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Lu sur Wikipédia :
Origines de la permaculture Masanobu Fukuoka a expérimenté des techniques pendant près d'un demi-siècle. Au bout de plusieurs dizaines d'années, il cultivait une espèce de riz qui était devenue très robuste à force de sélections naturelles et il obtenait des rendements identiques à ceux de la riziculture classique au Japon. A la fin des années 80, alors qu'il envisageait d'envoyer des semences de ce riz très performant dans les pays en voie de développement, ses activités ont connu une fin très brutale lorsque l'armée japonaise a saisi et détruit l'intégralité de sa récolte et de ses semences. La pratique de la permaculture a été reprise à la fin des années 70 par Bill Mollison en Australie. Les 4 principes de la permacultureLe labourLe sol est travaillé à la fois par les racines des plantes, les micro organismes qui décomposent la matière organique, l'activité des vers de terre. La labour constitue une autre source de travail mécanique. Pour ces raisons, les tenants de la permaculture ne pratiquent pas le labour. L'absence de labour s'accompagne de deux mesures :
Les engraisLa terre n'est pas un support minéral, inerte, mais abrite des centaines de millions de microorganismes qui peuvent enrichir la terre. Les partisans de la permaculture estiment que l'usage d'engrais chimique a des conséquences néfastes, en ne respectant pas la physiologie et la vitesse de croissance des végétaux. Si on augmente leur vitesse de croissance, les végétaux se trouvent fragilisés et donc plus sensibles aux maladies et aux ravageurs, d'où la nécessité de recourir à une protection extérieure artificielle. Par ailleurs, les engrais ne se contentent souvent que d'apporter des composants majeurs (NPK) en négligeant les éléments secondaires (oligoéléments) qui sont pourtant nécessaires à la plante. Pour cultiver sans engrais, il faut toutefois pratiquer le retour à la terre des parties de la plante inutilisées après la récolte. En effet la plante s'insère dans un cycle et si celui ci est rompu par une exportation intégrale de la plante, le terre finira par se fatiguer et des carences apparaîtront. Les pesticidesLes pesticides chimiques posent de nombreux problèmes, mis en lumière depuis de nombreuses années : bioaccumulation et concentration des résidus le long de la chaine alimentaire, induction d'une sélection d'insectes résistants aux traitements nécessitant des épandages toujours plus fréquents, pollution de l'eau et de l'air... En réalité les déséquilibres induits par les grandes monocultures intensives sont une aubaine pour les ravageurs qui trouvent là les conditions optimales pour leur reproduction et leur alimentation. Dans les systèmes agricoles moins intensifs de polyculture, respecteux des écosystèmes, un certain équilibre s'établit, et la population de ravageurs est auto régulée car ces ravageurs ne sont que le maillon de la chaine alimentaire, qui est respectée dans ce type de système. Les haies, mares et autres refuges permettent aux auxiliaires (les 'prédateurs' des ravageurs) de jouer leur rôle. Une rotation judicieuse des cultures et une association intelligente des cultures dans le temps permet bien souvent à la population de ravageurs de rester sous le seuil de nuisance réel tolérable (si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la lutte). Le sarclagePour les agriculteurs pratiquant la permaculture, une couverture du sol est toujours bénéfique. Les mauvaises herbes possèdent des racines qui pénètrent le sol, l'aèrent, l'ameublissent et l'enrichissent. L'observation est de mise : les mauvaises herbes peuvent être d'excellents indicateurs à différents titres (état du sol, type de culture favorable sur cette parcelle...). Lorsque les mauvaises herbes posent des problèmes réels, il convient de les éliminer grâce à d'autres herbes qui les concurrencent plutôt que de gaspiller de l'énergie à les arracher à la main. Comme pour les ravageurs, les équilibres entre les différentes espèces viennent réguler les débordements. Mis en ligne par libertad, le Lundi 21 Juin 2004, 16:54 dans la rubrique "Ecologie".
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