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L'En Dehors et vous
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Mais que font les organisations anarchistes et le mouvement libertaire ?
Si Sarkozy a bien compris le danger que représentent les anarchistes pour le pouvoir, il semble bien que les organisations qui relèvent de ce courant n'ont pas encore pris la mesure des enjeux de la situation actuelle. En effet que constate-t-on ? Ces organisations continuent a fonctionner comme si la situation sociale n'avait pas changée : elles font des communiqués, séparément, avec une petite phrase en plus, avec un petit truc qui va les distinguer des autres, elles sortent des tracts et c'est à peu près tout. Alors que les organisations réformistes du Parti radical de gauche à la LCR ont compris qu'il fallait s'unir pour tenter de donner une réponse politique à la crise sociale, les anars et libertaires continuent leur train-train habituel. Or le mouvement social a besoin de réponse politiques, d'une alternative : ce ne sont pas les réformistes qui peuvent leur donner car à part "voter pour nous, on rasera gratis" ils n'ont rien à dire. Mais les anarchistes et libertaires que disent-ils ? Rien qui corresponde à la situation réelle. Ils se contentent de ressortir la sempiternelle "grève générale" et c'est tout. En fait il n'y a pas besoin de se creuser beaucoup car le mot d'ordre de "la grève générale" sert à toutes les occasions à tel point qu'il n'est plus l'apanage des anarchistes mais également de FO qui en fait un mot d'ordre incantatoire. Or à quoi sert de crier "grève générale" quand l'écrasante majorité des salariés est encore incapable de faire une journée de grève? Car il ne faut pas se leurrer sur l'état de conscientisation de la masse, si elle ne suit pas massivment les mots d'ordre de grève interprofessionnelle ce n'est pas parce que les syndicats ne proposent pas le grève générale mais uniquement pour ne pas perdre une journée de salaire. Nous anarchistes ne nous faisons pas d'illusion sur l'état de conscience de la masse des salariés : leur cerveau est lobotmisé par la télé, ils vivent dans un état de passivité crasse qui fait qu'ils n'ont même pas idée qu'ils pourraient être les acteurs de leur vie. Au mieux la masse délègue la lutte à ceux qui font grève et manifestent et soutient le mouvement à travers les sondages : c'est la lutte par procuration mais concrêtement ils ne font rien. La grève générale est aujourd'hui inadaptée à la situation actuelle. Ce qui ne veut pas dire bien qu'elle le sera dans 8 jours ou dans un mois, nous n'en savons rien mais les anarchistes doivent être pragmatiques pour comprendre le monde réel et ne pas lancer des formules incantatoires ou magiques, comme si le fait de les dire allait modifier le réel. Le mouvement étudiant comprend bien d'ailleurs la situation du monde réel et ne se leurre pas sur les capacités des salariés à lancer une grève générale. La discussion chez les étudiants et lycéens est à l'heure actuelle : comment bloquer la machine économique en trouvant d'autres formes d'actions. Car compter sur un mouvement spontané de grève générale comme le font la plupart des anarchistes est un leurre qui risque de tuer le mouvement. Les réformistes s'organisent pour conduire le mouvement anti CPE dans une impasse, les anars et libertaires organisés ne proposent rien de concrêt, sinon les habituelles incantations. Alors que du mouvement étudiant commence à émerger une réponse et une direction politique ( voir les appels émanant de Rennes, l'appel de Raspail ) qui pourrait tout à fait constituer une amorce d'alternative anarchiste, les organsations anarchistes restent chacune dans leur coin et ressassent leur vielles idées sans prises sur le réel ( ce qui ne veut pas dire que les militants anarchistes ne s'investissent pas dans le mouvement qu'ils soient organisés ou non ). Plusieurs questions se posent donc avec urgence : - A quand des réunions unitaires des anarchistes et libertaires pour proposer des réponses politiques face aux réformistes ?
- Quand les médias dont diposent ces organisations vont-elles se mettre au service du mouvement social et donner des contre-informations aux médias dominants : Pourquoi Radio libertaire ne devient-elle pas une libre antenne et de débat du mouvement social, y consacrant l'essentiel de ces programmes ? Quand les sites internet régionaux des différentes organisations vont-ils donner des informations plus rapidement qu'une fois par mois ou par an ?
- Quand des rencontres vont-elles avoir lieu avec les étudiants les plus radicalisés pour définir des perspectives d'action ?
Une chose que les organisations n'ont pas encore compris, c'est que lorsque qu'une crise sociale se présente, le temps n'est plus le même et que si l'on est pas capable de réagir avec cette accélération du temps, on se condamne à l'impuissance. Bien sur on pourra toujours dire, c'est la faute des réformistes. C'est la solution de facilité que l'on emploit souvent. Espérons un réveil salutaire. Libertad Lire aussi : Le mythe de la grève générale et la réalité des opérations de blocage
Mis en ligne par libertad, le Samedi 1 Avril 2006, 13:06 dans la rubrique "Actualité".
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Commentaires :
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Kel
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Pourtant, la situation est limpide.. Vivement que les jonctions se fasent, en effet. Il est temps !
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kiffinkos
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"C'est reculer que d'être stationnaire"...
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Anonyme
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Libertad pose des bonnes questions... mais peut-être n'est-il pas en mesure d'apporter des
réponses, justement parce qu'il n'est pas organisé (pure supposition de ma part)...
S'il l'était il comprendrait mieux la
difficulté à être aussi "réactif" qu'il voudrait que nous soyons!
Passer sa vie dans des manifs (hier soir soir à Paris manif sauvage jusqu'à 5 heures du matin), animer des AG d'étudiants ou de salariés sous sa casquette syndicale, tout en produisant une
expression (tracts, affiches, autocs, journaux, web, communiqués, etc.) sans
relâche depuis deux mois... avec un nombre de militants limité...
Ce texte de Libertad est généreux et bien balancé, mais par certains côtés il est un peu à côté de la plaque.
Seul truc positif que je vois, c'est sont appel à l'unité libertaire. Il y
aurait peut-être des initiatives à prendre effectivement. Le mouvement libertaire est trop divisé en orgas différentes, entre lesquelles il n'y a pas vraiment de différences (ou alors des différences d'ordre tactique, mais rien de contradictoire...). Il y aurait des initiatives à prendre, mais c'est, en soi, un combat!!
Un militant d'Alternative libertaire
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libertad
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Pour répondre au copain d'Alternative libertaire sur le fait que je serais "inorganisé", c'est exact sur le fait d'appartenir à une organisation libertaire : j'ai démissonné récemment d'une des organisations anars justement à cause des critiques que j'émet dans mon texte et qui pouvaient déjà être faites auparavant ( pour la révolte des banlieues par exemple ). Si je suis inorganisé c'est parce que de mon point de vue les organisation libertaires n'ont pas renouvellé leurs discours et pratiques qui datent du siècle dernier et ne sont plus en phase avec la société telle qu'elle est aujourd'hui. Sinon je ne suis pas inorganisé syndicalement puisqu'à mon boulot je suis adhérent à un syndicat Sud et que localement je participe à la construction d'une union Solidaires, je connais donc bien les questions qu'il évoque, en particulier les tracts, manifs etc... Je crois que la question n'est pas ma situation personnelle qui n'a que peu d'intérêt mais la question politique : quand les libertaires se décideront-ils à devenir une alternative politique et à peser sur le réel ? Je ne crois pas qu'il faille botter en touche.
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Anonyme
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Militant d'AL:
-la question n'est pas de mettre en cause l'activité des anarchistes et de les accuser de roupiller.
-Répondre sur la personne de libertad, c'est pas très approprié, d'autant plus que ça fait partie des "arguments" bateau dès qu'un inorganisé critique les organisations.
-On est pas au PCF ici, on a pas a se lancer des fleurs . Encore qu'un peu d'autocritique ça ferait pas de mal de temps en temps, il y a toujours cet air d'autosatisfaction qui me laisse perplexe "on a fait ce qu'on a pu, on pouvait pas faire mieux".
-Quand on lit ce que l'anarchisme organisé produit en ce moment on est en droit de s'inquièter un peu, ça va des appels à la grève générale (avec des textes dont on croirait que c'est toujours les memes depuis 50 ans) à quelques textes de politique edulcorée "à la LCR".
"Il y aurait des initiatives à prendre, mais c'est, en soi, un combat!!"
Je t'approuve entièrement, et j'ajoute : ce combat il faut le mener.
Sofa
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Anonyme
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Je ne désirais pas botter en touche, et encore une fois je le dis : ton texte pose les bonnes questions et il a la grande qualité de n'être ni haineux, ni sarcastique, ni cynique (ce qui plombe souvent les textes anars).
Et comme en plus tu fais du travail syndical, je suppose dans le sens d'une organisation des travailleurs pour la lutte, on parle le même langage (ma supposition erronnée tenait à la référence du site "L'En-dehors" au courant individualiste).
Honnêtement, le mouvement anti-CPE accapare vraiment l'énergie de tout le monde à l'AL, et en même temps les camarades s'efforcent de n'être pas lenez dans le guidon jusqu'à en devenir aveugles. ça parle stratégie aussi, le plus souvent en rapport avec les gesticulations (jusqu'ici infructueuses) de la future néo-gauche plurielle. AL évite l'appel incantatoire à la grève générale, et c'est tant mieux (à part dans son dernier tract fédéral au titre un tantinet gauchiste à mon goût), parce que le meilleur moyen de décourager les salariés de se mettre en grève, c'est bien de les assomer sous des mots d'ordre qui ne correspondent pas à leur niveau de mobilisation (ce n'était pas le cas en 2003 par exemple).
Après sur ton analyse que "les organisation libertaires n'ont pas renouvellé leurs discours et pratiques qui datent du siècle dernier", je suis OK si tu parle du 20e siècle. Mais si tu parles du 19e, alors là je pense que ce n'est pas juste du tout (je pourrais développer si tu veux).
Après, sur que faire pour incarner une vraie alternative politique? J'ai l'impression qu'on se posera cette question quand on aura fini le mouvement, car la victoire ou la défaite conditionneront pas mal de choses. Il y a une réflexion permanente là-dessus à AL. Je sais qu'il y a une réflexion également à la CGA, et peut-être qu'il y aurait des choses à faire ensemble. La CGA semble parfois hésiter entre le doctrinarisme anar, et l'envie d'avoir une vraie démarche ouverte, c'est à dire en se posant la question : "comment intervenir politiquementet pas seulement pour témoigner que les anars existent?"
Mais pour conclure, je pense que là nous sommes dans le temps de la lutte, et qu'après viendra le temps de la proposition pour continuer la lutte. A mon sens les organisations libertaires sont trop faibles aujourd'hui pour tout faire en même temps, surtout dans la mesure où les débats stratégiques, pour être démocratiques, doivent prendre du temps... Mais ton texte pose de bonnes questions, c'est évident. Peut-être pourras-tu voir où AL en est de sa réflexion dans le numéro de mai du mensuel.
Le camarade d'AL
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Anonyme
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Pour répondre à Sofa,
- effectivement j'ai été médisant pour Libertad, et je retire mon argument. Son texte n'était pas agressif,ilne méritait pas cette réponse un peu condescendante de ma part.
- sur le "on a fait ce qu'on a pu, on pouvait pas faire mieux", je suis d'accord avec toi, mais dans ce cas, et toujours dans l'idée de ne pas se lancer des fleurs, il faut argumenter dans le sens contraire, en nommant ce qu'on aurait pu faire de mieux, et en démontrant qu'on en était capables. Je rappelle quand même que la plupart des anarchistes dans ce pays ne sont pas organisés, et baissent les bras devant le boulot de constrcution d'une véritable force politique libertaire dans ce pays... donc effectivement les organisations font avec leurs moyens!
- et sur "ce que l'anarchisme organisé produit en ce moment", je dirais idem : il faut nous expliquer ce qu'on aurait dû dire de plus intelligent, et là on pourra discuter... Parce que sinon la critique, même amicale, risque d'être un peu sèche...
- "et ce combat, il faut le mener", d'accord aussi. On commence quand?
le camarade d'AL
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libertad
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Camarade d'AL, quand je parlais que les anars n'avaient pas évolué, je parlais bien sur par rapport au 20ème siècle... qui commençais quand même en 1900 :-) Là où je ne suis plus d'accord c'est lorsque tu dis il faut attendre la fin du mouvement pour donner une alternative politique car on n'a pas le temps. Celà me semble la pire des critiques que l'on puisse faire aux organisations libertaires ou anarchistes : dans une lutte sociale elles ne serviraient à rien car leurs militants sont trop occupés : autant se dissoudre alors ! Car à quoi servira de proposer une altenative juste, lorsqu'elle n'aura plus aucune chance d'être mise en oeuvre ? Et c'est justement l'un des gros reproches que l'on peut faire aux organisations anarchistes, c'est de bien fonctionner quand il ne se passe pas grand chose et d'être quasi muettes en cas de crise sociale, il y a un truc qui ne marche pas. Je ne suis pas non plus d'accord avec toi car tu laisserais entendre que lorsque l'on a le nez dans le guidon, parce qu'on est complètement immergé dans la lutte on ne peut plus proposer d'alternative politique. Or les faits montrent le contraire : à Rennes les étudiants qui luttent depuis le plus longtemps sont capables de produire une analyse politique qui fixe des perspectives. Reflexion et action ne sont donc pas incompatibles, il me semble plus que c'est la volonté politique qui manque. Manque de volonté qui provient surtout du fait que nous avons une culture minoritaire et que nous ne croyons pas nous même à la pertinence de notre alternative. Or l'histoire nous donne en ce moment des responsabilités et une capacité de peser sur les faits, chose que nous n'avons pas eu depuis longtemps.
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Anonyme
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Pas d'accord du tout avec toi, encore une fois. Nulle dilution ni dissolution dans le mouvement :-)
Je ne parle pas pour les autres, vous l'aurez compris, je n'évoque ici que le cas de mon organisation.
Dans un mouvement social aussi important, AL (même si ce n'est pas toujours facile j'en conviens) s'efforce de "marcher sur ses deux jambes". C'est-à-dire d'articuler le travail "de masse" (construction et animation de la lutte sur des bases radicales et autogestionnaires, par le biais syndical dans 90% des cas) à une expression et une proposition révolutionnaire (portée cette fois en tant que militants politiques).
Si tu vas sur le dossier "CPE" sur le site www.alternativelibertaire.org, tu constateras que l'orga n'a pas vraiment été muette dans le mouvement. Affiches, autocollants, et quasiment un tract fédéral par semaine, évolutif en fonction de l'actualité... Au contraire, elle tourne à plein régime, à tel point que nous avons un peu de mal à suivre également les autres combats qui font l'actualité du moment (CESEDA, EPR...).
Et pour finir sur Rennes, je suis content que tu prennes cet exemple, car il démontre justement l'importance que des organisations autogestionnaires et libertaires existent. A Rennes, l'Unef a été totalement marginalisée. Et SUD-Etudiant (qui localement est plutôt influencée par l'AL), est totalement en phase avec le mouvement, avec les caractéristiques radicales que tu évoques.
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Lucilie Imperatore
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Nous, nous sommes entrain de monter un collectif indépendant, pour réflèchir consruire... et mettre en place des actions concrêtes, significatives.... tout ça pour sortir du cadre bien sage des coordinations et surtout des syndicats.... pour arrêter ce "mimétisme bureaucratique".... Mais surtout pas pour desunifier le mouvement. C'est unifier le plus grand nombre de personne de tout horizon confondus, pour dénoncer un système injuste qui se construit sur la misère des gens. C'est s'unifier, dans l'amitié, dans la solidarité, dans la lutte, dans la Liberté, dans l'égalité.... C'est proposer quelque chose de différent que tout ce que nous avons pu voir depuis le début du conflit....c'est aussi élargir les revendications. Et enfin essayer de construire quelque chose qui continuera après .... Avis aux amateurs, nous sommes seuleuement dans une mise en place aujourd'hui.... mais nous sommes déjà 50.... et nous avons besoin de vous tous, mais sans couleurs ni drapeaux.... réunis pour essayer de changer ce qu'on pourra à notre échelle... une révolution ? je sais pas... une révolution des esprits déjà plus. lucilieimperatore3(a)hotmail.fr Remplacer le (a) par @ note de l'En Dehors
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libertad
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Mon propos n'est pas de dire bien sur que les organisations ne font rien mais de dire qu'il faut au minimum associer les forces de toutes les organisations pour mettre au point une alternative, les communiqués des orgas qui se distinguent par une virgule ou un point en plus ou en moins, l'histoire les renverras à la poubelle. L'heure n'est plus aux communiqués de 5 ou 6 orgas anars mais à une alternative politique crédible et audible ( loin des slogans sempiternels ) et à la rencontre avec les éléments les plus avancés des étudiants et lycéens. Quand même les réformistes réussissent à se réunir et nous non, il y a quand même un problème et le problème vient que chaque organisation espère bien grossir, pour dire " nous avons raison" alors que le mouvement social n'a pas besoin de ça mais d'une politisation et de perspectives que chaque orga séparément ne peut donner.
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lanarko
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Désolé, j'arrive un peu tard dans la discussion...J'aimerais toutefois soulever deux points sur le texte de Libertad : la question des "masses" et celle des orgas, et plus largement de l'influence anarchiste.
Concernant les masses, je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
"(...)ne nous faisons pas d'illusion sur l'état de conscience de la masse des salariés : leur cerveau est lobotmisé par la télé, ils vivent dans un état de passivité crasse qui fait qu'ils n'ont même pas idée qu'ils pourraient être les acteurs de leur vie."
La "masse" n'est pas une réalité. C'est une manière de fractionner le réel afin de le comprendre : en somme une simplification. Etape nécessaire mais à laquelle il ne faut certainement pas s'arrêter. Ainsi, en premier lieu, la réalité de la masse est évolutive : il ne s'agit pas d'une constante. Pourquoi est-elle une variable ? Car elle n'est que l'image collective d'une collectivité d'invidus donnés. De plus, chaque individu composant la masse ne correspond pas exactement aux critères de celles-ci. Ainsi, un individu a un cerveau (plus ou moins) lobotomisé, vit (plus ou moins) dans un état de passivité crasse qui fait qu'ils n'ont (peut-être) pas idée qu'ils pourraient être les acteurs de leur vie. De fait, sa situation n'est pas désespérée et ON PEUT conscientiser les masses dans leur individualité.
Ensuite, je partage ton analyse des orgas. C'est vrai qu'elles ne servent pas à grand chose dans la crise actuelle. Et, à mon avis (d'acteur, je précise avant que l'on ne me demande), elles ne sont pas appelées à jouer un rôle d'importance. Ce pour deux raisons que nous dirons "conjoncturelles" socialement. Tout d'abord, le "mouvement" est traversé par une énorme défiance (au moins passive) vis-à-vis des orgas : politiques et syndicales toutes tendances confondues. je prendrais pour exemple un constat visuel : les multiples autocollants distribués par les multiples orgas se voient fréquemment amputés de leur référence à l'orga. je n'irais pas jusqu'à dire que c'est majoritaire mais cela est constatable en manif. Ensuite, cette défiance n'est finalement que l'effet final des valeurs dominantes de la société actuelle : à savoir l'individualisme capitaliste. De sorte qu'à un niveau plus ou moins conscient, les individus et la masse qu'ils composent sont naturellement défiants face à l'action collective organisée.
A mon humble avis (et là, je vous promet, ce n'est pas qu'une formule), l'action anarchiste doit aujourd'hui s'axer sur la conscientisation de la masse justement. Il ne s'agit pas pour l'heure de proposer un modèle de société prêt à l'emploi. Le rôle de "l'avant garde" se situe dans la conscientisation de la masse, car c'est à la masse de définir elle-même ce qu'elle désire. Le rôle de cette élite est de provoquer cette conscientisation et d'essayer de l'orienter. Car l'anarchie restera une illusion tant qu'on essayera de l'imposer à des individus incapable de la comprendre.
P.S : Je ne discrédite pas complètement l'action des orgas : elles ont leur utilité. Mais laissons cela aux orgas et occupons nous du réel.
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libertad
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Lanarko, loin de moi l'idéede considérer que la masse des salariés ne pourra être conscientisée et je te rejoins pour dire que c'est une tâche essentielle des anarchistes ( et peut-être surtout des individualistes qui ne croient pas qu'un mouvement social peut par magie changer les mentalités mais que c'est un long processus ). Non mon constat était à l'heure J aujourd'hui : pour dire que la masse n'attend pas un mot d'ordre révolutionnaire de grève générale pour se mettre en ordre d'action et que les réformistes les empêcheraient d'agir en les cantonnant à des journées d'action. Non la grande masse des salariés est aujourd'hui amorphe et ne bouge pas son cul : son cerveau est relié à TF1 : chaque jour Le Lay nous l'a dit d'ailleurs : il utilise du cerveau disponible. Donc la masse des salariés, pour le moment reçoit sa dose quotidienne de passivité, de servitude volontaire, est piquée quotidiennement à ce sérum d'apathie, elle regarde les manifs à la télé et trouve que c'est bien : ils se battent pour nous. Bien sur nous devons organiser la dissidence, contre informer et puis reste la possibilité d'une trainée de poudre, d'une étincelle mais c'est aléatoire : de toute façon la grève générale ne se décrête pas. Elle nait spontanément ou pas et le rabacher ne sert pas à grand chose.
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Anonyme
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lanarko : "Car l'anarchie restera une illusion tant qu'on essayera de l'imposer à des individus incapable de la comprendre." Imposer l'anarchie ??!! Je peux te garantir que le moins qu'on puisse dire c'est que les anarchistes n'essaient d'imposer rien du tout. Promène toi dans une grande ville ou il y a quand meme un certain nombre d'anarchistes (paris par exemple) et interroge 1000 personnes dans la rue en leur demandant si les anarchistes ont déjà essayer de leur imposer quelque chose, 999 te répondront qu'à part dans les livres jamais elle n'ont vu un anarchiste. En ce qui me concerne j'aimerais bien que les anarchistes proposent beaucoup plus et à beaucoup plus de monde, et beaucoup plus souvent ! Quand à l'idée que ce sera aux gens eux-memes, le moment venu, de etc.etc. Ouais, en attendant pourquoi ne pas leur proposer quelques idées , et meme quelques projets (!! terrible mot) pour vois ce qu'ils en pensent... L'anarko : tu as dit "A mon humble avis" et bien justement ... je te crois ! Les anarchistes aujourd'hui sont trop humbles , trop modestes, comme si parfois ils avaient honte de leurs idées, comme si ils étaient compléxés. J'ai envie de dire Stop ! Avant, dans un temps que personne ici n'a connu (a moins qu'il n'y ai des centenaires sur le site :-)) les anarchistes n'avancaient pas seulement avec le drapeau noir dans la main mais aussi avec des idées sur les lèvres, avec cela il faut renouer, et vite (enfin le vite possible). Militant d'AL : vous etes tous centrés sur l'action. C'est devenu le credo : il faut agir ! Oui, mais il faut reflechir aussi, et faire partager ses reflexions, (et pas qu'en famille). Quelque part, c'est un peu con de dire ça, mais finalement le spectateur qui connait l'anarchisme par l'intermediaire de TF1 ou A2 finit par avoir une idée qui n'est pas que 100 % fausse "ah oui les anarchistes on les voit, ils sont là avec leurs drapeaux, y ne ratent pas une manif...mais qu'est-ce qu'ils proposent exactement ?" ........Et en gros "notre" réponse serait de lui dire : mais on ne propose rien c'est à toi de te réveiller et de faire tes propositions... Je caricature un peu... mais... Lucillie : j'ai pas très bien pigé ton message. C'est quoi l'idée des 50 ? Sofa
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lanarko
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Libertad : je reste quand même d'accord avec toi sur l'utilisation du terme de grève générale. Juste pour rire : dans le lycée où je travaille, les élèves ont voté en AG. Au départ, ils voulaient voter le blocage du lycée. Le proviseur leur signale que c'est interdit et ces nouilles change l'objet du voite. ils ont donc voté ... la grève générale ! Touchant de candeur.
Sofa : Quand je parle d'imposer l'anarchie, je ne parle pas au sens littéral. Je me réferrais au fait que si l'on délaisse la conscientisation, on impose un modèle de valeurs, si ce n'est dans la forme au moins dans le fond. Pour ce qui est de proposer des projets, je suis bien évidemment d'accord a
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kiffinkos
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"Or à quoi sert de crier "grève générale" quand l'écrasante majorité
des salariés est encore incapable de faire une journée de grève? Car il
ne faut pas se leurrer sur l'état de conscientisation de la masse, si
elle ne suit pas masivment les mots d'odre de grève interprofesionnelle
ce n'est pas parce que les syndicats ne proposent pas le grève générale
mais uniquement parce qu'ils ne veulent pas perdre une journée de
salaire." Alors que la plupart des lycées/facs sont en lutre contre le CPE/CNE et la loi sur l'égalité des chances (pour ne prendre que cet exemple), combien de grévistes dans lycées professionnels et CFM ? Pourtant, tout ce qui est dénonçable aujourd'hui leur est applicable dès demain, ils sont en première ligne lorsqu'une réforme (loi) propose (impose) aux jeunes une nouvelle direction à prendre avec plus ou moins de concession sur les acquis socials. Pourtant, rien ne se passe... y'a t-il eu création d'organisations spontanées régionales (ou nationales) par et pour les apprentis (apprentissage à 14 ans, travail de nuit à 15 ans, CPE), les stagiaires ? Pas à ma connaissance et je ne pense pas que ce soit dù au fait que les syndicats (réformistes ou non) soit en déclin depuis des lustres. A part les appels à la journée de grêve générale, que leur propose les syndicats ? A part le blocage du LP ou CFM, que leur propose les organisations/syndicats d'étudiants ? Si salariés ni étudiants : délaissés. Pour l'unité anarchiste et libertaire, il faudrait déjà envisager une unité (pour ne pas dire solidarité) globale de et à la base.
Avant de s'impliquer en tant qu'anarchiste dans ce mouvement de contestation, il est impératif d'avoir (selon moi) une alternative concrête pour ne pas s'engluer dans une radicalisation (sectarisation ?) au sein des mouvements anti-CPE. Libertad pose les bonnes questions et s'est à nous tous d'y répondre.
"Libertad : je reste quand même d'accord avec toi sur l'utilisation du
terme de grève générale. Juste pour rire : dans le lycée où je
travaille, les élèves ont voté en AG. Au départ, ils voulaient voter le
blocage du lycée. Le proviseur leur signale que c'est interdit et ces
nouilles change l'objet du voite. ils ont donc voté ... la grève
générale ! Touchant de candeur." C'est comme ce qu'on m'a rapporté, l'appel à la grève générale de FO entre 10H et 12H. Comme l'indiquait la citation du Monde Libertaire "Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n'ont jamais avancé d'un seul pas" Bakounine.
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anonyme
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L'utopie ce n'est pas l'irréalisable, mais l'irréalisé.
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Anonyme
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pardon pour le coté rabat joie :
On peut prendre acte de certaines choses, mais en meme temps personne n'a vraiment d'illusions sur le fait que le mouvement anarchiste puisse en quelques semaines seulement évoluer.
Le mvt actuel (en France) va durer encore quelques semaines tout au plus. Les perspectives possibles sont limitées pour le moment. (éventuellement il peut y avoir une chute du gvt, pour les objectifs a court terme, et c'est loin d'etre gagné, et sans grand interet qui plus est)
Par conséquent ce qu'il faudrait c'est que DES l'accalmie le mouvement anarchiste entre en ébullition interne,et une ebullition continue, afin de saisir cette opportunité fournie par l'histoire pour se mettre à jour , à ses yeux d'abord, aux yeux des autres ensuite.
Sofa
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Zigili
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Libertad, Je suis bien d'accord avec ton analyse (sauf peut-être la première phrase qui est un peu prétentieuse: je ne pense pas que les anarchistes soient en mesure de faire peur à Sarkozy ou à qui que ce soit). Je me dis souvent que si les anars mettaient autant d'énergie à lutter contre leurs vrais ennemis qu'à dénoncer les manquements à la «doctrine» de leurs camarades, on n'en serait peut-être pas là. Mais il est permis d'espérer, puisqu'on semble aller vers une réunification des CNT: http://www.ainfos.ca/fr/ainfos05834.htmlMais plus que tout, c'est sur les propositions, ou mieux, sur les réalisations, qu'on attend les anars. On connaît par cœur la critique du capital et de l'État, mais dès qu'un camarade s'avise de formuler une proposition et de la mettre en pratique (je pense par exemple au Parecon) on le taxe de réformisme. Tous ensemble ! ¡ Hasta la victoria siempre !
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lanarko
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PAS d'accord avec ton pessimisme Sofa : le mouvement va durer encore quelques semaines, allons-y à fond ! Quelles que soient nos optiques, nos stratégies, nos sensibilités. La chute du gouvernement n'est pas inutile je pense : réaffirmer que c'est la rue qui doit gouverner est symboliquement primordial. Montrer que la lutte est possible, que le combat n'est pas vain, faire exploser le fatalisme ambiant. Je ne pense pas que cela soit négligeable. D'autre part, je pense que si on laisse le mouvement s'arrêter au CPE (voire au CNE), ce serait un échec. Ce ne serait qu'une contestation formelle (sur les textes) et non institutionnelle (sur ceux qui les produisent). Dans ce cadre là, tes mouvements anarchistes pourraient toujours entrer en ébullition, il sera trop tard !
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FABRICE
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Je comprends fort bien les interrogations de libertad. À chaque manifestation que j'ai faite, toujours sous le drapeau noir, le petit nombre que nous étions nous rendait quasiment inexistant. Mais est-ce là l'important ? Je me permettrai de répondre par des questions, simples de prime abord : L'état de conscience (!) de notre société actuelle est-il en mesure d'entendre la parole libertaire ? Qui de nos jours est prêt à accepter les principes du fédéralisme ? et qui en connaît réellement les fondements ? Parce qu'il faut revoir de fond en comble le fonctionnement économique et social !! Qui est disposé à abandonner l'idée de : Propriété ? Les idéologies poliitques et leur éclatant échec donnent toute validité à la pensée anarchiste et confirment la pertinence de ses analyses, voire prospectives. Enfin, au risque d'en faire bondir certains et certaines "la propagande par le fait" qui est à même d'en intégrer la possibilité à l'heure où chacun y va de sa litanie pseudo-humanitaire ? Et pour finir, j'ai souvent entendu autour de moi cette question : Que font les anarchistes, etc… Ce à quoi, je réponds à chaque fois : Et vous, que faites-vous ? Cette question est fréquemment suivi d'un long silence ponctué d'un : Qui ? Moi ? Cette réaction est en soi suffisamment éloquente…
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Laur dit "maurice"
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j ai lu, ou plutôt survolé, faute de temps, les differentes reactions au texte initial de libertad.
la chose principal ressortant de ces articles etant l eternel probleme de l unite anarchiste et libertaire. Cette unite, que tout le monde semble souhaiter, se fera, et ce n est que mon humble avi, autour d une veritable (re)prise de consciense de se que peut etre la pure ideologie anarchiste, hors les differentes orgs evoquee, auxquelles vous appartenez, ne sont elles pas, dans leurs actes et revendications, a mille lieux des volontes premieres de l anarchie, celle de proudhon et bakounine. A ceux qui disent que les idees anarchistes n ont pas bouges depuis un siecle, je reponds qu il faudrait qu elles n est pas bougees depuis 150 ans...
les organisations anars ne cessent de se "rougir" au fil du temps; pour une vraie unité, les veritables libertaires doivent laisser les syndicats tel que la CNT aux neo-marxistes et autres trotsko.
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libertad
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Fabrice, quand je dis que font les anarchistes organisés ? je dis celà non pas pour constater qu'ils ne font rien mais parce qu'ils font des choses inadaptées à la situation actuelle alors qu'ils pourraient peser sur le cours des événements. Mais par certitude de ne pouvoir être entendu ils continuent leurs habitudes. En effet les organisations ont encore la culture militante du goupe minoritaire qui prêche dans le désert et ne peut être entendu, c'est un discours qui ne tient plus aujourd'hui : nous ne sommes pas entendu parce que nous ne disons rien, c'est différent. Nous ne sommes pas entendu parce que nous rabachons les mêmes mots d'ordre déconnectés du réel du genre : "grève générale expropriatrice". Nous nous comportons comme si nous vivions encore dans les années 70-80 avec un PCF très fort avec une extrème gauche influente. Aujourd'hui le PC ne représente presque plus rien, le maoisme est mort, le trotskysme n'a plus rien à proposer et devient réformiste. La seule altenative c'est nous, mais le pire est que nous n'y croyons pas. Bien sur si c'est pour dire "révolution libertaire", les gens ne nous suivrons pas mais si c'est pour s'inscrire dans un mouvement et lui fournir des perspective politiques, on peut être entendu et compris, au moins de la fraction la plus avancée. Mais pour celà il faut sortir de la culture militante minoritaire et croire en sa capacité de proposition, ne plus se contenter de faire des communiqués à 5 ou 6 orgas pour dire pratiquement la même chose, c'est inaudible ( en plus quand on voit le temps de réaction pour pondre un communiqué, ça fait peur ) Pour la fusion des CNT, d'après ce que j'ai compris, il s'agit de la CNT-AIT et de la CNT-Tour d'Auvergne, même si c'est positif, c'est tout de même assez marginal, on en est pas encore à une réunification avec la CNT-F
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croquemitaine
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Je réagis un peu tard mais je suis un peu débordé en ce moment et internet passe après la lutte sur le terrain. Je trouve la critique des orgas libertaires bonne mais un peu dure, je suis présent sur Rennes où la fac de sciences humaines/lettres est bloqué depuis 8 semaines par la pression de Sud/CNT/SLB qui ont débordé largement dès le 7 février l'unef. 5 000 personnes ces AG monstrueuses, cette continuation du blocage ne sont pas issues de la volonté d'une minorité mais de tous ces gens. En plus de l'occupation que s'est il passé ? La mise en place de commission ouverte à tous comme la commission action qui ont permis la mise en place de pratique interressante. Ici s'est dévellopé par ce fonctionnement des formes d'actions moins traditionnelles allant du peinturlurage aux barages des axes routiers. De plus les étudiants et lycéens ont pu rencontrés d'autres luttes, d'autres personnes (action de solidarité avec les intermittents par exemple). Anti-capitaliste le mouvement s'est organisé, la création d'un journal à prix libre (le 69.3) allait aussi dans ce sens, devant le parlement d'autres ont mis en place un village autogéré, ... Dans tous cela les libertaires ont pris place. Qu'en est il de la conscientisation des "masses" ? Lorsqu'il y des blocages, des occupations les gens parlent, échangent pour certains de façon nouvelles, lors de période de cours cela est moins vrai, les débats sont moins présents moins larges difficiles à soulever. Avec la lutte on se donne le temps, la possibilité de voir que celui-ci nous échappe, les gens en lutte ne pensent pas qu'ils se réaliseront par leur travail, et pour beaucoup cela s'élargit au tenants et motivations de celui-ci l'argent. Pour autant ils y en a d'autres, plus nombreux c'est certain, qui ne lutte pas, qui sont apathique et noyés dans la pensée de soumission. Cela qui pense concurrence, qu'ils croient qu'il faut démontrer ses talents, qu'il faut etre le/les meilleurs, élitistes et sujets ne réflechissant jamais, qui se contente d'agir sans réflechir jamais à la portée de leur action, qui attendent les paroles de prophètes que délivreront ceux qui ont réussis, ceux qui ont le pouvoir, la gloire, la richesse, ... La question est comment conscientisé un passif ? Le peut-on ? La "variable" individuelle est à prendre en compte bien entendu, pour convaincre toute la "masse" il faut convaincre tous les individus un par un, le pourra t-on avec succès ? C'est fort peu probable "l'individu noyé" celui qui ne réflechis pas mais croit réflechir ; c'est là la première difficulté, il s'imagine, en s'appropriant des arguments déversés par les serviteurs de la classe dominante, de l'aristocratie gouvernante, par la meme qu'il pense, et souvent est persuadé de le faire de façon libre (sans contraintes aucunes). Exemple : une personne quelquonque discute avec une autre, elles parlent d'un sujet dit d'actualité * premier problème qu'est ce qu'un "sujet d'actualité" ? qui décide de ce qu'est l'actualité ? * la première personne enonce un argument qu'elle croit sien pour donner son avis mais *en fait "l'argument" vient de l'exterieur mais elle l'a assimilé (principe de l'assimilation)* la seconde le lui fait remarqué disant que c'est ce que disant les journaux * l'autre nie ou pratique une technique de consensus visant à ne pas "perdre la face" mais finalement se bloque et ne se laissera pas convaincre par l'arumentation inverse*. Je souhaite en arriver à un point précis on ne pourra convaincre la "masse" par une propagande du meme nom, mais on ne pourra pas non plus rallier individu par individu tous les gens à nos théories, nos idées politiques. Comment la CNT en espagne (bien que pas toujours libertaire) et les idées anarchistes ont pu se propager et avoir l'ampleur qu'on leur connait ? Je n'ai pas de réponses mais j'ai fait des suppositions qui me viennent à en poser une autre en forme d'hypothèse : comment les intégristes ont put construire des pouvoirs populaires dans de nombreux pays ? Role central de l'entraide, et d'une société "parralèle" mutualiste et non-agressive, non ?
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libertad
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Merci de toutes tes précisions Croquemitaine, ma critique des organisations anarchistes et libertaires ne vaut pas pour un groupe à Rennes par exemple mais pour l'apparition de tous les groupes au niveau de l'hexogone et de l'incapacité de tous ces groupes à définir une altenative politique globale. Chaque groupe essaye de se démarquer des autres, pond son petit communiqué, son tract, sort son journal en espérant que le mouvement social va lui ramener des militants qui vont le faire grossir et montrer ainsi qu'il avait la bonne ligne politique par rapport aux autres. C'est suicidaire et débile politiquement car les groupes sont trop restreints pour peser et avoir une réflexion politique globale, chaque groupe a des qualités et des défauts qu'il n'arrive pas à surmonter car il ne représente qu'une partie de la mouvance et des actions libertaires. Je considère que la diversité peut être une bonne chose si elle ne s'associe pas avec l'incapacité à définir une alternative politique. Si les organisations anarchistes et libertaires au sens large ( car j'y inclus les CNT ) étaient capables de définir collectivement une alternative elles pourraient peser politiquement mais en continuant leur ronron groupusculaire, elles ne représentent rien alors qu'il y a un manque cruel de perspectives politiques. Ce que tu racontes de ce qui se passe à Rennes conforte mon propos : il devrait y avoir convergeance et discussion entre les orgas libertaires et les les militants les plus en pointe du mouvement étudiant et lycéen.
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sebiseb
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C'est bien de le dire, mais c'est mieux de le faire ?
J'aime pas trop le mot s'unir (ça ressemble à uniformiser), je lui préfèrerais fédérer. Mais pour fédérer les orgas, il faut des fédérateurs, c'est à dire un réseau de personnes qui fassent le lien entre les orgas sans à priori, pour les aider à mener des actions communes !?
Il faut bien voir que les drapeaux noirs (ou rouge et noir) dans les manifs ne sont pas la couleur qui ressort le plus. Et du côté de la presse, les anars sont ceux qui foutent le bordel ; c'est eux qui font des ag's bidons (c'est à dire anti-démocratique, où la parole de tous ceux qui sont hostiles aux blocages est bayonnée) pour bloquer les universités et les lycées, mais aussi "les casseurs". Les anars doivent utiliser la société de leur temps, et s'approprier la parole dans les médias. Il y a du travail, quand on voit ce que l'on peut lire dans Marianne..
Il ne s'agit plus de prôner la révolution, et de se mettre en bataille rangé contre les crs, mais de gagner le terrain du débat médiatique. Le seul terrain sur lequel ils ont une chance de gagner, parce que la violence, elle, sera réprimée (nous ne faisons pas le poids, et personnes ne nous suivra), c'est celui des médias !
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detred
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"je prendrais pour exemple un constat visuel : les multiples autocollants distribués par les multiples orgas se voient fréquemment amputés de leur référence à l'orga. je n'irais pas jusqu'à dire que c'est majoritaire mais cela est constatable en manif. Ensuite, cette défiance n'est finalement que l'effet final des valeurs dominantes de la société actuelle : à savoir l'individualisme capitaliste" pas d'accord, je pense plutôt que cette défiance est dûe au dégoût vis-à-vis des politiques, mêmes ceux des bords d'extrêm gauche...au sin des manifestants, ils sont beaucoup à critiquer la présence massive des logos et autres signes d'orga de gauche ou extrême, et beaucoup trouve les slogans exécrables, surtout quand ils sont proposés par les orgas genre celui : "villepin t'es foutu, les étudiants sont dans la rue", et ses variantes... ceux qui se rappellent, c'est le même rythme mou que le slogan en vogue en 2002 "le pen t'es foutu, la jeunesse est dans la rue" samedi d'avant, des libertaires l'ont entonné, et environ une cinquantaine de manifestants sans-étiquete ont préféré se barrer ailleurs : en effet, ça faisait 3/4 qu'on l'entonnait, ça devenait chiant enfin bref tout ça peut paraitre bien futile, mais l'exemple peut rejoindre les propos de Libertad quand il dit que nos orgas ont vraiment du mal à se renouveler, et bien sachez le, ça en dégoute beaucoup mais bonne nouvelle : la lutte avance toujours!
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libertad
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Detred, ton post n'a rien à voir avec le sujet de ce texte, je l'ai enlevé
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lanarko
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"pas d'accord, je pense plutôt que cette défiance est dûe au dégoût vis-à-vis des politiques, mêmes ceux des bords d'extrêm gauche...au sin des manifestants, ils sont beaucoup à critiquer la présence massive des logos et autres signes d'orga de gauche ou extrême, et beaucoup trouve les slogans exécrables, surtout quand ils sont proposés par les orgas"
En fait, j'avançais une explication qui, à mon avis, est à prendre comme une parmi d'autres. Je suis completement d'accord avec toi pour ce qui est des slogans...Perso, en général, je défile avec une dizaine de personnes de mon entourage et on défile surtout pas avec les anars, mais avec des cortèges étudiants classiques et en gueulant nos propres slogans... Ca fout la merde, ça choque, ça interpelle, et c'est même repris parfois !
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Anonyme
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Croquemitaine : La mise en place d'une société parallèle suppose que cette société soit définie. Prend Espagne ou Ukraine à l'"époque" :-) il y avait une configuration et par rapport à cette confioguration les anarchistes avaient un projet, et ce projet ils le faisaient connaitre. Le paysan espagnol d'il y a 90 ans savait ce que l'anarchisme avait à lui proposer.
Je rejoins bien libertad sur le fait que l'anarchisme vit encore comme si les léninismes écrasaient encore le champ politique.
Je rejoins aussi "maurice" sur le rougissement (relatif ) de l'anarchisme organisé. J'irais encore plus loin dans la "parano" : un des objectifs principaux des infiltrations dont l'anarchisme fait l'objet est de le réduire au silence (politique) de l'empecher le plus possible d'avoir ses propres positions. Et on en voit, très clairement, les effets.
Pardon l'anarko pour ce que tu as perçu comme du pessimisme, ce n'en était pas, je suis autant convaincu du fait que c'est une question de semaines que du fait qu'il ne peut en etre autrement (pour le moment) et du fait qu'il s'agit d'un mouvement de la plus haute importance. Mais pour parler boutique , je répète qu'il serait souhaitable que l'anarchisme saissise cette opportunité pour une remise à plat de certaines questions. (mais ca peut etre fait après la retombée)
Sofa
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detred
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Libertad, surtout que tu n'étais pas d'accord avec mes propos, ça évitait un débat fort ennuyeux n'est ce pas
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detred
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Lanarko, ce que tu dis me fais bien plaisir! jme suis amusé une fois a entonné "nation" de LSD, jsais pas si tu connais...ça cartonne bien! tu défiles sur Paris? y aurait de chouette compos à se faire ;)
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critique
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Samedi 1 avril à Montpellier, le groupe "un autre futur" de la CGA à appeler à une rencontre de toutes les orga libertaires et des individus qui se sentent proches des idées libertaires. La volonté était de rassembler les diverses sensibilités et de débattre ensemble pour avoir une meilleure visibilité..... Résultat : 10 personnes maxi!!!!!!! Pourtant lors de la dernière manif, il y avait plus de 250 personnes derrière les drapeaux noirs.
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detred
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Libertad, je dois t'avouer que je deviens parano, et même si je n'ai pas (trop) l'habitude de crier au complot, j'ai l'impression que dans des débats où je tiens des positions tranchés, tu essayes tout pour ke je ferme ma gueule (Cf. le végétarisme, Cf. le christianisme et le nazisme avec Onfray, Cf. les banlieues) et maintenant tu vires un de mes messages qui n'avait rien d'insultant envers personne, seulement en contradiction avec tes opinions le pire, c'est que ce que je disais dans ce message, n'était en soit pas tellement tellement grave j'ai également noté que kan j'avais des débats avec toi, mais en anonyme, ça se passait bien (je ne dirais pas quand, ce ne serait pas drole, disons que tu étais "carrément d'accord avec toi, cher anonyme"...ahah) Donc, si tu as un problème avec mon image, mon pseudo ou autre, je te proposes de m'écrire sur mon mail, et on en débat tranquillement sans pourrir les fils de l'en-dehors punque_is_dead(a)hotmail.fr
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detred
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Critique, J'ai mon opinion là-dessus (sur les rencontres entre orgas libertaires) A mon avis, si elles ne se font pas, c'est pas de la faute des libertaires en générale, mais de certains en particulier, ce que j'appelle "l'élite", dont un surnom mieux appropriés, encore entendu au manifs d'ailleurs, est "les influents" C'est à dire des mecs et des nanas au sein des orgas qui en général ont des postes importants, parfois non, et qui luttent + pour leur orga que pour la cause commune, et j'y vois la dedans un vieux fond de soif de pouvoir Pour illustrer mon propos, regardez ou re-regardez "la Vie de Brian" des Monty Python, qui caricature (il y a toujours une grosse part de vérité dans les caricatures) les groupes politiques résistants face à l'occupation romaine en Judée. Il ya le front populaire de libération de Judée, le front judéen de libération populaire, etc...qui passent plus de temps à se foutre sur la gueule qu'à chasser les Romains....et qui envoient chier régulièrement ce pauvre Brian quand celui ci propose d'agir contre...les Romains!
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croquemitaine
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Juste pour dire que sur Rennes si les pratiques sont satisfaisantes on en est pas encore à créer une commune "anarchiste", par exemple sur mon bahut le blocage d'une semaine a été rejeté pour un blocage mardi qui semble assez inutile et pour beaucoup une invitation à ne pas se bouger (de plus c'est un peu la bagare à cause d'une direction autoproclamée issue du CAL dangereusement autoritaire). De plus les premières actions de peinturlurages ou du meme style était vu comme de la casse par les bons petits manifestants (en général les lycéens qui se mettaient à chanter "les casseurs dégagé") qui s'offusquaient d'attaques contre des biens privés. A propos d'un rassemblement des libertaires je suis tout à fait d'accord avec Detred sur l'idée de "d'élites" dans les organisations et que celles ci souhaitent d'abord la survie/propagation de leur orgas et de leur influences personnelles.
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macn
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On aurait pû penser qu'un anar il est épris de liberté (enfin moi c'est l'idée que j'aime bien ! ) Eh bah non c'est pas çà apparemment... L'anar d'aujourd'hui il s'inquiète de ce que la pub des orgas elle disparaisse des autocollants (merci nologo au passage !), il s'inquiète de ce qu' "un individu a un cerveau (plus ou moins) lobotomisé" (çà c'est bien !), mais en même temps il se trouve que c'est pas mal parcequ'il faut le "conscientiser" et autant dire que c'est plus facile d'en mettre à l'intérieur quand y en a pas avant ! Et pis après çà marche tout seul comme un robot, il suffit juste que l'élite appuie sur le bouton, "provoque cette conscientisation et essaye de l'orienter" et pis "la masse définit toute seule ce qu'elle désire" .. Ben dit donc t'as le cv pour rentrer à Publicis avec çà ! Un conseil : raisonne avec les individus autour de toi, comprends les, essayes de les convaincre, un par un (eux les individus ils ont des désires pas "la masse"), ne crois pas que tu sois "une élite", reste humble oui, et parfois même tu apprendras des choses ;-)
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lanarko
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Je te remercie d'avoir éclairé mon propos en vulgarisant le vocabulaire, des fois j'ai du mal à le faire et je me laisse emporter dans mes délires langagiers. Encore une fois merci parce que tu dis rien d'autre que ce que je pense.
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Anonyme
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Exemple tout simple de la bonne coordination/collaboration entre libertaires : l'En Dehors
Plus de trois ans que le canard existe , c'est le seul quotidien explicitement anar, et les orgas ne sont meme pas foutues de lui envoyer elles memes de la doc (communiqués, tracts,réunions, RV, etc.) .
Ca leur prendrait une minute par document en tout et pour tout ! Et bien nada, l'En Dehors est obligé d'aller fouiller la toile meme pour les textes des orgas.
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libertad
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Ce n'est pas tout à fait exact Alternative libertaire envoit assez régulièrement ses communiqués, la FA parfois mais ce n'est pas suivi et la CNT-AIT le faisait pendant la révolte des banlieues.
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Luc
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Detred je t'indique que tu n'es pas seul (cf. 3/4/06, 17h 15), dont un message aura été viré. J'en ai fait les frais il y a peu avec une information que j'avais transmise en termes courtois, et qui concernait ce qui était un peu plus qu'un "détail" : invitée à l'heure de la messe, sur... Radio-libertaire, le 12/3, une historienne stalinienne pur-sucre avait pendant près de deux heures débité des âneries propagandistes et avait même pu s'offrir le luxe de parler du SOI-DISANT GENOCIDAIRE MILOSEVIC, sic.
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de passage
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...je pense que les "anarchistes" de toutes "tendances" on besoin de se parler. Et ailleurs que sur le net. je suis peut-être un peu inculte, mais, y a t'il eut récement une rencontre internationale du type "congrès d'amsterdam de 1907"? ou est-ce inutile? je sais plus. c'est vraiment si peinible de se rencontrer pour parler d'autre chose que de "résistance"? et même quelle "résistance" et comment et avec qui? moi je commence a en avoir ras-le-bol de se "séctarisme", que je revendique d'un certain côté (on a tous et toutes des conceptions différentes, et tant mieux), mais merde entre être dans tel orga ou pas pour tel raisons et passé son temps à ne vouloir rien faire parce qu'on ne s'entends pas sur la théorie... ya quand même une différence? (bon je carricature, mais la réalité ne me semble pas si loin que ça.) vous en dites quoi, "les vieux"? (c'est pas péjoratif...)
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Luc
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Je ne sais pas trop, si la réponse peut venir des "vieux"... -il y a aussi des vieux cons. Mais bon, tu donnes déjà toi-même un élément de réponse important en rappelant qu'un projet, quel qu'il soit, ne peut pas se limiter à on ne sait quelle résistance. Ou alors on se retrouve dans le cas de figure de mardi 4, où l'action contre le CPE avait fini par n'être plus qu'un ECP = enterrement de première classe.
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Anonyme
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(pardon, je voulais dire EPC)
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cetin yel
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Reve general ! Reve general,ce qu il nous faut et quelle bonne idee;une rencontre internationale.Se faire plaisir de se voir dans le miroire d´autre.
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Anonyme
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de passage
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je parlais des "vieux" parce qu'ils/elles ont "la mémoire". et si je dis international, c'est pas pour créer un gros truc hégémonique. au contraire. c'est plutôt pour renouer des contacts et des pratiques qui n'existe plus (?). on pourra pas se passer d'un (énorme) travail de fond mené localement. selon moi (un des) seul moyen de garantir l'autonomie des luttes et des pratiques (ou des individus ou de la masse, appeler ça comme vous voulez). Mais au-delà des divergences théoriques, de pratiques, de "luttes" ou "priorités", ya bien quelque chose qui fait qu'on est dans la "même marmite". même si je suis dans une orga, les "ndividualistes"et "autonomes" m'ont beaucoup apporté. et je commence à trouver que ce "mouvement" (anarchiste ou libertaire, on va pas jouer sur les mots) commence à sentir de plus en plus le dénigrement et la haine des autres (ça sentle cannibalisme...),alors c'est sûrement normal que ça ne soit pas toujours "paix amour liberté et fleurs", mais ya des limites. non? ...
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Luc
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Il est certain que les "vieux" ont la mémoire mais je me demande si précisément, et en raison même de la culture politique dont ils sont porteurs, ils sont toujours capables de l'auto-critique (collective) qui parfois s'impose ? Pas sûr, et pour en donner un exemple international, on peut rappeler l'impossible dialogue (même si le joyeux chahut fut sans doute aggravé par la présence de Cohn-Bendit) qui ne put avoir lieu à Carrare, en 1968, entre la "vieille garde", et les plus jeunes. Bien entendu ce n'est pas une question de "vieux" ou de "jeunes", mais d'état d'esprit. Le camarade présent à Carrare qui m'a raconté çà, avait 75 ans alors et plus de 90 quand il m'en a parlé, mais à en juger par son oeil malicieux, et par les termes mêmes qu'il a utilisés : il était du côté des jeunes !
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Anonyme
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Il y a déjà assez de coupures comme ça dans le mvt anar, pas la peine d'en ajouter encore sur du jeunes/vieux. Ce qui se passe en France commence a créer des ondes de choc un peu partout, les gens causent, remettent en question leur attitudes, leurs routines. Une petite rencontre , au niveau européen par exemple, pourrait etre une bonne idée.
Pour faire des plans sur la comète, je serais bien séduit (si berlusconi saute et que royal ou équivalent arrive) par un début de contestation de gauche sous des gvts de gauche dans plusieurs pays dans un an ou deux (italie espagne france , uk ?). Le premier pays qui arrive a demarrer pourrait produire un effet d'entrainement-stimulation.
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blance
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oups !
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blance
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Je ne suis pas anarchiste ni le fut ni le sera. ....
Je suis seulement un jeune qui travaille 39 heures. Je participerai à euro may day à Paris et au Frap. Mais je prévient : "attention vous tous les contestataires, l'armée va se mettre en branle et oups toute la population europeenne qui refuse le système sera zigouyer : moi je vois le futur comme cela il y aura des millions et des millions de morts victime de la guerre universelle ! " A Paris c'est foutu il y a très peu de mobilisation il n'y a que quelques jeunes qui seront vite remis à leus place. Moi j'évite au maximum la constation parisienne je n'ai participé à aucune manif des autonomes. A si une fois ou j'ai été interpelé le 31/12/2005 à la suite du grand magasin et de st michel. Franchement le 31/12/2005 il y avait presque personne dans les rues, alors maintenant tout éspoir est perdu. Allez tous au diable ! www.ifrance.com/ignorance et merdre à Vauban
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toto2
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l'ocl, la cga et osl ont sorti un communiqué commun sur Indy paris contre le salariat
c'est un bon début
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toto2
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c'est le numéro 57707 intitulé
pour en finir avec le salariat
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léo
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Oui c'est tres bien mais la cga c'est 20 personnes, l'ols 10, l'ocl 10 aussi, ce qui fait une 40taine de militants pour 3 orgas pour toute la France... En plus la cga et l'ols sont nés de scissions récentes .Faut rélativiser comme pour l'unité annoncé dernièrement entre la cnt-ait et celle de la Tour d'Auvergne : car à part Toulouse la cnt-ait n'existe quasiment plus , et la Tour d'Auvergne personne n'était qu courant que ca existait encore). Sinon il ne faut pas etre trop pessimistes sur les divisions entre organisations , en ce moment meme s'il n'y a pas d'unité formel il n'y a pas de réels problemes, la coexistence ce passe meme tres bien (bien sur à part des micro-évenements qui existeront toujours ) . ces dernieres années il y a quand meme eu des actions et des campagnes communes (contre le g8, le fsl, manif anti-nucléaire etc). Au niveau local, il y a souvent du boulot fait en commun (je pense à Montreuil, ou a Cergy qui font formelement des trucs unitaires Fa/Al/Cnt) sans compter que les militants des différentes orgas se retrouvent dans différents collectifs de lutte sans que cela pose de problèmes particuliers. Concernat le cpe , je ne vois pas trop ce qu'apporterait une unité formelle : si l'intervention des organisations dans l'anti-cpe est assez décevante, il ne faut pas non plus trop etre negatif, toutes les orgas ont des militants participants aux occupations, aux actions, aux manifs, des militants ont subis la répression et sont poursuivis. Toutes les organisations ont sorti quasiment un tract par semaine à des dizaines de milliers d'exemplaires chaque fois, sans compter les autocollants/affiches, depuis 1 mois (il doit bien y avoir plus de 150000 tracts libertaires distribués en tout, peut-etre meme + de 200000 tractés, sans compter les tracts de groupes libertoïdes ). L'intervention des organisation pourrait surment etre meilleur , notamment avec l'utilisation de Radio Libertaire (totalement sous-utilisé), ou de création de blogs, mais il faut quand meme prendre en compte que les organisations sont faibles en nombre et en moyen. Il faudrait aussi que les inorganisés* se posent des questions aussi : il y plus de libertaires en dehors des organisations que d'anarchistes organisés , alors c'est tres bien de critiquer les orga sur leurs faiblesses (notament Libertad qui pose de tres bonnes questions dans son article initial) mais faudrait aussi se demander pourquoi les inorganisés ne font pas vraiment mieux. ( *si j'emplois le terme "inorganisé" c'est pour faire vite, ca n'a rien de péjoratif, ca veut juste dire "pas militant dans une organisation" ; on peut tres bien milité en dehors des orgas.... et heureusement... )
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libertad
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Léo, je suis d'accord pour dire que les militants des organisations anarchistes et libertaires au sens large sont présents dans le mouvement, qu'ils distribuent des tracts, des auto-collants et font des communiqués. Le problème n'est à mon avis pas là mais dans le fait qu'ils ne jouent pas le rôle "d'intellectuel collectif " qui devrait être le leur. Je m'explique : intervenir dans un mouvement social c'est bien mais dans tout mouvement social il y a des moments de doutes, des moments où le mouvement a besoin de perspectives sinon il régresse ou se trouve pris au piège des solutions réformistes. Or les anarchiste ne jouent pas ce rôle d'intellectuel collectif qui peut faire progresser la conscience du mouvement car ils n'interviennent pas collectivement pour faire des propositions. La question qui se pose n'est pas celle de l'unité des orgas mais celle de creér un collectif capable de faire des propositions politiques lorsque le mouvement social manque de perspectives, c'est là que la responsabilité des organisations est écrasante et dans le contexte actuel, je dirai même qu'elles ne servent quasiment à rien : organisés ou inorganisés jouent le même rôle, il n'y a aucun plus à être organisé : c'est une sacré remise en cause de l'utilité des organisations. En fait ce qui va se passer comme à chaque fois, c'est que lorsque le mouvement social actuel sera terminé, les orgas alors vont pondre des analyses toutes plus pertinentes les unes que les autres mais cela n'aura servi à rien car elles arriveront trop tard. Cela servira juste à deux choses : justifier leur propre existence en pondant l'analyse la plus ceci ou celà, avec le bénéfice annexe de rallier à elles une partie des militants les plus politisés des luttes. Ce que je reproche aux organisations, c'est une forme d'immobilisme lors des mouvements sociaux et ensuite une récupération de ces luttes pour leur propre chapelle ( en justifiant cette récupération par le fait que leurs militants y étaient ). Je n'ai personnellement pas le culte de l'inorganisation mais je fais le constat des carences des organisations et regrette cette situation car si les organisations se remuaient un peu et rompaient avec leurs habitudes, les anars pourraient peser politiquement, ce qui n'est pas le cas. Quant aux inorganisés, le fait de l'être n'empêche pas d'agir, je ne peux parler pour les autres mais à l'En Dehors nous sommes une poignée, certains organisés, la plupart non et celà n'empêche pas d'agir et de faire ensemble un boulot qui me semble utile.
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Anonyme
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Que ce soit organisés ou inorganisés il y a des points communs, au moins un me semble évident : les deux semblent ne pas se rendre compte tout à fait du vide politique/intellectuel à gauche et ne saisissent pas pleinement cette opportunité.
Je me demande aussi, pardon d'avance pour ceux qui seraient tentés de le prendre mal, si on ne paye pas un peu toutes ces années à aller dans le sens du jeune (bière..concerts..folklores vestimentaires..etc.) en délaissant un peu la culture, politique notamment. Et pas une culture fossilisée et ressassante mais en mouvement ( ce qui suppose un effort délibéré et permanent de reflexion collective)
Il y a donc des micro-mouvements (10+20 etc.)dans les orgas, c'est bien, mais ça sera encore mieux si une fois la contestation anti-CPE retombée, le mvt anarchiste ne retombait pas lui aussi dans ses habitudes. Radio libertaire , elle, n'en sera qu'à peine sortie quelques instants.
Voilà à quoi servent les inorganisés : engueuler les organisés :-) (lesquels s'en foutent presque complétement, mais...de quelles critiques ne se foutent-ils pas ?) .
Sofa
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Anonyme
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Et pour surencherir sur ce que vient de dire Libertad : relisez (meme si c'est la 50ème fois) les propositions et perspectives en circulation (PCF, LCR, LO, PT, negristes, etc.) appreciez-en pleinement la misère (et quelques autres qualités telles qu'incohérence, absudité, etc.) et ensuite demandez-vous en toute honneteté si dans ces conditions il ne serait pas temps que l'anarchisme ait un discours fort.
Et pour le post-mvt , je crains que l'avenir ne soit tel que le redoute libertad...
Sofa
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toto2
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je m'explique : plutot que de déplorer ce que les orgas font trop peu ou pas du tout, pourquoi ne pas collaborer en ligne ce week end pour donner une perspective au mouvement avant qu'il ne s'(essoufle : c'est urgent à marseille notamment, la trahison syndicale et le retour des proviseurs et doyens commence à étouffer le mouvement.
qu'en pensez vous ?
il me semble qu'on pourrait éditer un texte autour du travail en commun avec les banlieues de toute urgence.
ce qui manque encore c'est une perspective qui soit simple à lire et qui embrasse aussi bien la situation en banlieue que celle des étudiants et lycéens. c'est aussi un appel à intervenir en banlieue (tract + manif sauvage) au plus pret de ceux qu'on veut toucher.
enfin une idée reprenazble aussi bien par les orgas que les totos.
Voilà pour quelques criteres...
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toto2
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il se trouve que j'ai fait circuler l'appel de raspail en europe et on m'a fait remarquér que c'etait un peu trop
intello.
si on simplifiait le messsage ?
le fond du message c'est à mon avis : continuer ou reformer le systeme c'est l'impasse
renversons les idoles marchandes, les entrepreneurs et leurs appuis (etat et representants)
centrons le nouveau systeme sur la vie
A partir de là invitons à des reunions autour du futur envisageable à moyen terme
c facile à faire et chacun peut tracter localement sur cet objectif tant que le mouvement vit
qu'en pensez vous ?
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Anonyme
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J'ai rien compris a ton commentaire toi, tu n'est pas anarchiste tu ne l'a jamais été et tu ne le seras jamais; bon ben c'est cool on s'en branle de tes conneries nous ! Soit plus explicite la prochaine fois qu'est-ce-que tu nous veux exactement ? Si tu n'est pas anarchiste peut-être que tu ne connais pas ce mouvement informe-toi, lie, documente-toi mais nous gonfle plus débiter des conneries ! Et si tu veux répondre alors fait un commentaire un peu plus construit la prochaine fois.
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Biturix
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Peut-être que la clé réside dans la question du "pont" à faire entre la société telle qu'elle est et telle qu'on (les zanars) voudrait qu'elle soit. Malgré toute notre "créativité", à part la bonne vieille effusion de sang révolutionnaire (solution aussi absurdement vaine que sado-masochiste), quelles solutions révolutionnaires avons-nous à apporter? La résistance anarcho-pacifiste générale? Pas con, mais même sur ce point, on n'a pas les moyens de notre politique car "y'en a (toujours pas) un sur cent..." Alors? Alors, en effet, dans ce contexte, les orgas ne peuvent qu'être décevantes. Le seul rôle qu'elles peuvent jouer, et c'est déjà ça: faire survivre la culture anarchiste, en attendant... Mais en attendant quoi? Et surtout, comment? Une dernière question: les anarchistes le sont-ils devenus en lisant des anars? Ou lit-on les anars parce qu'on est déjà en train de devenir anarchiste, sans le savoir encore? La seconde hypothèse (développement individuel tendant à l'anarchisme) est plus crédible que la première (devenir anar sous l'influence d'une doctrine). Conclusion: les orgas servent essentiellement à entretenir une culture anar pour que les individus qui évoluent en ce sens sachent qu'il existe un mot pour définir cela, et d'autres gens s'en réclamant. Mais l'orga anar comme "appareil révolutionnaire", pacifiste ou pas, ce n'est pas utopique, mais juste inadéquat.
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caro
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Bon, j'interviens à ma manière, je ne suis pas anar, mais j'apprécie les analyses que je lis ici. Sur les banlieues... ne vous trompez pas... Je connais bien les quartiers dits "difficiles", au moins ceux de Grenoble et agglo. Il ne faut peut être pas généraliser, mais... Les jeunes n'y rêvent que d'une chose : entrer dans le système pour avoir du boulot, un logement et... créer une famille. Ils ne sont absolument pas politisés. Ce qui les motive dans la lutte contre le CPE, c'est la bataille contre la précarité. Ils ne supportent plus les petits boulots, l'interim et les CDD à répétition, les discriminations, être obligés de rester chez les parents... Il y a un énorme travail à faire auprès d'eux, c'est super intéressant... à commencer par trouver un vocabulaire commun (attention, les contresens viennent vite)... Les rapprochements auraient dû se faire déjà à l'automne dernier... on les a laissé bien seuls... mais il n'est jamais trop tard, si on sait s'y prendre.
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libertad
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Caro, entièrement d'accord avec toi, pourquoi ne ferais-tu pas un texte à leur intention ? Avec les moteurs de recherche des jeunes non politisés peuvent le lire s'il correspond à leur vocabulaire.
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caro
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je ne suis pas douée... :-)... et je n'ai pas beaucoup de temps... mais si tu veux me soumettre quelque chose... Je ne sais pas pourquoi vous voulez rencontrer les jeunes des quartiers, qu'est-ce que vous attendez d'eux et qu'est-ce qu'ils peuvent attendre de vous. Perso, j'y suis presque tous les jours pour mon boulot... mais ce ne serait pas dans le même cadre. Je peux reprendre contact en fin d'après-midi. A+
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Anonyme
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Caro, j'approuve totalement ton approche, mais tu dis :
"mais... Les jeunes n'y rêvent que d'une chose : entrer dans le système pour avoir du boulot, un logement et... créer une famille."
Cette reflexion relève à mon avis d'une vision complétement phantasmatique de ce qu'est le prolétariat, et surtout de ce qu'il a été.
Les prolétaires ont toujours révé d'avoir du boulot, un logement etc. Finissons en une bonne fois pour toute avec le mythe du prolétariat. Les jeunes des banlieues ont autant de "conscience de classe" que les "vrais" prolétaires (ceux des livres de LO , du PCF et, hélas, de certains anars)
Parler, en tant qu'anarchistes, aux prolétaires , des banlieues ou non, consiste aussi a leur dire la verité sur ce que nous pensons (théoriquement car en pratique, logement famille sont des reves bien partagés :-)) de leurs aspirations.
Svp : ne mythifions plus le prolétariat (que je connais bien , et depuis longtemps, juste pour la précision)
Sofa
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Yvan
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En fait, les jeunes ne rêvent pas de rentrer dans le système. Comme tout le monde, ils font, de gré ou de force, partie intégrante du système. On est tous dans le système, qu'on soit chômeur ou travailleur, sédentaire ou nomade, révolutionnaire ou réac. D'ailleurs, si certains avaient la chance d'être hors du système, ils n'en subiraient ni les avantages ni les inconvénients. Et qui peut s'ennorgueillir d'être dans ce cas? Absolument personne. Même pas le vieux baba de la communauté Bidule au fond de l'Ariège. Donc ce qu'on entend généralement par "rentrer dans le système" signifie plutôt obtenir une situation moins déplorable à l'intérieur d'un système dont on fait déjà partie. Et il n'y a aucun mal à ça. Contrairement à l'idée reçue, désirer être un peu moins galérien à l'intérieur du système n'empêche pas de vouloir changer ce système. Par exemple, on peut être à la fois pour la hausse du SMIC (réformette immédiate) et pour la mise en place d'un système anarcho-communiste. Pour utiliser une métaphore, quand on a une carie, prendre des antidouleurs n'empêche pas de se rendre chez le dentiste pour se faire soigner. Enfin, il faudrait dépasser un peu les clichés anarcho-bobo sur la famille, le logement, la bagnole, etc. J'aime travailler, j'aime ma famille, j'aime bien dormir dans une maison qui ne soit ni un hall de gare ni un dortoir (c'est peut-être parce que je suis un prolo, justement, et pas un anar middle-class). Et alors, il est où le problème???
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Yvan
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Cercamon: j'ai un problème de boîte e-mail. Bien reçu ton message. Je te re-mail dès que c'est arrangé. Bises. Pardon à tous les autres pour cette parenthèse d'ordre privée.
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toto2
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caro, tu poses la question
qu'est ce qu'on attend d'eux ?
qu'ils nous aident à bloquer le pays
qu'est ce qu'ils attendent de nous ?
qu'on les aide à formuler des revendications qui leur sont propres. qu'on les aide à déjouer les pièges des dispositifs de représentation (partis, syndicats cogestionaires, médias, profs).
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Yvan
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S'il y a eux et nous, c'est déjà foutu d'avance. La seule voie ayant du sens, c'est que nous soyons eux et qu'ils soient nous. Sinon, comment ne pas tomber dans le piège de l'Avant-Garde Révolutionnaire menant le bon peuple ignorant vers ce qui est bon pour lui? Distinguer les prolos et les anars, n'est-ce pas reproduire un système classiste? En d'autres termes, l'anarchiste ne doit pas être le représentant du peuple, ni l'orga un Parti.
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toto2
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j'ai fait circuler l'article à la cnt marseille et à la fa marseille.
réactions furieuses.
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à 13:22