gentil, mais dans quel cadre ? Sachant que la laïcité est malmenée dans le chapitre suivant, on peut s’inquiéter. En outre, quelles sont les associations philosophiques et non confessionnelles ? Des syndicats ? Lesquels ? Des sectes ? Lesquelles ? Autant dire qu’on est là aussi dans le libéralisme... et que ce sera le droit du plus fort, ou bien du plus puissant lobby. Un projet libéral Sur le plan économique, tout le monde a remarqué que le texte baigne dans le libéralisme. Ce n’est pas une surprise. Ce qui est intéressant est de voir si ce qui est prévu est différent de ce qu’on nous promet depuis des années : démantèlement des services publics, mobilité, flexibilité... Pas de surprise, si ce n’est quelques petites choses douteuses. Par exemple, dans l’article II-75, on peut lire que « Toute personne a le droit de travailler et d’exercer une profession librement choisie ou acceptée. » Cela va à l’encontre de certaines législations qui coupent les allocations des chômeurs refusant un emploi qui ne leur convient pas. Il est vrai que là aussi, le droit du plus fort sera toujours en vigueur. Accepter le job ou bien se payer un avocat, des années de procédures... Mais il n’est pas sûr que tout cela ait été bien réfléchi. En effet, des brèches existent dans nombre d’articles. Et l’ont peut prévoir la saturation de la Cour de Justice européenne où auront lieu les recours. On ne voit pas comment cela pourrait fonctionner autrement que par passage en force dans quantité de domaines. Encore un exemple : « Nul ne peut être éloigné, expulsé ou extradé vers un État où il existe un risque sérieux qu’il soit soumis à la peine de mort, à la torture ou à d’autres peines ou traitements inhumains ou dégradants. » C’est l’article II-79. Sera-t-il appliqué ? Et l’on voit au fil des articles qu’analyser le texte revient toujours à distinguer la langue de bois des vœux pieux, voire de la mauvaise foi. Les féministes ont remarqué l’article II-62 qui dit : « Toute personne a droit à la vie. » Ça a l’air banal, ça paraît une évidence... tant que l’embryon n’est pas considéré comme une personne, ce qui remettrait en cause le droit à l’IVG, qui lui ne figure nulle part dans le projet. Vigilance. On voit bien l’influence cléricale dans l’écriture du texte qui par ailleurs (article II-69) renvoie aux législations nationales concernant le mariage, évitant ainsi de mentionner le droit au divorce. Il est évident que ce texte est un compromis. Tantôt il renvoie aux lois des Etats membres, tantôt il impose un principe auquel les Etats devront donc se conformer et parfois réviser leurs législations. Dans un grand nombre de cas, cela aboutit à un nivellement par le bas. Peut-on s’abstenir par rapport à un projet dont tout indique qu’il correspond parfaitement à ce que l’on combat quotidiennement en luttant en tant que salarié, en tant que chômeur, etc. ? La réponse est évidemment non. Il faut reconnaître alors que l’enjeu concret est plutôt faible, contrairement à ce que disent l’ensemble des politiciens... Ce n’est pas parce qu’un pays va désapprouver le traité que les Etats de l’Europe libérale vont renoncer à exploiter à outrance les êtres humains et les ressources naturelles. Pourtant, puisqu’on nous demande notre avis, donnons-le ! Il est probable que la question posée sera du genre « Acceptez-vous le projet de traité constitutionnel ? Il serait plus franc et plus direct - et donc parfaitement invraisemblable - que la question soit « Etes-vous d’accord pour prolonger l’expérience capitaliste ? Evidemment, on votera sans illusions quant aux conséquences directes sur la vie quotidienne ni non plus sur l’objectivité de la consultation dans la mesure où, comme d’habitude, le marketing politique va travailler (certainement en dépensant une somme démentielle) à la manipulation des électeurs via ce qu’on pourrait appeler du terrorisme verbal. Il reste que choisir de dire non n’est pas la même chose que de choisir entre la peste et le choléra. L’enjeu avec ce référendum est de dire non à tout un système, avec éventuellement - et ce n’est qu’une éventualité, mais pourquoi ne pas la provoquer ? - l’espoir de rebondir ensuite à partir du spectacle amusant auquel nous assisterions certainement si le non l’emportait. Le Furet, Le Monde Libertaire n° 1397 du 5 mai 2005.
Mis en ligne par libertad, le Vendredi 13 Mai 2005, 12:50 dans la rubrique "Actualité".
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Commentaires :
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Yo
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L'idée même qu'il y est une constitution suffit à me faire dire non, peu importe son contenu. Pas non à la constitution, non à toute constitution.
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Anonyme
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Enfin un partisan convaincu du non.
Alain
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Anonyme
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Après AL, le ML !!! Et allez donc ! Après l'appel à voter chirac tellement le danger le pen était terrifiant, l'appel à voter non tellement si le oui l'emporte ça va être l'enfer social !!! Putain si les anars officiels continuent à me gaver, je sens que je vais finir par aller voter oui. Voter c'est abdiquer, et plus que jamais dans la période actuelle. L'Unique, véner.
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Joie
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Les anarchistes n’ont pas l’habitude de voter.
Un anarchiste ne vote PAS tout simplement
La conclusion du texte est minable, on sait que ça ne changera rien pourtant on vote. Quel interet de se dire "Anarchiste" alors? Declarez vous socialo-.... ça sera plus cohérent, car là ça n'a plus rien avoir avec l'anarchisme!
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libertad
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Je précise que le Monde libertaire a publié tous les points de vue : également ceux qui pronent l'abstention.
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ElVirolo
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La conclusion, comme dit plus haut, est absolument ridicule ... Quelqu'un aurait-il les articles du ML qui féfendent l'abstention, il serait intéressant d'y jeter un coup d'oeil ...
J'attends avec impatience le jour où l'on nous annoncera enfin officiellement la fusion AL/LCR etc ...
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kmilstg
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Le "je-vote-pas-parce-que-je-m'en-tape" anarchiste existe aussi. Enfin c'est beau de voir le joli boulot des camarades trotskistes,qui consite à séduire les libertaires, pour les faire voter avec eux...Voter "non" à le Consitution n'a rien de révolutionnaire. Le traité de Nice qui entrera en vigueur si la France et d'autres pays ne ratifient pas le texte constitutionnel,n'est pas archi-bandant,et ne croyez surtout pas que le capitalisme s'effondra le 30 mai,au lendemain du scrutin. Ce serait tellement plus simple de changer les choses avec un morceau de papelar,mais les pétards mouillés de 1981 et de 1997 nous montrent bien que la gauche au pouvoir,reste aussi inefficace. Je reconnais que ça peut être exitant d'envoyer un énorme "MERDE" à ceux qui nous ont gouvernés et à ceux qui nous gouvernent aujourd'hui. Mais le 29 mai,autant rester au plumard,lire un bon bouquin,se promener dans un petit coin de nature,écouter un bon disque,plutôt que d'aller se confondre dans la masse débile d'un bureau de vote. Météo France prévoit une journée ensoleillé autant en profiter!
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Anonyme
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Désolé, mais je suis anar et je vois pas en quoi voter "non" contredit les principes anarchistes.
Voter "non" n'a rien à voir avec le fait de voter pour un homme politique dépositaire de pouvoirs et sans mandat.
Il est tout à fait conforme aux principes anarchistes de voter pour un représentant avec un mandat précis et de façon contrôlée par la base. Rejeter un texte par le vote l'est tout autant.
Ce "non" peut d'ailleur signifier qu'on rejette les principes de fonctionnement totalement anti-libertaires (cf les pouvoirs de la commission et du conseil) du TCE.
Voter "non" ne changera peut-être rien, et l'organisation même de ce genre de "référendum" est probablement contestable.
Refuser de participer à la mascarade est sûrement assez juste.
Appeler à l'action plutôt qu'à ce genre de gignolades est sûrement nécessaire
Mais pratiquer l'excomunication en affirmant "voter-non = ne-pas-être-anarchiste", (outre que c'est assez mal connaitre l'histoire des anarchistes), c'est faire preuve d'un fondamentalisme qui me semble relever de pratiques identitaires hayatolesques.
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Anonyme
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Salut,
Prenons ton raisonnement : "Il est tout à fait conforme aux principes anarchistes de voter pour un
représentant avec un mandat précis et de façon contrôlée par la base.
Rejeter un texte par le vote l'est tout autant."
Imaginons que le non l'emporte, cas qui t'es favorable, non ?
Ca ne te gène pas que tous ceux qui ont voté oui soit rejettés dans leur prétentions ? Bon c'est qu'une minorité de oui-ouistes, mais toi et ceux qui ont voté non leur avez fait barrage de votre nombre. T'as raison, le nombre ça c'est pur anarchisme, pas vrai ?
Et moi je ne suis qu'un fondamentaliste, un religieux quoi... Et parfois, je te l'avoue, je ris bien fort !
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Anonyme
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L'emporter par nombre ne sarait pas conforme aux principes anarchistes ?
Ben, par exemple supposons qu'un jour tant attendu on récupère ce que les patrons accaparent. Supposons qu'on instaure un contrôle collectif et à la base des décisions.
Plus concrètement, quand des ouvriers Argentins s'approprient une usine ; quand des paysans sans terre brûlent les actes de propriété des grands propriétaires terriens ; quand des compagnons se défendent physiquement contre une attaque de flics...
Tout ça se fait par le nombre.
Tout ça se fait contre la volonté d'une minorité gugus.
Non ?
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Anonym3
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->le Monde libertaire a publié tous les points de vue
Le monde libertaire est démocrate ? Peut-être bien que OUI, peut-être bien que NON. Il y a donc maintenant au sein de cette orga, la tendance éléctionniste et la tendance abstentionniste... Il manque peut-être un article des anarchistes pour le OUI (il doit bien y en avoir)... :))
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Anonym3
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->je vois pas en quoi voter "non" contredit les principes anarchistes
Question similaire et orienté: Je ne vois pas en quoi voter "oui" contredit les principes anarchistes. ;) réfléxions ? Le probléme n'est pas de voter oui ou non, le probléme est de voter pour un référendum qui ne correspond aucunement à une perspective anarchiste (autogestion, action directe, mandement impératif, évolution positive du rapport de force...). En espagne (1936), le vote d'une partie des anars pour les socialistes en échange de la libération des prisonniers politique anars avaient étés un deal entre la gauche socialiste et le bureau politique de la CNT/FAI. Était ce juste stratégiquement ? là, je le pense +/-, il y avait des perspectives intéressantes. Tandis que là, au sujet de la constitution, il n'y en a pas une seule.
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Anonyme
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"Plus concrètement, quand des ouvriers Argentins s'approprient une usine
; quand des paysans sans terre brûlent les actes de propriété des
grands propriétaires terriens ; quand des compagnons se défendent
physiquement contre une attaque de flics...
Tout ça se fait par le nombre.
Tout ça se fait contre la volonté d'une minorité gugus.
Non ?" Oui tout cela se fait par le nombre, s'inscrit dans une volonté d'émancipation et de lutte sociale contre un ennemi identifié : la bourgeoisie. Voter c'est précisément procéder d'une logique inverse : il n'y a plus de lutte mais recherche d'un compromis acceptable par tous : tous ceux qui votent doivent accepter le choix qui sera fait par la majorité. En principe... Toi tu dois être de ceux qui votent et qui après, lorsque le résultat ne les satisfait pas continue la lutte par d'autre moyens que la propagande électorale, non ? Faut être conséquent, sinon on vous ri au nez.
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Vroum
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libertad
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Un point de vue paru dans le Monde libertaire, appellant à l'abstention se trouve ici
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Anonyme
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OUI, le OUI anarchiste existe !!! Parce que les anarchistes sont contre les états et les nations, et qu'1 seul état européen à la place de 16 ou 25 (ou plus), ça fait 15 ou 24 (ou plus) d'états en moins, c'est toujours ça de pris. Parce que les anarchistes sont anti-parlementaires et contre la politique politicienne, et qu'à Bruxelles ou à Strasbourg il n'y a plus ni gauche ni droite, le parlement est fantoche, les décisions sont prises par des technocrates, c'est toujours ça de pris. Parce que de nombreux anarchistes pensent que si la masse est tellement conne qu'elle est incapable de défendre dans la rue et dans les boîtes ses droits sociaux, elle mérite de se faire entuber encore plus profond. Parce que défendre ses droits et n'être capable que de résistances défensives, c'est de toute façon du réformisme, et que les anarchistes sont contre le réformisme. Parce que l'Histoire nous enseigne que toutes les civilisations finissent par chuter, qu'une société anarchiste ne sera possible que lorsque le capitalisme se sera effondré, aussi loin de souhaiter freiner cet effondrement, les anarchistes ne peuvent que souhaiter l'accélération du processus, en laissant le capitalisme s'emballer, sans aucune limite, jusqu'à son terme. Pour toutes ces raisons, les vrais anarchistes voteront OUI !
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Anonyme
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Euh, c'est encore moi… Je déconnais avec le OUI, hein…. Mais les arguments pour le NON, plus haut… dîtes, les gars… c'étaient des craques aussi, hein ?... dîtes… L'Unique, inquiet, soudain ("Ca s'obscurcit, d'un coup, vous trouvez pas ?")
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libertad
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Voilà un petit post qui sent la satire ;-) L'Unique tu peux lire l'appel à l'abstention. Moi ça ne me choque pas que des anars aient des points de vue divergeants.Par contre tous comme un seul homme derrière le non ou l'abstention, ça fait un peu trop "je ne veux voir qu'une seule tête"
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Anonym3
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Ah bah non !! moi qui y avait presque cru au OUI anarchiste ! Je croyais que la tendance OUI était lancé... dommage :( on aurait pu voir au sein du MLeuh démocratique la tendance du OUI se déssiner et peut-être poser un débat plus concret sur la question du référendum. Finalement, y'aura pas. Peut-être une prochaine fois ;)...
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Anonyme
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"Je ne vois pas en quoi voter "oui" contredit les principes anarchistes."
Ben alors je vais t'expliquer :-))))
- Le TCE s'impose aux lois nationales, donc à nous
- Le TCE prévoit que les modifications du TCE sont proposées uniquement par la commission (constituée de technocrates) et adoptées par conseil de l'Union (ie les ministres de tous les gouvernements réunis à huis clos).
C'est un fonctionnement contraire à toute ethique anti-autoritaire. Non ?
Donc je sais pas si voter "non" signifie être irrémédiablement exclu de la caste des purs Anarchistes, mais je sais que :
- il est cohérent qu'un anarchiste soit contre le TCE
- voter est assez insignifiant
Je concluerai bien par la proposition suivante :
Votez "non" ou ne votez pas, mais organisez-vous pour lutter contre les institutions de l'Union Européenne...
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yapadchef
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merde, faut voter oui quoi ? y'm'tienne, je suis attaché aux rubans adhésifs d'albertII, le roi des ... si vous votez pas, y m'descendrons encore plus vite en tant que récalcitrant à l'ordre-norme sociale ! c'est qu'ici, c'est pas comme chez vous, on vote pas, on a élu des représentants pour ça ! encore un dernier mot, allez, trève de de baliverne, voter oui, c'est leur donner un cadre pour devenir grand et de leurs petits poings, concurrencer les states et la grande baudruche de chine ... si l'on vote non, à moins d'un mouvement vaste de grande contestation en masse, c'est leur donner la possibilité de se triturer la caboche pour arriver à leur fin, malgré tout ! alors, dans le doute, abstiens-toi, et pend ton propriétaire, non de dieu ! vladimir (individuel-belbique)
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Anonyme
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Un libertaire pourrais voter oui sans que ça me choque plus que ça. Après tout puisque la venue du super Etat européen semble inévitable, pourquoi ne pas accelerer le processus, qu'on en finisse. Le non est plus logique, l'abstention plus pure, mais franchement ça se joue à peu de choses. Les instruments repressifs du super Etat sont déjà presque au point, mais c'est un Etat qui pendant un temps ne va pas emballer les foules, sur que dans 20 ans on aura encore plus de fanas de l'Etat français (de ce qu'il en restera) que de celui Européen. Faire chanter un hymne européen dans les écoles ça ne va pas etre facile. Tout ça pour dire que je me demande parfois si en retardant l'échéance fatale on ne risque pas aussi de faire une connerie, c'est-à-dire de passer à coté d'une situation ou, pendant un temps assez long, on aura un Etat relativement faible (peu intériorisé, sans patriotisme européen,des technocrates en costard c'est pas encore un FN européen) confronté à une série de resistances qui n'ont jamais été vraiment combattues -réprimées- hors des cadres nationaux. Parce que cette précipitation européenne, elle a lieu aussi parce que jamais l'Europe n'a subit d'accrocs populaires : imaginez par exemple un Mai 68 européen, qui irait défiler sur les champs-elysées ? L'Europe du capital étant déjà là depuis un bon moment (la constitution n'est qu'une petite gaterie supplémentaire), je crois qu'en cas de troubles européens, la tentation sera de ralentir le processus afin de laisser à des acteurs experimentés ayant fait leurs preuves (les vieux Etats-Nations) le soin d'écraser les dissidences. Regardez les USA : après deux siècles de matraquages, au propre et au figuré, il suffit d'une éléction qui tourne mal pour que l'on entende ici et là parler ni plus ni moins que de sécéssion ! Rapporté aux habitudes politiques européennes, qui sont tout autres - on ne va quand meme pas comparer - cela peut ouvrir des perspectives intéréssantes (mais pas que, car il y en a d'autres possibles fort déplaisantes, de l'ordre principalement de flambées ultra-nationalistes).
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Anonym3
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De ce que j'en ai lu de la constitution, si il y a un mouvement (social/populaire ou autre...) qui empéche un bon fonctionnement de l'économie europpéénne, l'europe s'impliquera dans la répréssion de ces mouvements (j'ai pas l'article sous la main, si quelqu'un.E le retrouve, mais c'est à peu prés l'idée.).
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Anonyme
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Un paquet de chefs de file des partisans du non sont des souverainistes déguisés. La constitution va modifier la répartition du pouvoir entre les classes dirigeantes européennes. La classe dirigeante française va perdre de l'influence et c'est le principal ressort de leurs coups de gueule anti-constitution, même s'ils ne l'avouent pas toujours.
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Anonyme
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"La classe dirigeante française va perdre de l'influence et c'est le principal ressort de leurs coups de gueule anti-constitution, même s'ils ne l'avouent pas toujours." Hein ? C'est plutôt le contraire : la classe dirigeante française est massivement pour le Oui
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AAAAAA
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Ni paneuropénisme, ni souverainisme. Feu aux Etats, feu aux super-Etats. Feu au Capital. Feu à la gauche et au citoyennisme.
Bon, voilà, en guise de préambule, un aperçu de ce qui m'anime. Je pense toutefois que j'irais voter NON. Je ne me fais aucune illusion sur l'instauration -- déjà bien avancée -- du super-Etat impérialiste européen. Je ne me fais guerre d'illusion sur la constitution de ce bloc européen créé pour faire face aux autres blocs états-unien, chinois, indien, asiatique... Je sais tout à fait, aussi, que le vote n'a jamais rien changer à part l'auto-asservissement des masses (et non plus peuples). Par le vote, l'Etat te passe les menottes.
Et pourtant j'y vois actuellement un outil (un pauvre outil, je suis d'accord) pour foutre un bordel momentané (j'ai bien dit momentané), pour cristalliser des positions (aussi fragiles, chétives et peu ambitieuses soient-elles), pour prouver qu'il y a un quand même un tout petit peu de résistance populaire face aux politichiens et au matraquage de la propagande. Un grand nombre de gens -- non politisés -- commence à se rendre compte qu'on se fout ouvertement de leur gueule et commence à s'énerver (cf. mes discussions avec mes collègues au taf)... Le grand jeu du "OUI-NON" suscite de vifs débats, force à prendre position, et forge un peu un esprit à la "que se vayan todos" argentin chez les partisans non-politisé du NON Voter NON ne changera pas la face du monde et de l'Europe. C'est, par contre, peut-être un petit moyen de transformer la lassitude en énervement... La morale anar au feu, également finalement... PS2
Sinon, se souvenir des émeutiers kabyles qui, il y a quelques années, attaquaient les bureaux de vote et brulaient les urnes. Pourquoi pas appeler à une massification de ce genre d'action directe le jour du référendum...?
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Anonyme
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Voici le vent qui souffle, emportant crève-cœur…
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Anonyme
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La classe dirigeante française est massivement pour le oui? J'ai plutôt l'impresssion qu'elle est très divisée. Et ce sont ses fractions les plus nationalistes qui font campagne pour le non.
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johan
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pour répondre à Anonyme3 ; mince, d'après ce qui est écrit dans cet article, on pourra même plus leur faire de proçès quand ils nous assassinent, c'est quand même gonflé. Franchement, je crois que ça me ferai une belle jambe si j'était assassiné par les forces du désordre social qu'on fasse un proçès à mon bourreau ; c'est un peu léger comme mouvement d'indignation populaire. Enfin avec ce type de déclaration on voit clairement ce que nos dirigeants assermentés ont derrière la tête. Et le 30 mai si le non passe, on fait quoi, un proçès à l'europe pour constitution pas gentille.
article II-62 proscrivant la peine de mort
en Europe.
Acte final établissant une Constitution pour l'Europe
:
(…) « La mort n’est pas considérée comme infligée en
violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la
force rendu absolument nécessaire : a/ pour assurer la défense de
personne contre la violence illégale ; b/ pour assurer une arrestation
régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement
détenue ; c/ pour réprimer, conformément à la loi, une
émeute ou une insurrection. »
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simon
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pour ceux qui le cherchaient avant: il y a bien un oui anar (et il était sur le ML): en gros ça accélererait la révolution en transformant encore plus la france en pays de tiers monde, pour les ouistes anar. mais il doit pas en avoir beaucoup qui vont le faire.
mais moi je vais voter non, et j'ai fait toutes les procédures pour être dument inscrit et tout. parceque si ce machin passe alors notre seule solution sera de nous embarquer dans un cargo pour rester dans les eaux internationales. cette constitution ferait passer un social démocrate qui a vraimment un ptit fond social pour un super rebelle de la société. et nous ça fait de nous des terroristes anticonstitutionnels, puisqu'on ne cherche pas la croissance économique ni leur version de la concurrence sans entraves. donc: cf post ci dessus
apres, il y a deux solutions si le non passe. soit en fait ils ont un "plan B" (franchement c'est des super hypocrites pour ça, n'allez pas me dire qu'ils n'ont pas imaginé que des gens puissent être contre leur bo texte) et on nous proposera de voter et revoter jusqu'a ce qu'il y en ait une de constitution. soit il n'y a pas de plan B, ils nous foutent vraimment la paix, et il ne reste le traité de nice, mais au moins il ne sera pas constitutionnel, c a d il y aura d'autres moyens que la révolution générale pour le renverser. (parceque la revolution générale la avec ce foutu 30A... - attention ça veut pas dire que je me lance dans la lutte électorale, c'est uniquement exceptionnel)
mais je reste fidèle au principe agir au lieu d'élire. j'élis personne. et sinon: une constitution pourrait être compatible avec l'anarchie, tant qu'il n'y a pas de lois autour et que cette constitution est super minimum (pour constitutionaliser l'autogestion et l'égalité entre tous).
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Anonym3
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->mince, d'après ce qui est écrit dans cet article,
on pourra même plus leur faire de proçès quand ils nous assassinent,
c'est quand même gonflé. Franchement, je crois que ça me ferai une
belle jambe si j'était assassiné par les forces du désordre social
qu'on fasse un proçès à mon bourreau ; c'est un peu léger comme
mouvement d'indignation populaire. Enfin avec ce type de déclaration on
voit clairement ce que nos dirigeants assermentés ont derrière la tête.
Et le 30 mai si le non passe, on fait quoi, un proçès à l'europe pour
constitution pas gentille.
Je ne sais si cela m'est/était déstiné, mais si c'est le cas, j'ai pas trop compris en quoi... Si tu peux en dire plus, ce sera préférable pour que je puisse te répondre ou juste comprendre . Je ne comprend pas l'intention, en fait, au sujet des procés/bourreaux/assassinats/etc . Tu exprimes un des articles de leur constitution ? c'est l'article que je cherchais ?
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Anonyme
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Allez, cette fois je parle un peu sérieusement (même si le sujet ne le mérite à mon avis pas). Ton argumentaire, cher simon, en faveur du non, est exactement ce qui m'a convaincu de ne pas me mêler de cette mascarade. D'abord, une chose : un dessin de charb qui m'a amusé présentait un adulte lisant un recueil de fables à 2 enfants et disant " Et ils votèrent non et la terre s'écroula sous leurs pieds". C'est vrai , les partisans du oui n'ont pas beaucoup d'autres arguments que le catastrophisme si le non passe. Ce qui m'embête (euphémisme), c'est que les partisans du non font pareil : "Si le oui passe, c'en est fini de nos droits". Et c'est ce que tu dis, avec un certain lyrisme ("si ce machin passe alors notre seule solution sera de nous embarquer dans un cargo pour rester dans les eaux internationales"). Outre que les eaux internationales ne sont pas vraiment une zone libre et qu'on y est facilement repérable, c'est là encore du catastrophisme. Soyons clairs : que le oui ou le non l'emporte, et quel que soit le taux de participation, le seul effet sera de faire des vagues en interne dans les partis (Fabius ou Hollande ? etc). Pour ce qui est de nos droits, la situation sera exactement la même que depuis toujours : on obtiendra ce pour quoi on sera capable de lutter massivement, on perdra ce qu'on ne sera pas capables de défendre. Les lois, les constitutions, les majorités parlementaires, les référendums et les consultations, les représentations politiques ou syndicales, etc, n'ont jamais eu aucune incidence sur la réalité ; elles ont pu sembler en avoir quand elles s'appuyaient sur une mobilisation massive à la base, pour mieux permettre à une minorité d'en tirer profit avant de faire retomber la chappe de plomb (cf. 1789, 1917, etc). Ceci pour dire que toute cette énergie dépensée à faire des collectifs pour le non, des affichages, des prises de tête sur le plan B, etc, est à mon avis une énergie perdue pour la classe dominée (= le prolétariat, ayant un travail ou non). Et donc ton argument (que d'autres m'ont servi) que tu n'élis personne et restes donc anar ou quoi que ce soit d'autre, à moi me parait erroné. Ce référendum est à mon avis pire qu'une élection de quelqu'un, elle justifie la délégation de pouvoir, la dépossession de sa responsabilité singulière sur sa propre existence, et sans même déléguer à quelqu'un de clairement identifié à qui on pourrait (en théorie, certes) demander des comptes. Se laisser convaincre de participer à cette institution gaullienne est je le crains la dernière chose à faire pour un anar, un syndicaliste, un militant, un individu responsable de lui-même, ou quiconque a une conscience de classe. En l'absence de rapport de force, ce machin nous nique de toute façon. Vivement le 30 juin qu'on puisse recommencer à parler de choses concrètes. L'Unique, patient et déterminé.
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Anonym3
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->Ce référendum est à mon avis pire qu'une élection de quelqu'un, elle
justifie la délégation de pouvoir, la dépossession de sa responsabilité
singulière sur sa propre existence, et sans même déléguer à quelqu'un
de clairement identifié à qui on pourrait (en théorie, certes) demander
des comptes.J'avais posé un point de vue +/- mathématique (simple/complexe) sur ce genre de réfléxion au sujet des référendums qui dit "oui mais je vote pas pour un parti ni un candidat". Le référendum est peut-être pire (?), mais en tout cas il est beaucoup plus simple dans les choix à faire que lors d'une éléction de partis ou de candidats. Je m'explique. Les anars votants, qui s'abstiennent pour les éléctions de candidats/partis, ne votent ils pas (bien qu'en 2002 ils ont fait exceptions) car ils trouvent trop compliqué l'équation à multiples facteurs que composent les divers partis ? Et pourtant comme tu (l'unique) le fais remarquer (si j'ai bien saisi ce que tu exprimais), le probléme reste que, la liberté politique (mandatement impératif) que défendent les anarchistes n'est pas inscrit dans ces référendums ou autres éléctions représentatives. Les résultats appartiendront évidemment à d'autres... et 0 comme résultat pour les anars, si ce n'est des arguments supplémentaires pour faire de la contre propagande sur le systéme (actuellement) capitaliste . Tiré d'ici : http://endehors.org/news/7476.shtml#4 ; je modifie un peu : La question référendaire est simple, c'est oui ceci ou non cela.
mais ceux qui définissent "la question référendaire" sont les politicards non choisis (par vous ; à moins que...) aux éléction
précédentes ; pour avoir une certaine cohérence à ceux qui votent ici (referendum représentatif), mais pas là (éléctions représentatives), alors peut-être faudra-t-il à la prochaine éléction choisir les meilleurs
candidats/partis (selon la méthode enoncé en dessous), afin que le prochain
référendaire puisse être formulé de maniére plus anarchiste ?! > Critéres : Pour les éléctions de partis/candidats, c'est un peu plus complexe qu'un référendum, c'est du oui ou non pour chaque candidat présenté, il faut donc réfléchir un peu plus et faire un comparatif entre tous les oui et non de chaque candidat et choisir celui qu'on considére être le plus oui et le moins non (C'est de bons arguments pour les anaréléctionnistes pour recruter et bientôt proposer un parti anar, non ? Provoc: puisque vous avez voté au référendum, maintenant vous pouvez voter aux autres, soyez pas bétes !). Voter pour un candidat ne légitime pas plus les institutions, qu'un référendum...
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johan
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c'était juste pour donner l'article demandé par toi que j'avais sous le coude et il me semble qu'il s'agisse de celui-là. Il est juste en dessous de son numéro, le reste (avant), c'était juste mon avis sur le truc que je donnais en passant, ou je ne pense pas, que de toutes façons, ils s'emmerdent avec une constitution pour assassiner des gens (Gênes, Göteborg, les sans-papiers...), qu'il existe un parlement européen et autres commissions qui régentent déjà notre existence, et où la plupart des points sur lesquels s'indignent les nonistes sont déjà entérinnés d'une manière ou d'une autre. Globalement, pour tout le monde sur cette planète, le problème ça reste ce système, d'exploitation, de capitalisme, de destruction de nos vies et de dégradation de l'environnement. Après on est parlementariste ou pas, et on croit en la délégation de pouvoir à une élite qui constitue une oligarchie (parlement, bureaucratie, magistrature...) dans un système ploutocratique (les riches font des lois pour les riches). Rien de nouveau, sauf que l'enjeu serait la confrontation de gros blocs économiques. Mais globalement c'est toujours les mêmes qui trinqueront. Et c'était juste pour souligner le fait que les luttes risquent d'avoir un peu trop tendance à se passer dans des tribunaux ou pire encore dans les urnes, au détriment de la possibilité de trouver une voie d'émancipation sérieuse et viable. Mais bon c'esy peut-être là que le bas blesse actuellement, c'est pas pour autant qu'il faut se laisser aller.
Je sais pas si c'est relevé plus bas mais notre chef a pété les plombs, ça y est, la révision de la constitution ne se fera pas !
Bon ben comme ça c'est clair, fini la mascarade.
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Anonyme
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Il y a de la propagande et des mensonges dans les deux camps. Mais j'ai tendance a être d'avantage agacé par la propagande des partisans du non. Les attaques patronales sont anciennes. On en subit les conséquences indépendamment de tout référendum. Et que le résultat soit oui ou non n'y changera rien du tout. Ce qui compte, c'est la lutte de classe, c'est notre capacité a nous opposé directement aux pouvoirs. Les membres de la classe dirigeante qui prétendent le contraire sont des manipulateurs. Certains sont animés par de petits calculs de "stratégie" politicienne(Fabius, Mélenchon, Besancenot...), d'autres y ajoutent une idéologie et des objectifs souverainistes (Pasqua, De Villiers, Cassen, Chevènement etc.) visant à freiner la marche vers le fédéralisme (renforcement du pouvoir du parlement européen, passage à la majorité qualifiée etc.).
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Anonyme
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Alternative Libertaire vote, et vote NON !
CAMPAGNE OFFICIELLE
" L'ignorance, c'est la force ! "
C'est à contrecoeur et sous la pression politique que
Chirac a dû concéder l'organisation d'un référendum sur la Constitution
européenne. Il reste maintenant à la droite et à ses alliés du PS, des
Verts et de la CFDT à remporter leur pari, celui d'une victoire du oui.
Et cela, c'est une autre affaire. En annonçant la date du 29 mai le
gouvernement a opté pour une campagne courte, de peur que le temps ne
joue en faveur du non.
Actuellement, un des principaux casse-tête du pouvoir
reste l'acheminement du matériel électoral officiel, soucieux de faire
des économies et peu désireux de communiquer aux électrices et
électeurs le contenu d'un traité constitutionnel inavouable, le
gouvernement étudie la possibilité d'envoyer un document abrégé dudit
traité. Seul à ce jour le quotidien Le Monde a fait état d'un projet
allant dans ce sens.
On peut penser que de toute façon, même envoyé dans sa
version intégrale ce traité ne sera pas lu par la plupart des
électrices et électeurs. Certes ce texte a été rédigé dans une langue
administrative et technocratique afin de n'être accessible qu'aux "
élites ". Pour autant, une édition expurgée n'est pas acceptable. Car
ce travail de découpage permettra toutes les manipulations, notamment
celle qui consisterait à réduire à quelques occurrences le terme "
marché " cité près de 100 fois dans le texte officiel, ou occulter le
fait que les services publics sont condamnés par le traité dans la
mesure où il n'est plus question que de services d'intérêt général...
C'est dire à quel point le gouvernement nous prend pour
des abruti(e)s. C'est du reste si vrai que la question telle que
formulée par Chirac ne portera pas sur la constitution elle-même mais
sur la procédure de ratification par la France.
Quelles que soient les manoeuvres de ce pouvoir au
service du capital il est clair pour le plus grand nombre que le vote
du 29 mai aura bien pour objet la constitution, et à travers elle un
projet de société.
Pour nous, il s'agit bien en votant non
de rejeter un système politique, économique et social : le capitalisme,
et d'affirmer avec force une alternative autogestionnaire.
Voir s'exprimer un vote de défiance nettement
anticapitaliste sur fond de luttes sociales, c'est bien ce que
redoutent les Chirac, Hollande, Seillière et Chérèque. Aussi la force
des grèves du 10 mars ne doit pas se prolonger seulement dans les urnes
mais dans la rue, dans les entreprises, et dans la jeunesse à travers
une grève générale qui donne à la rue le pouvoir de s'autogouverner et
d'imposer une redistribution des richesses actuellement accaparée par
le capital.
L.E.
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simon
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je sais que ça peut s'apparenter à de l'electoralisme de dire "votez non". et je veux pas faire de catastrophisme, mais déja qu'on est sacrément dans la merde, oui cette constitution va sacrément empirer les choses, Y COMPRIS POUR LES ANARCHISTES QUI DISENT N'EN AVOIR RIEN A FOUTRE. j'ai peut être exagéré avec le cargo des eaux internationnales, mais je suis même pas sur. si on fait rien le carcan national se transformera en carcan européen. franchement ça me foutrait trop honte de ne pas au moins utiliser le ptit levier qu'il me reste pour empecher ça.
dire non à cette constitution, même si c'est des connards qui la posent, c'est délégitimer leur pouvoir. en effet, ils se sont tous autocongratulés pour nous pondre ce texte "concensus", et ils étaient tellement persuadés que ça passerait comme avec de la vaseline que si on refuse, ça fait deja tous les ouistes qu'on délégitimise. apres, oui, il y a quelques connards dans le non qui veulent l'instrumentaliser pour leur propre pouvoir electoraliste. apres c'est a nous de ne pas baisser les bras et de faire la nique à devilliers comme à fabius.
je ne donne aucune légitimité à chirac en votant non. ignorer son adversaire n'est pas vraimment la bonne tactique quand il n'arrete pas de vous taper sur la gueule. comme la revolution n'est pas pour demain, et ça c'est ni de ma faute ni de la votre mais c'est pas le débat; alors je fais tout pour que ce foutu machin ne passe pas. et si il passe, "légitimé" par les votes du non (vous connaissiez les regles, vous avez perdu, maintenant baissez votre froc) alors ptete que cette fois les nonstes en auront leur claque et décapiteront le roi?
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Anonyme
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Où sont les arguments? Je pense pouvoir me laisser convaincre, à condition qu'on me donne des arguments. En quoi cette constitution est-elle si dangereuse?
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Anonyme
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L'esprit de la pissotière
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Voter, c'est cautionner un système pour les ''jobards''. Le fameux droit de vote a été acquis dans le sang, et le revendiquer c'est adhérer à l'''appareil'' qui nous veut ''participatifs''. L'abstention, dans l'esprit de ces ''jobards'' (politiciens, flics, magistrats, …) est même prit en compte dans la référence ''Etat démocratique''. Oui ou non, ça les fais se trémousser rien qu'à savoir que l'avenir est décidé par la toujours identique engeance, la leur.
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Anonyme
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Mon cher Guy, ca va faire onze ans que tu nous a quitté et pourtant tu aurais encore tant de chose à dire. Si tu ne t'étais pas suicidé, tu serais peut-être mort du sida ou bien alors mort de rire. En effet, il nous aurait plu à quelques uns d'ici bas de lire ta plume balayer d'un trait ces prétendus révolutionnaires et prétendus anarchistes. Quand j'ai lu ton bouquin "commentaires sur la société du spectacle", je ne faisais jusqu'alors le rapprochement qu'avec des organisations telle que la LCR. Puis vinrent les élections de 2002, et là patatra... c'est le drame. Des pans entiers du mouvement libertaire furent tentés par le côté obscure (histoire de faire correspondre le terme "spectacle" à l'actualité cinématographique). Les quelques fanatiques de la cohérence qui ont voulu dénoncer l'opportunisme, le spectacle de la révolution ont été rapidement catalogué de sectaires, psycho-rigide, déconnectés de la réalité...etc. Enfin bref, tout le monde aurait préféré qu'ils ferment leurs gueules plutôt que de briser "l'unité du mouvement libertaire" (ca aussi c'était une trouvaille qui t'aurait fait rire). Aujourd'hui qu'en-est-il? Ceux qui appelèrent jadis à voter pour Chirac (si si je te jure) appellent de nouveau à voter contre un référendum qui flaire le bon spectacle offert par nos chers gouvernants au bon peuple. Ces anars croient voir dans ce vote pour le non, une forme de résistance au capitalisme, espèrent dans la victoire de ce non des lendemains qui chantent, une levée des masses dans la rue qui après avoir pris conscience de leur force politique en ayant fait gagné le non, déplaceraient cette force dont l'arme fut le temps de 5 min un bout de papier sur lequel le pouvoir démocratique nous donnait la possibilité de dire non. Malheureusement, toi come moi, savons bien qu'il n'en sera rien. Si ce TCE sera rejeté, et bien c'est pas grave, ca changera rien, les réformes engagées continueront, les conditions de vie se détérioront comme si le TCE était passé. Le seul truc qui aura changé, c'est que ceux qui ont cru en des lendemains qui chantent, se réveilleront non pas avec le pavé dans la main, mais avec une bonne geule de bois, en se disant: eh,merde! moi qui croyait que! Le problème de ce vote en faveur du non, c'est qu'il ne fera pas prendre conscience aux gens de leur force collective, dans la mesure où le vote est un geste qui individualise. Appeler à voter non, c'est appeler à manifester son mécontentement, sa résistance aux politiques actuelles et à venir par un geste individuel, qui par cette individualité ne peut pas déboucher sur un mouvement collectif qui se voudrait social. Enfin bref, mon cher Guy, tout ça pour te dire qu'au refus du spectacle certains ont préféré une nouvelle fois le spectacle du refus. Boudu
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johan
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Le seul truc qui aura changé, c'est que ceux qui ont cru en des
lendemains qui chantent, se réveilleront non pas avec le pavé dans la
main, mais avec une bonne geule de bois, en se disant: eh,merde! moi
qui croyait que!
Je pense même que pire, il y en aura pour penser que ça va mieux, qu'on a échappé au pire... snif
La méthode coué ça a du bon, un mensonge répété en permanence fait figure de vérité.
Allez ! tous ensemble :
"nous sommes un peuple libre, fier d'avoir proclamé les droits de l'homme ; liberté égalité et fraternité est notre devise que nous appliquons tous les jours ; la télévision exerce notre réflexion critique et nous apporte un point de vue objectif sur le monde ; nos hommes politiques sont de joyeux querelleurs qui sont là pour assurer notre liberté qu'on leur confie régulièrement, le trésor sacré de la république que nous glissons délicatement dans l'urne pour désigner l'élu de notre coeur"
beurk, beurk, beurk
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Anonyme
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Ah!!! Que c'est bon de lire pour notre enrichissement personnel des posts d'anarchistes de droite, d'anarchistes de gauche, d'anarchistes du centre-droit, d'anarchistes du centre-gauche, de capitalistes libertaires. Ah!!! la bonne blague du oui-oui, du non-non de nos dirigeants-gouvernants-maîtres, vous êtes vraiment trop forts pour les véritables libertaires.
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sebiseb
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Anonyme qui ne dit rien..
Pour ma part je n'irais pas voter. D'une part parce que je considère que cette consultation référendaire, comme toute les autres fait croire au petit peuple qu'ils ont un pouvoir de décisions, d'autre part, je n'apporterait pas l'occasion aux uns ou aux autres politiciens de récupérer ma voie pour dire qu'ils ont gagné ces élections !
Quand aux arguments ; D'un côté les tenants du NON se replient vers une vision très étatico-patriotique de la gouvernance (extrême gauche et droite), ou LA MAGNIFIQUE FRANCE va perdre son pantalon. Bref que la ratification de la constitution, va leur faire perdre leurs pouvoirs.. D'un autre côté, dire OUI signifie accepté un gouvernement encore plus éloigné de ses sujets qui n'auront même pas le privilège de l'élire de façon direct. Quand aux aspects sociaux de l'Europe d'hier, d'aujourd'hui et de demain, il ne seront ni préservés, ni améliorés par l'Europe car ils ne sont plus depuis longtemps dans les mains des gouvernants politiques, mais dans celles des gouvernants économiques qui font le marché déjà mondialisé.. pour eux les frontières de l'Europe n'existent plus depuis bien longtemps. Leur seul restriction, sont les quotas imposés par les états, les taxes douanières, et autres restrictions qui ne sont ne sont de toutes façons pas décidé par le petit peuple !
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simon
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"D'un côté les tenants du NON se replient vers une vision très étatico-patriotique de la gouvernance (extrême gauche et droite), ou LA MAGNIFIQUE FRANCE va perdre son pantalon. Bref que la ratification de la constitution, va leur faire perdre leurs pouvoirs.. ' ba apparemment justement ya des libertaires qui vont voter non, et tu te doutes bien qu'ils ont pas adopte ce genre de raisonnement. moi non plus je n'ai pas envie que les nonstes se pavanent de ma voix, mais c'est a moi de ne pas la fermer a ce moment la. quand a ceux qui se proclament libertaires purs compare a ces affreux qui pour une fois vont voter (ou t'a vu que c'est les memes qui ont vote chirac?), je les emmerde. continuez a rire entre purs dans vos ptits locaux autogeres, pendant ce temps c'est nous qu'on se prend les coups dans la gueule et qui risquons de l'avoir constitutionnellement dans la gueule a chaque fois qu'on fait tache dans la croissance.
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Anonyme
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A quand la création d'un grand parti nationaliste de gauche? Certains en ont le projet. A nous de ne pas nous laisser entrainer sur ce terrain.
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sebiseb
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A quand la création d'un grand parti nationaliste de gauche? Certains en ont le projet. A nous de ne pas nous laisser entrainer sur ce terrain.
Ouvres les yeux, et regardes bien.. Ils sont déjà là ! Et depuis longtemps ; le parti coco, la LCR, et tout les foutus rigolos qui militent pour le NON de Gauche (je n'inclue pas les libertaires qui iront voter :)
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Anonyme
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Tout ce qui pourrait te faire voter contre cette Constitution est contenu dans l’AGCS. Tu penses être citoyen-NE en allant voter contre cette Constitution, tu redeviendras sujet de l’AGCS, au sujet duquel personne ne votera. Un jour tu votes, l’autre, tu te tais. Ici tu votes, pas la-bas. Ca te va toi, la Démocratie? Les anarchistes ne sont pas démocrates, et se foutent bien de l’électoralisme démagogique par essence. Le pouvoir, ce même qui organise la misère, organise aujourd’hui un référendum. Le pouvoir tend la main, crache dedans. NI EUROPE(S), NI FRONTIERES !!! ABSTENTION LIBERTAIRE !!! Votons utiles, votons la grève... DAVOU Le Parisien Libertaire sur Radio Libertair
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NOUIN
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Voter ou s'abstenir ... on s'en fout ! l'important c'est d'arreter notre manie dans le mouvement libertaire de s'embrouiller entre nous pour des conneries comme celle -ci. Voter ou s'abstenir ? il n'y a pas de positionnement satisfaiasant : s'abstenir de voter et appeler dans un voeu pieux à la greve générale c'est aussi stupide que de prétendre qu'aller voter non c'est mettre un baton dans la roue du capitalisme... Merde vivement que le 30 arrive on n'en parlera plus de ce referendum.... Arretons de nous excommunier par ce celui qui va s'abstenir serait un nanar dogmatique planqué chez lui et l'anar votant non un renegat à la cause révolutionnaire.... On est tous anarchiste qu'on y aille voter ou non... merde ! Quand le pouvoir t'offre un quignon de pain, mord la main !
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Anonyme
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Oui, je suis assez d'accord avec Nouin sur le ton général de son intervention, même si je ne suis pas du tout d'accord avec une de ses affirmations, mais comme je pense qu'un des pièges dans lequel nous tombons facilement est de nous embrouiller sur des choses qui n'en valent pas la peine, et par là même d'oublier de nous accorder sur ce qui nous unit et sur comment développer cette unité, je ne dirai pas ce que je désapprouve dans ce commentaire et me contenterai de crier avec Nouin : Vivement le 30 mai ! L'Unique, qui commence à saturer.
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libertad
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Oh oui vivement le 30 mai qu'on en parle plus !
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Anonym3
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->qu'on en parle plus !
plus comme + ou comme - ?
il ne reste que 6 jours...
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BIB
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je crois que je suis né anar. bien sur, ce n'est pas possible. mais toute ma construction personnelle qui a formée ma pensée anarchiste est avant tout le rejet du pouvoir. le pouvoir le plus puissant de nos jours est le pouvoir économique. le deuxiéme chemin qui a formé ma pensée anarchiste est la solidarité avec les exploités, dont je fais partie. cette solidarité m'a toujours obligé à voter. ce référendum m'oblige à voter NON.
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Anonyme
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"toute ma construction personnelle qui a formée ma pensée anarchiste est avant tout le rejet du pouvoir" ... "ce référendum m'oblige à voter NON." En quoi voter peut-il être prôné comme un rejet du pouvoir ? Mon intention était de tenir jusqu'au 30 mai en restant zen, mais là je craque, VOUS M'EMMERDEZ, les partisans du NON. Ouf, ça y est je l'ai dit, ça sert à rien, mais ça vide. Et puis encore 6 jours, et on regardera le désert ensemble : pas un souffle de vent, pas de vagues, Fabius à la télé, mais sans le son, peut-être un vague sifflement dans le fond, à moins que ça ne soit à l'intérieur de nos têtes, tout est calme, continuez à dormir, Dieu est mort, et la Révolution aussi, je prendrai la route, je vais peut-être rencontrer quelqu'un... L'Unique, de plus en plus désespéré de Billancourt.
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Anonyme
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->on regardera le désert ensemble
le vent souffle, tout a dû être déjà dit... et maintenant ? attendre ? faire comme les compagnons italiens sur les lieux d'éléctions ?
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simon
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"En quoi voter peut-il être prôné comme un rejet du pouvoir ?" moi ça me parait clair que CETTE FOIS, le non peut être vu comme un rejet du pouvoir. le nombre de déclarations de nos politiciens comme quoi en fait ils n'auraient pas du demander l'avis du peuple parcequ'il a l'intention de casser leur jouet le montre bien.
apres, il y aura toujours des politiques pour gesticuler à la télé. mais au moins, il y en aura une paire de délégitimés. et justement tous ceux qui sont au pouvoir maintenant. donc tu délégitime le pouvoir.
"Dieu est mort, et la Révolution aussi" la révolution commence la dans ton coin, c'est déja pas mal. et si tu veux voir d'autres revolutionnaires européens, ya justement un contre sommet européen au luxembourg du 16 au 18, viens zy. ça va être du concrêt, et ça va exploser pas mal de certitudes.
"L'Unique, de plus en plus désespéré de Billancourt." si tu sortais de ta bulle de revolutionnaire romantique et que tu saisissais les armes à ta disposition (je ne parle pas que du vote, mais entre autres) tu serais moins désespéré. moi, tous les jours j'ai plus (+) d'espoir.
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Anonyme
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Le non, un rejet du pouvoir?
Parce que Pasqua, de Villiers, Fabius, Mélenchon, Emmanuelli, Buffet et compagnie, ce n'est pas le pouvoir peut-être?
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simon
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"
Parce que Pasqua, de Villiers, Fabius, Mélenchon, Emmanuelli, Buffet et compagnie, ce n'est pas le pouvoir peut-être?" d'une ils sont pas vraimment au pouvoir, et de deux je les emmerdais déja le reste de l'année. Voter non n'est pas leur donner légitimité. je leur dirai aussi non le jour ou ils présenteront leur petite corrections de la constitution pour que ça passe. je vote non et j'agis. RDV EUROPEEN AU LUXEMBOURG DU 16 AU 18 JUIN: CONTREE SOMMET AUTOGERE
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Olivier
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J'ai 41 ans et ai passé une grande partie de mon enfance avec ma grand mère veuve de guerre. Et je sais que cela peu paraître futile aux grands agitateurs de concepts mais pour un enfant comme je l’étais connaissant le boches avant l’Allemand toutes forme d’initiatives visant à faire disparaître les frontières nationalistes existant entre les peuples me parait plus que souhaitable. Quelle que soit la forme, regardez le chemin parcouru par la vielle Europe pour en rapprocher les peuples. Je sais c’est con mais mon monde idéal me porte plus à soutenir toutes initiatives supranationales même si elles sont à l’opposé de mes opinions. C’est con mais je ne crois pas que nous puissions entrer en guerre avec nos voisins Anglais ou Allemands et bêtement je crois que nous le devons à l’Europe.
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Anonyme
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Olivier, moi aussi j'ai été élevé par mes grands-parents qui avaient traversé les 2 guerres, j'ai donc bien connu l'ambiance "boches". Je ne vais pas voter oui - je préfère être clair d'emblée - mais je dois dire que ton argument est le seul qui ne me laisse pas insensible du coté des oui. On comprend pourquoi les baratineurs de métier sont discrets sur ce point, il suffit d'entendre comme ça dérape vite sur la Turquie, mais c'est un fait que tout le monde semble raisonner, et ça ne date pas de l'affaire du referendum, comme si une page d'histoire
qui a duré deux ou trois millénaires était définitivement tournée.Et quand le mouton devient mouton amnésique apeuré, ça donne les USA. Je ne suis pas confiant à 100% et je crois effectivement que le non augmente très légèrement certains risques, mais qui sont quand même au départ minimes. La Turquie est un hors-d'oeuvre, et j'attend le jour (20 ans 30 ans ?) ou la Russie va venir sur le tapis, Europe militaire plus nouvelles frontières aidant : les débats vont être moins poètiques. Ceci dit faut pas se leurrer, la connerie on la fait pas disparaître à coups de traités ou de constitutions - regarde comme ça tangue en Hollande - et on peut aussi dire que l'accélération à marche forcée comporte des risques du même ordre, un peu plus faibles peut-être.
A propos de constitution, est-ce que quelqu'un sait ce qui est prévu si une zone entre en sécession ? Exemple : si l'Ecosse ou la Bavière se déclarent zones autonomes libertaires, est-ce que ce sont encore les armées nationales (GB et ALL ici) qui seront chargées de massacrer les libertaires ou est-ce que ce seront des troupes européennes ? Avec la libre circulation on peut concevoir, avec un peu d'imagination, qu'un jour il y ait des concentrations localisées de libertaires, et la logique voudrait que ce soit l'Europe qui écrase les rébellions , mais le texte n'est pas clair sur ce point.
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lagrimilla
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Sommes-nous en train de traverser une crise anarchiste? Je rigole, je rigole... tout ça me fait rire jaune! Premièrement de nous voir ainsi s'agiter comme si on nous mettait devant un tournant décisif pour l'avenir. AH AH AH! Dans ce cas, putain, qu'est-ce qu'il est long le tournant, une cinquantaine d'années qu'il se met lentement et sûrement en place.. et, en regardant les choses de manière encore plus retrospective, pourquoi,pas depuis des siècles!!! J'ai l'impression que la même histoire se répète, en boucle, avec des facettes différentes à chaque fois.. Quoiqu'il se passe dans la légalité, dans l'officialité, il se trouve qu'il n'y ait aucune issue face à ce vers quoi on va, inutile de vous faire un dessin, et il est plus que clair que là haut, sur leurs trônes économiques tout chauds, ils se piffrent et se torchent mais même pas de rire, d'indifférence totale face à nos mitiges constitutionnels! Si ça s'trouve eux n'iront même pas voter! Tant mieux si on peut s'occuper l'esprit vec de telles sornettes, tant mieux si on frémit pour nos convictions socialo-politiques d'intérêt individualistes! Que nous plaisent de tels contentements ou mécontentements, qu'on en reste à promouvoir notre vision personnelle des choses, mais oui, qu'on en reste là, essayons de convaincre, essayons d'empêcher le cataclisme! Pfff! Le discours se perd dans un plaidoyer franchement pitoyable. Comme si tt se jouait ici, comme si la machinerie n'était déjà pas mise en place depuis trop longtemps, et comme si on allait un temps soit peu la retarder.. C'est si bas. Notre combat n'a jamais été si peu revendicatif, si focalisé sur un même point, si paralisé! "les anarchistes ne votent pas, un vrai anar fait ceci plutôt que cela, les anarchistes voteront non pour déclamer au grand jour du côté des opposants au oui leur révolte..." Qui et depuis quand nous as-t-on dicter quelque conduite anarchiste qu'elle soit? Qu'un tel vote non, qu'il écrive sur son bulletin "pas de flics, pas d'amée, pas de curé" ou qu'il s'abstienne, qu'est-ce que ça peut me foutre à moi, le plus important c'est qu'il l'ai fait par conviction personnelle et non par suggestion.; notre combat est ailleurs, je le répète, et vous tous le savez peut-être mieux que moi. Peut-être qu'on va me répliquer qu'à ce point là autant cracher sur un possible espoir d'unification du mouvement et de nos revendications.. Mais seront-nous plus unis pour avoir voté pareil????? A mon sens, le principe d'unification (authentique) s'établi sur une base première de respet des convictions de chacun, ce que le mouvement libertaire tente de mettre en place le mieux que possible. Et oui: chacun s'autogère, chacun est responsable de ses choix.. on ne va tt de même pas appliquer à ce mouvement la pensée fasciste d'unification: " pour unir les masses trouvez leurs un ennemi commun"!! quand est-ce qu'on va se décider à ne plus réagir mais à agir selon une conscience réelle, à oeuvrer selon une même volonté: que le monde soit libre, càd libéré de tte volonté de propagation moraliste, et cela commence par et en nous même. Que la révolution s'opère selon le le combat intime et raisonné de chacun, qu'elle ne soit plus tirée par les ficelles de l'angoisse et de la révolte, que chacun l'ai longuement mûrie et réfléchie, qu'elle existe au delà d'une manisfestation de masse, qu'elle existe à l'intérieure de nous, dans notre quotidien individuel, dans une nouvelle forme d'éducation de nos enfants, dans une rééducation de nous-même par nous-même. La constitution Européenne ne changera rien à l'état des choses, à notre situation à tous, il appartient à chacun de nous de dénouer le capitalisme en marche. Celui-ci nous a envahie jusqu'à l'intérieur de nous-même, jusqu'à notre façon de nous conduire, nos attitudes face aux illusions, à la manipulation, face aux mensonges, face au danger.. Regardez-vous! tant que nous rechercheront le rassurement de la masse nous iront dans leur sens à eux, quel que sois notre bord! Alors que, paradoxalement, je suis persuadée qu'en prenant les décisions de sois-même, et surtout en respectant celles des autres sans chercher à y intervenir, par le respet de la liberté de penser que l'on déclame partt chez nous, de là naît la cohalition, la solidarité vraie. Tout commence par la compréhension, la tolérance, l'entendement, non? Pourquoi cinder l'anarchie ainsi, dans un tel moment critique (nan mais je ris, je ris!). Je lis depuis tt à l'heure: les anarchistes qui votent non, ceux qui votent pas, on va même jusqu'à parler d'anarchistes oui-ouistes... Fichtre! Si le pouvoir n'a qu'à nous coller un beau texte de lois pour nous faire prendre parti et nous séparer sur le plan idéologique, c'est trop facil!! On se jette nous-même dans la gueule du loup! Au diable toutes les conventions! N'imitons pas, inovons, n'est-ce pas! C'est ça, recyclons, au lieu de se pavaner et de reproduire les shemas, au lieu de se mettre à l'échelon d'un démagogue.. Dites-donc, ça rame.. Faites moi pouffer avec votre prétendu enjeux politique, l'enjeux c'est de faire exactement pareil que les politichiens: de la propagande! Tu vote ce que tu veux, bordel. Tu vas pas me dire ce kil est préférable de voter, non plus! De tte façon tu vas rien changer, et moi non plus.. Et "nous" c'est pareil! Alors de la communication, oui, de l'induction, NON!! c'est tout.
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simon
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moi je suis d'accord avec lagrimilla, qu'on vote ou pas c'est pas si important, pas de quoi 'excommunier' quelqu'un. par contre je suis pas sur sur l'inutilité que tu pretes à ce vote. si même les dirigeants n'n ont en fait rien a foutre, alors c'est des sacré bons acteurs. même sarko en a perdu son sourire de winner. les anars, à la base, c'est fait pour faire la révolution! il y a celle qu'on peut commencer chez soi (en arretant de financer les divers rapiats au pouvoir), et ya celle qui est collective. on peut créer cette europe anarchiste nous même, il suffit de s'y mettre. alors se rassembler le 29 au soir pour faire déguerpir les ouistes, pourquoi pas, mais pour du sérieux, viendez au luxembourg du 16 au 18 juin! c'est la bas qu'on va continuer la construction d'une Europe un peu sérieuse (celle ou on ne file pas la présidence à giscard - non mais quelle blague quand même)
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lagrimilla
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biensûr, c'est clair que tout se veut fait pour que le oui passe, ça arrange bien tout ces connards économistes de droite, mais j'ai quand même vachement l'impression que là où ça leur fait mal c'est surtt pour leur côte de popularité.. ché pas si t'as remarqué ce qui se passe dans les médias (qui est effrayant mm!), l'information n'a jamais été si subjectivée, on se croirait au commencement d'une propagande politique sur le model états-uniens (ce qui est certainement le cas...).. D'une part tout les médias, du moins les médias conventionnels càd la majorité, induisent plutôt le oui que le non (il n'y a qu'à regarder la pauvreté idéologique récurente du camps du non lors de débats télévisés..) mais en plus as-tu remarqué que tout se passe également comme une gigantesque promotion du parti UMP?? Quand jallume mon poste de télévision j'ai la très nette impression que c'est comme s'ils avaient déjà prévu avant nous qu'après que le oui soit passé pour la constitution, le parti sarkosiste sera aux premières loges des prochaines élections..(qui a vu les publicités plus que propagandaires pour l'UMP?). Et puis rien que le fait qu'on va nous la reproposer cette constitution, nan mais c'est hallucinant! En gros on nous propose un référendum mais bon quand même, faudra bien qu'on finisse par voter oui.. ce matin j'ai même entendu sur France Inter une phrase ahurissante: "les français finiront par regarder leur intérêt dans leur marche vers le oui..." un truk du genre qui affirmait clairement que voter non est un manque évident de réflection, comme si on travarsait une petite crise passagère de rébellion.. C'est fou! Rien que la campagne officielle qui passe entre les pubs : "une constition pour l'Europe", là encore c'est super subjectif! Dans le métro, il y a environ un mois, qu'est ce que je vois en levant le regard?? Pendue et se ballotant une petite pancarte "une constitution pour l'europe" avec une série de photos affichant la gueule de gens heureux... C'est abérant!! Ce que je disais en fait c'est que, à mon avis, ce vote ne changera pas grand chose même si une perspective du non paraît en sois plus encourageante ne serait-ce que pour donner une mini claque à tt ceux qui sont à fond dans le nouveau chauvisme européen (états-unis d'Europe j'ai envie de dire..) mais au fond, concrètement ça ne fera pas bouger plus que ça la situation libérale dans laquelle on se trouve puisque tt simplement ce que proposent les textes de laconstitution est déjà en marche! Ils le feront quoiqu'il advienne, ils continueront ce pour quoi ils ont construit l'europe, ils sont DEJA plus puissants que l'état!! Je parle des entreprise biensûr, et quand je disais que là haut sur leurs sièges économiques bien chaud ils se foutent de notre vote, je parlais avant tout des dirigeants des entreprises.. Après que Sarko en prenne un coup parcequ'il se rend compte qu'il n'a peut-être pas autant le soutient des français qu'il le pensait et que ce sera peut-être plus difficile qu'il ne l'imagine de sefaufiler gracieusement jusqu'au premier rang des prochaines présidentielles, je crois ke c'est autre chose...Enfin, dites-moi si je fais fausse route, mais c'est ainsi que je les ressens les choses, et c'est pour ça que j'appuyais sur le fait que ce vote, à mon sens, ne changera rien.. En tout cas les initiatives libertaires tels que le rassemblement dont tu parle au Luxembourg, ou encore la création de villages autogérés, les rassemblements pour le contre-sommet du G8, les forum sociaux... tout ça est pour moi une remarquable preuve que tout ceux qui rêvent d'un autre monde sont en mesure d'en assumer l'utopie, et donc de changer, petits pas par petits pas, réellement les structures de ce système.. J'en suis super enthousiaste!! Continuons!!
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Anonyme
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Lagrimilla, d'accord avec toi sur ta vision des médias et sur l'importance
que tu y attaches, mais on est pas encore tout à fait au point des USA, c'est-à-dire
qu'il y a quand meme une quantité non négligeable de gens qui se sont appercus qu'il
y a dérive vers des médias de type état totalitaire. Et c'est déjà ça de pris, parce qu'il y
a aussi des endroits ou peu de gens s'en rendent compte. Encore qu'aux USA la téloche est devenue si hallucinante qu'une petite perplexité commence à poindre.
Moi je m'inquiète surtout de la résignation face aux médias. En gros l'ambiance c'est : les médias sont pourris, donc ignorons les ou consommons du bout des yeux et des
oreilles. On est un peu complices de la dérive totalitaire. Et il me semble aussi que, dans le camp de la resiqtance , il y a encore souvent l'idée qu'on peut changer les médias existants. La lutte pour une vraie libération des médias me semble encore très embyonnaire
L'autre jour je lisais un message très drole écrit par un américain presque au bord du suicide qui
se demandait si finalement il ne valait pas mieux se détendre et se laisser bercer par le fascisme qui vient (quoique pour lui il était pratiquement déjà arrivé). Le fascisme comme prozac permanent. Tout le monde s'est virtuellement occuppé de lui et il a fini en bas de fil par sembler retrouver un peu d'espoir et s'est dit pret à continuer le combat. Il raccontait qu'il vivait dans un petit bled ou ils n'étaient qu'une poignée entourés d'une marée montante fascisto-religieuse, et l'ensemble du petit groupe (je sais plus combien mais moins de dix)
avait sombré dans la depression au meme moment par un effet de contagion hélas si fréquent et si comprehensible. Il décrivait leur sentiment en comparant avec le fiklm la nuit des morts-vivants (je sais pas si tu vois) ou les morts-vivants en question s'approchent lentement mais surement de la maison ou se sont barricadés ceux qui sont encvore vivants.
A+
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l'empreur tomato-ketchup
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moi jvai aller chier dans les urnes demain... qu'ils ailent tous se faire mettre ces politikar de merdes, tous les memes. et ken plus avec leur constitution ils pouront nous buter lors des manifs, merci la liberté...libre dans le troupeau, egaux devant les boureaux (meme pas sur en plus) Ni dieu NI MaITRe!!!!! moi j'ai pas besoin d'eux pour vivre, leur papier bleu j'men serviré pour allumer mon barbekul!!!
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à 20:02